Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3

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Cette année on s’attache à explorer cette notion au moyen de 3 axes qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.
Pour sa troisième année le séminaire s’attache à explorer cette notion au moyen de trois axes principaux qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact situé comme étant des activateurs de lien social, et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.

Programme

** Lundi 2 février : Art et artefact situés comme activateurs de lien social : du dehors au laboratoire et réciproquement
Dans la première séance nous reviendrons sur ce que l’acte de la main et l’engagement du corps dans le terrain et dans la matière vivante au moyen de l'acte artistique et du jardinage, fondent comme potentiel réseau de relation sociale, voire même dans une fabrique de l’urbanité.
Introduction générale du séminaire, par Jean-Marc Besse, Eugénie Denarnaud, Joëlle Zask
Séance animée par Eugénie Denarnaud
Invités :
Stephen Rostain, archéologue, directeur de recherche, CNRS, titre : “ les “jardins” de l’Amazonie ”
Membre du laboratoire Archéologie des Amériques du CNRS et de l’université Panthéon-Sorbonne, il est directeur de recherche au CNRS et le premier archéologue français à s’être spécialisé sur l’Amazonie où il a vécu une partie de sa vie. Il a découvert en 2022, grâce à un travail de terrain couplé avec la technologie du LIDAR, une forme de réseau de “cité-jardins” constituant une véritable trame dans la vallée de l’Upano en Équateur. Il s’est intéressé en particulier à l’analyse du paysage et aux terrassements précolombiens, ainsi qu’à l’ethnoarchéologie.
Fabien Léaustic, artiste chercheur ENS Arts décoratifs de Paris, titre : “ Monolithes : un partage de la matière entre plantes et êtres humains ”.
Fabien Léaustic mène une recherche à l’intersection des arts, des sciences et de l’anthropologie contemporaine. Son engagement artistique pour la réconciliation des écologies environnementale, sociale et subjective fait de lui une référence dans le champ des pratiques artistiques qui intègrent le vivant, l’écoconception et la valorisation des divers acteurs intervenant dans son processus de création.



** Lundi 2 mars : Architecture du voisinage : enquête depuis le cours Julien à Marseille
Dans la deuxième séance nous réfléchirons aux enjeux que suscite une place publique emblématique de Marseille, le Cours Julien (1er et 6ème arrondissement).
Le Mucem qui accueille nos échanges, fait écho à la thématique en posant la question de sa conception spatiale, jardins compris, et du lieu public qu’il incarne dans son fonctionnement. Au travers de l’observation du cours Julien, nous interrogerons ce qui constituerait une architecture du voisinage.
Élu l’un des quartiers les « plus cool du monde » par le magazine britannique Time Out en 2023, le Cours Julien est l’un des endroits les plus aimés et les plus fréquentés de la ville de Marseille. Via quelques enquêtes et observations, nous partirons à la recherche des causes et raisons de son succès. L’accent portera sur ce en quoi le cours Julien peut être qualifié de « lieu public » plutôt que d’espace public. Architecture et paysage seront convoqués au premier plan.
Séance animée par Joëlle Zask, philosophe, directrice de recherche, IUF, Aix-Marseille Université.
Invité :
Nicolas Memain, titre : “ Promenade au Cours Julien ”
Spécialiste en urbanisme et architecture du XXème siècle, il a organisé de très nombreuses balades architecturales dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône et participé à un inventaire architectural pour les services du patrimoine. Urbaniste sans diplôme, il développe une forme de tourisme de proximité motivé par l’amour de l’architecture.



** Lundi 11 mai : Droit du paysage ; Du droit de déambuler ?
Les séances du 11 mai et du 8 juin sont consacrées aux outils opératoires pour penser démocratiquement le droit du paysage, au-delà de la question du droit au paysage pour les groupes humains.
En Occident la question du droit foncier est structurante dans les approches liées au domaine de l’aménagement du territoire, et conditionne nos relations aux paysages et aux architectures. Si on imagine un droit qui remet en question cette approche, dans la perspective des humanités environnementales, comment peut-on penser le droit du paysage et faire des entités naturelles des sujets plus que des objets de droit ?
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS
Invitées :
Sarah Vanuxem juriste, université de Côte d’Azur, titre : “ Du droit de déambuler ”
Depuis l’aube de la modernité, a été mise en place une interdiction progressive du droit de vagabonder et de subsister librement sur le territoire. D’un point de vue écologique et éthique, il est pourtant vital de retrouver un monde poreux et traversable, tant pour les humains que pour les autres êtres vivants. La notion même du droit a été interprétée à l’époque moderne comme enclos. Mais il est tout aussi légitime de le concevoir comme espace partagé, commun. On peut proposer de refondre le droit occidental à partir du droit de déambuler.
Juriste, Sarah Vanuxem est enseignante-chercheuse à lʼUniversité de Nice Sophia-Antipolis. Son travail porte sur les transformations que le droit de l’environnement fait subir à notre tradition juridique.
Joëlle Zask, philosophe, directrice de recherche, IUF, Aix-Marseille Université, titre : “ En ville qu’en est-il des corridors de déambulation des animaux ? ”
Eugénie Denarnaud, titre : “ La Baguenaude comme outil de connaissance ”



** Lundi 8 juin: Droit du paysage ; Que peut-être un droit pour les rivières ?
Les séances du 11 mai et du 8 juin sont consacrées aux outils opératoires pour penser démocratiquement le droit du paysage, au-delà de la question du droit au paysage pour les groupes humains.
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS
Invité :
Sacha Bourgeois-Gironde, philosophe du droit ENS Titre : Une rivière peut-elle avoir des droits ?
En mars 2017, le fleuve néo-zélandais Whanganui a acquis une personnalité juridique. Depuis, d’autres cas similaires se sont présentés à travers le monde. Comment un fleuve devient-il un sujet de droits ? Peut-on croire à une telle proposition, et quel sens lui donner ? Tous ces cas reposent-ils sur un même principe ? Sommes-nous témoins d’un retour du droit naturel, contraint par la crise environnementale, ou au contraire d’un mouvement inverse : celui d’une socialisation accrue de la nature, qui en ferait un acteur politique plutôt qu’un simple objet de protection ?
Sacha Bourgeois-Gironde est professeur de droit et d’économie à l’Université Paris II Panthéon-Assas et à l’Université de Haïfa. Il est notamment l’auteur de Être la rivière (PUF, 2020) et de Comment le droit nous rapproche de la nature (PUF, 2024). Ses travaux analysent les liens entre formes de rationalité, dispositifs juridiques et modèles économiques, afin d’évaluer les conditions de légitimité et de transformation des institutions contemporaines – en particulier à travers les régimes de propriété intellectuelle et les théories des droits appliquées aux entités naturelles.

Adresse

Mucem 7 Promenade Robert Laffont 13002

Téléphone

04 84 35 13 13

Adresse mail

contact@mucem.org

Programme en attente de validation

Cette année on s’attache à explorer cette notion au moyen de 3 axes qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.
Pour sa troisième année le séminaire s’attache à explorer cette notion au moyen de trois axes principaux qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact situé comme étant des activateurs de lien social, et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.

Programme

** Lundi 2 février : Art et artefact situés comme activateurs de lien social : du dehors au laboratoire et réciproquement
Dans la première séance nous reviendrons sur ce que l’acte de la main et l’engagement du corps dans le terrain et dans la matière vivante au moyen de l'acte artistique et du jardinage, fondent comme potentiel réseau de relation sociale, voire même dans une fabrique de l’urbanité.
Introduction générale du séminaire, par Jean-Marc Besse, Eugénie Denarnaud, Joëlle Zask
Séance animée par Eugénie Denarnaud
Invités :
Stephen Rostain, archéologue, directeur de recherche, CNRS, titre : “ les “jardins” de l’Amazonie ”
Membre du laboratoire Archéologie des Amériques du CNRS et de l’université Panthéon-Sorbonne, il est directeur de recherche au CNRS et le premier archéologue français à s’être spécialisé sur l’Amazonie où il a vécu une partie de sa vie. Il a découvert en 2022, grâce à un travail de terrain couplé avec la technologie du LIDAR, une forme de réseau de “cité-jardins” constituant une véritable trame dans la vallée de l’Upano en Équateur. Il s’est intéressé en particulier à l’analyse du paysage et aux terrassements précolombiens, ainsi qu’à l’ethnoarchéologie.
Fabien Léaustic, artiste chercheur ENS Arts décoratifs de Paris, titre : “ Monolithes : un partage de la matière entre plantes et êtres humains ”.
Fabien Léaustic mène une recherche à l’intersection des arts, des sciences et de l’anthropologie contemporaine. Son engagement artistique pour la réconciliation des écologies environnementale, sociale et subjective fait de lui une référence dans le champ des pratiques artistiques qui intègrent le vivant, l’écoconception et la valorisation des divers acteurs intervenant dans son processus de création.



