Mathis Azzaro, Faire du sport doit rester un plaisir

Publiée le jeu 26/01/2023 - 12:15 / mis à jour le mer 27/12/2023 - 10:30

À 22 ans, Mathis Azzaro est déjà vice-champion junior de VTT. En 10 ans, le pensionnaire du club de Venelles a franchi toutes les étapes qui le mèneront peut-être aux Jeux de 2024. Sans pression et avec plaisir.

Il aurait pu être coureur, karatéka ou pilote de moto-cross. Mais c’est en empruntant le vélo de son frère que Mathis Azzaro découvre à 12 ans son sport de prédilection. Le VTT sera sa passion sportive, qui deviendra rapidement son chemin de vie.

Dès sa première course, son entraîneur détecte en lui un véritable potentiel. “Ce jour-là, c’était une course régionale, rien n’allait : on m’a prêté un vélo, j’ai crevé, pas de roue de secours et je n’ai même pas terminé la course ! Mais l’envie était là”.

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Mathis Azzaro
Mathis Azzaro

DEJA CHAMPION DE FRANCE A 16 ANS

C’est là que tout s’emballe : en 2015, il accède au top 10de la coupe de France cadet, termine champion de France l’année suivante, et finit 6e de son premier Mondial en Australie. “Avec mon père qui m’a toujours accompagné, on ne comprenait pas trop ce qui m’arrivait. Je n’avais pas d’entraînement spécifique, tout se faisait au jour le jour”.

DE VENELLES A L'AFRIQUE DU SUD

Puis est venu le temps des entraîneurs, le moment de structurer une carrière professionnelle, de planifier les courses, d’adapter les sorties. Aujourd’hui, Mathis reçoit ses plannings… d’Afrique du Sud ! “Depuis le début de l’année, je collabore avec Barry Austin, un entraîneur sud-africain.

En fonction de mes objectifs et de mes sorties, il planifie mon entraînement. C’est avec lui que je suis devenu vice-champion du monde espoir au mois d’août”.  

J’ai l’ambition d’y aller et je mettrai tout en œuvre pour y arriver. Il est inutile de se mettre trop de pression, mais je dois bien avouer que ça reste quand même mon rêve le plus fou”. 

LE PLAISIR AVANT TOUT

S’il se fixe des objectifs élevés, Mathis n’en reste pas moins lucide sur ses motivations. “Le sport doit rester un plaisir et une passion. Quand on part s’entraîner par
5 degrés au mois de décembre avec 110 km/h de vent, il faut s’amuser sur son vélo. Sinon, on ne peut pas s’infliger ça !”. D’autant qu’avec 6 jours sur 7 de sport, il reste peu de temps pour les loisirs. “C’est difficile d’avoir une vie sociale à côté, d’autant plus que le temps de récupération est essentiel. Mais je sais que c’est le prix à payer pour y arriver”. 
Malgré une envie débordante de gagner, Mathis ne veut pas brûler les étapes. L’année prochaine le propulsera dans l’élite mondiale où il espère figurer parmi les 15 meilleurs.  Mais bien entendu, l’objectif suprême reste sa participation aux Jeux de 2024. “J’ai l’ambition d’y aller et je mettrai tout en œuvre pour y arriver. Il est inutile de se mettre trop de pression, mais je dois bien avouer que ça reste quand même mon rêve le plus fou”. 
Il n’est pas impossible qu’en arpentant quotidiennement les chemins des collines venelloises ou les routes de la Sainte-Victoire, ce rêve devienne réalité…      

Article réalisé en partenariat avec le magazine du Département «Accents de Provence». www.departement13.fr

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