Oublier la voiture pour découvrir la Côte Bleue en train

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Publiée le mer 14/01/2026 - 11:44 / mis à jour le mer 14/01/2026 - 16:03

Sur la Côte Bleue, la voiture n’est pas indispensable. Il suffit parfois de monter dans un train. Celui de la Côte Bleue relie Marseille aux villages du littoral en longeant la mer, au plus près de la roche. Ici, le voyage compte autant que la destination. Entre tunnels et viaducs, la voie ferrée surgit sur des panoramas qu’on n’attend pas. À bord, on oublie la circulation. On se laisse porter.

L’après-midi, au rythme du train

Une ligne, plusieurs villages, zéro détour

Le train de la Côte Bleue ne traverse pas la région, il la longe. Gare après gare, il relie des villages posés entre mer et colline : L’Estaque, Niolon, Ensuès-la-Redonne, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, La Couronne, Carro. Pas besoin de choisir longtemps. Chaque arrêt fonctionne.

Ce qui change tout, c’est la simplicité. On descend quand ça donne envie. Une crique à deux pas, un port, un sentier côtier, une terrasse face à la mer. Puis on remonte dans le train. Il repasse régulièrement, sans pression. La Côte Bleue se découvre par petites touches, sans plan rigide, sans kilomètres inutiles.

Ici, le train remplace l’itinéraire. Il fait le lien entre les lieux, et laisse le temps au paysage.

Niolon, le bon arrêt pour faire pause

Sur la Côte Bleue, le train n’est pas une alternative. C’est la bonne option. Il suit le relief, longe la mer, s’arrête là où ça compte. Sans détour, sans surcharge.

Voyager sans voiture ici ne demande aucun effort particulier. Il suffit de monter à bord, de regarder par la fenêtre, et de laisser la ligne faire le reste. La Côte Bleue se découvre comme ça : simplement, à son rythme.

À Niolon, le train de la Côte Bleue s’arrête presque au ras de l’eau. La gare est petite, coincée entre la roche et la mer. On descend, et tout ralentit immédiatement. Le port est juste en dessous, quelques barques, le bleu partout. