Carrières de pierre de la Couronne

Randonnée - Toute l'année (sauf restrictions d'accès aux massifs)

Sur une distance de 11 km, une visite de 8 carrières de pierre de taille de La Couronne, 3 continentales et 5 littorales, permet d'appréhender l'ampleur du travail des carriers au cours des siècles, de déceler les traces d'exploitation, d'essayer de distinguer les différences de stratégie d'extraction et de voir quelles périodes d'activité peuvent être repérées.

Les carrières antiques de la Côte Bleue : Dès sa fondation, en 600 avant J.C., Massalia a eu un besoin vital de pierres pour sa construction. Le site, en lui-même, ne se prêtant pas à ce type d'exploitation, les Massaliotes durent chercher ailleurs ces matières premières.
Les premières carrières ont été crée sur le littoral découpé de la côte bleue, à proximité de Martigues, sur le lieu générique du Cap Couronne, plus précisément à la Pointe de l'Arquet et sur ses alentours immédiats. Six carrières principales ont été exploitées à l'époque antique, quatre de pierres, et deux de calcaire rose (calcaire ayant servi pour les murailles de Massalia ainsi que pour la plupart de ses monuments).

Port de Carro

Martigues

Du petit port de pêche de Carro, prenez à droite le quai Vérandy, passez devant la Croix de Carro édifiée en hommage aux marins disparus en mer.
L'activité principale du Port de Carro est la pêche. La mytiliculture (culture de la moule) et la pêche de l'oursin contribuent à faire de ce petit port un véritable marché de la mer. Carro, village de pêcheurs constamment exposé aux dangers de la mer de devait d'avoir un lieu de culte. Ainsi, le lundi de Pâques de ‘an 1863, la croix bénie à l'église de la Couronne, fut transportée à bras d'hommes jusqu'à Carro. Erigée à l'entrée du port, elle est dédiée à la mémoire des pêcheurs disparus en mer, une plaque commémorative les rappelle à notre mémoire depuis 1822.

Vous pourrez admirer la carrière de la pointe de Carro.
L'organisation de la carrière de la pointe de Carro est d'époque romaine et rappelle la mise en oeuvre des blocs du Pont du Gard.

Ensuite, suivez le bord de mer jusqu'au parking de la voie verte, entrez sur le parking et prenez le sentier balisé en bleu qui va vous mener jusqu'à l'ancienne station d'épuration en traversant la zone brûlée (incendie du 26 juillet 2017).

Station d'épuration

Martigues

Au premier croisement restez sur votre droite et au deuxième prenez légèrement sur votre gauche direction l'ancienne station. Contournez-la par la droite en prenant la piste DFCI de Bonnieu. Au bout de 50 mètres, prenez le petit chemin sur la droite et suivez le chemin bordé par endroit de voies à ornière et qui mène à la carrière et au Sémaphore d'Arnettes.

En 1806, Napoléon 1er demande au ministère de la Marine de mettre en place un dispositif de surveillance des navires depuis la terre. Un officier d'artillerie, Charles Depillon, propose à la Marine un système inspiré du télégraphe de Chappe, appelé Sémaphore. Ce système est composé d'un mât sur lequel sont articulés 4 bras pouvant prendre 301 positions et offrir à la communication 1849 signaux distincts. Des postes de surveillance équipés de ce dispositif sont installés tout au long de la côte, et notamment à Martigues : sur le Fort de Bouc, sur la plaine de Carro et à la Pointe Riche. Sur la plaine de Carro, aux Arnettes, le sémaphore sensu-stricto date de 1808. Le logement des guetteurs du poste est plus ancien, puisqu'il a été construit en 1793. C'était à l'époque un poste de signaux à pavillons.En principe, on trouve un poste sémaphorique sur chaque point saillant de la côte. Ce système connu un grand succès et permit à la France de se doter d'un système de surveillance des côtes et d'un moyen rapide de communication. Le système est mis en sommeil après la chute de Napoléon 1er en 1815. L'invention du télégraphe électrique en 1860 va permettre la réouverture de la chaîne sémaphorique et la construction de nombreux postes tout au long du littoral, jusqu'à la première guerre mondiale.

Poursuivez sur le chemin tout droit (balisé en bleu) en direction de la voie de chemin de fer puis suivez le chemin sur votre droite pour découvrir les fronts de taille d'anciennes carrières des Soubrats ainsi que des bories.

La carrière des Soubrats est peut être une extension vers l'Ouest de la carrière des Arqueirons, mais exploitée tardivement. Une voie à ornières orientée Nord-Sud traverse cette carrière.

Longez la voie de chemin de fer, sur votre droite se trouve la carrière des Arqueirons.

Essentiellement exploité de 1664 à 1686 et d'une superficie de 170 000 m2, le site comporte des traces d'habitats in situ : bories, cabanons en pierre, galeries.

Pont chemin de fer

Martigues

Puis passez le petit pont en direction du Vallon de la Marrane. Suivez la voie sans issue à droite puis prenez encore à droite avant le prochain panneau " voie sans issue ", ensuite de nouveau à droite en direction de la carrière des Auffans (Exploité au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, puis de 1950 à 2003 pour la restauration de monuments historiques.).

Reprenez à droite le chemin des carrières.

RD9e

Martigues

Traversez prudemment la route départementale, puis montez le Vallon de l'Eurré puis prenez à droite en direction du village de la Couronne, vous pourrez admirer l'église
Saint-Jean-Baptiste édifiée en 1859. Le clocher porte la signature des maîtres carriers.