** Lundi 2 mars : Architecture du voisinage : enquête depuis le cours Julien à Marseille
Dans la deuxième séance nous réfléchirons aux enjeux que suscite une place publique emblématique de Marseille, le Cours Julien (1er et 6ème arrondissement).
Le Mucem qui accueille nos échanges, fait écho à la thématique en posant la question de sa conception spatiale, jardins compris, et du lieu public qu’il incarne dans son fonctionnement. Au travers de l’observation du cours Julien, nous interrogerons ce qui constituerait une architecture du voisinage.
Élu l’un des quartiers les « plus cool du monde » par le magazine britannique Time Out en 2023, le Cours Julien est l’un des endroits les plus aimés et les plus fréquentés de la ville de Marseille. Via quelques enquêtes et observations, nous partirons à la recherche des causes et raisons de son succès. L’accent portera sur ce en quoi le cours Julien peut être qualifié de « lieu public » plutôt que d’espace public. Architecture et paysage seront convoqués au premier plan.
Séance animée par Joëlle Zask, philosophe, directrice de recherche, IUF, Aix-Marseille Université.
Invité :
Nicolas Memain, titre : “ Promenade au Cours Julien ”
Spécialiste en urbanisme et architecture du XXème siècle, il a organisé de très nombreuses balades architecturales dans plusieurs communes des Bouches-du-Rhône et participé à un inventaire architectural pour les services du patrimoine. Urbaniste sans diplôme, il développe une forme de tourisme de proximité motivé par l’amour de l’architecture.



** Lundi 11 mai : Droit du paysage ; Du droit de déambuler ?
Les séances du 11 mai et du 8 juin sont consacrées aux outils opératoires pour penser démocratiquement le droit du paysage, au-delà de la question du droit au paysage pour les groupes humains.
En Occident la question du droit foncier est structurante dans les approches liées au domaine de l’aménagement du territoire, et conditionne nos relations aux paysages et aux architectures. Si on imagine un droit qui remet en question cette approche, dans la perspective des humanités environnementales, comment peut-on penser le droit du paysage et faire des entités naturelles des sujets plus que des objets de droit ?
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS
Invitées :
Sarah Vanuxem juriste, université de Côte d’Azur, titre : “ Du droit de déambuler ”
Depuis l’aube de la modernité, a été mise en place une interdiction progressive du droit de vagabonder et de subsister librement sur le territoire. D’un point de vue écologique et éthique, il est pourtant vital de retrouver un monde poreux et traversable, tant pour les humains que pour les autres êtres vivants. La notion même du droit a été interprétée à l’époque moderne comme enclos. Mais il est tout aussi légitime de le concevoir comme espace partagé, commun. On peut proposer de refondre le droit occidental à partir du droit de déambuler.
Juriste, Sarah Vanuxem est enseignante-chercheuse à lʼUniversité de Nice Sophia-Antipolis. Son travail porte sur les transformations que le droit de l’environnement fait subir à notre tradition juridique.
Joëlle Zask, philosophe, directrice de recherche, IUF, Aix-Marseille Université, titre : “ En ville qu’en est-il des corridors de déambulation des animaux ? ”
Eugénie Denarnaud, titre : “ La Baguenaude comme outil de connaissance ”



** Lundi 8 juin: Droit du paysage ; Que peut-être un droit pour les rivières ?
Les séances du 11 mai et du 8 juin sont consacrées aux outils opératoires pour penser démocratiquement le droit du paysage, au-delà de la question du droit au paysage pour les groupes humains.
Séance animée par Jean-Marc Besse, philosophe, géographe et directeur de recherche CNRS, EHESS
Invité :
Sacha Bourgeois-Gironde, philosophe du droit ENS Titre : Une rivière peut-elle avoir des droits ?
En mars 2017, le fleuve néo-zélandais Whanganui a acquis une personnalité juridique. Depuis, d’autres cas similaires se sont présentés à travers le monde. Comment un fleuve devient-il un sujet de droits ? Peut-on croire à une telle proposition, et quel sens lui donner ? Tous ces cas reposent-ils sur un même principe ? Sommes-nous témoins d’un retour du droit naturel, contraint par la crise environnementale, ou au contraire d’un mouvement inverse : celui d’une socialisation accrue de la nature, qui en ferait un acteur politique plutôt qu’un simple objet de protection ?
Sacha Bourgeois-Gironde est professeur de droit et d’économie à l’Université Paris II Panthéon-Assas et à l’Université de Haïfa. Il est notamment l’auteur de Être la rivière (PUF, 2020) et de Comment le droit nous rapproche de la nature (PUF, 2024). Ses travaux analysent les liens entre formes de rationalité, dispositifs juridiques et modèles économiques, afin d’évaluer les conditions de légitimité et de transformation des institutions contemporaines – en particulier à travers les régimes de propriété intellectuelle et les théories des droits appliquées aux entités naturelles.

Français

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1197
Langues parlées
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Conférence - Congrès

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Marseille

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Activé
Lundi 2 mars 2026 à partir de 14h.

Lundi 11 mai 2026 à partir de 14h.

Lundi 8 juin 2026 à partir de 14h.
Entrée libre. Entrée libre sur inscription à mucemlab@mucem.org.

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