Le clocher a été érigée en pierres de la Couronne en 1666. Chaque pierre d'angle du clocher a ainsi été donnée par un carrier qui y a gravé sa marque. A l'intérieur de l'église sont exposés des outils de carriers. La confrérie des Traceurs de Pierre a été le moteur de la création du village de la Couronne au XVIIème siècle.

Prenez la direction du chemin du Phare puis sur la gauche la chemin du Petit Mas, suivez sur votre gauche l'allée Bernard Nicolas, en amont de la salle polyvalente. En haut du chemin prenez à gauche puis traverser la route pour emprunter à droite la voie verte sur le chemin de la Batterie.

Chemin de la Batterie

Martigues

Prenez ensuite à gauche l'impasse de la Batterie, vous arriverez devant une barrière D.F.C.I. où il faudra prendre le chemin près du blockhaus allemand datant de la Deuxième Guerre Mondiale. Poursuivez votre chemin vers le plateau de la Beaumaderie, dirigez-vous vers la mer en prenant soin de ne pas trop vous approcher du bord de la falaise (risque d'éboulement), vous pourrez admirer la carrière immergée de la Beaumaderie.

Le potentiel de la carrière est connu dès le Vème sièle av J.-C. par la présence du village gaulois de l'Arquet juste au-dessus. C'est la première carrière ouverte de pierre de la Couronne par les Massaliotes à l'époque hellénistique. Elle est utilisée comme port d'embarquement au XVIIIème siècle.

Anse de Beaumadérie

Martigues

Prenez le sentier du littoral vers votre droite en direction du village gaulois de l'Arquet datant du VIème siècle.

Le village est protégé par des falaises surplombant la mer côté sud et défendu au nord par une fortification qui barre l'accès au site. L'occupation de cet habitat s'échelonne du début du VIème siècle à la fin du IVème siècle avant J.-C. L'organisation des habitations témoigne d'un urbanisme structuré, composé d'îlots longilignes desservis par deux rues. Au nombre de 35 ou 40, les maisons sont à pièce unique, de plan quadrangulaire et occupe 9 à 16 m2.

Prenez sur votre droite le chemin qui longe la plage de l'Arquet, montez vers la pointe de l'Arquet, et suivez le en direction de la plage de la Couronne Vieille, longez-la puis prenez à gauche vous pourrez découvrir la carrière immergée de Couronne-Vieille ainsi que ses voies à ornières.

La carrière est actuellement conservée sur une superficie de 1 200 m2. La mer pénètre très profondément dans la carrière et la recouvre parfois jusqu'au front de taille. Elle a sans doute été exploitée durant trois périodes distinctes : de l'antiquité tardive au Moyen Age, au XVIIème siècle pour les grands chantiers de Louis XIV et de 1821 à 1912. Les matériaux étaient embarqués vers Marseille in-situ, comme le témoigne la présence d'une bitte d'amarrage semi-circulaire.

Suivez le sentier en longeant la plage de l'Estanié vers le phare de la Couronne érigé en 1960, dirigez-vous vers la falaise.

Au Moyen Age, des systèmes de surveillance nommés " pharots " longeaient nos côtes afin de signaler les dangers mais aussi pour positionner les caps et les pointes. Il permettait de démontrer la présence de pirates d'Antibes à la Couronne en moins de 30 minutes grâce à l'allumage de deux feux de bois. Le phare actuel fût érigé en 1960. De sa hauteur de 30 mètres, il projette un faisceau lumineux rouge pour signaler sa position.

Escalier Carrières du Verdon

Martigues

Prenez l'escalier sur votre gauche qui descend vers les carrières du Verdon.
Continuez vers la plage de la Couronne, longez la dune et l'esplanade, prenez l'escalier à gauche vers le chemin de la Douane. Continuez tout droit vers le chemin de Baou Tailla qui longe la carrière antique.

Depuis l'antiquité, les carrières littorales ont été largement exploitées afin d'édifier les principaux monuments de la cité phocéenne. Elles offraient un double intérêt : Des affleurements de roche tendre, faciles à tailler, un calcaire coquillier caractérisé par une couleur rose ou jaune, qui appartient aux étages géologiques du Burdigalien, à l'ère tertiaire constitué à l'ère tertiaire. La situation littorale des carrières facilite le transport par l'embarquement direct des blocs sur des bateaux. La carrière de Baou Tailla, nettement établie au-dessus du niveau marin, est l'une des carrières littorales les mieux conservées. Elle est caractérisée par trois grandes unités d'extraction, distinctes les unes des autres par des fronts de taille verticaux. Les traces d'outils laissées par les carriers permettent de reconstituer les différentes opérations d'extraction qui démontrent des procédés qui ont peu évolué de l'antiquité jusqu'à l'époque industrielle.

Poursuivez vers la plage de Carro, et prenez sur votre gauche le chemin piétonnier qui longe l'esplanade Rabeton, poursuivez vers le quai du Vent Large et longer le port jusqu'au parking des Ragues.

Information fournie par Provence Tourisme

  • Organisateur

    Provence Tourisme
    Le Montesquieu
    13 rue Roux de Brignoles

    13006 Marseille

  • Moyen de transport

    A pied

  • Durée

    1/2 journée

  • Dénivelé

    176m

  • Téléphone

    • 04 91 13 84 13
  • Fax

    04 91 33 01 82

  • Site web

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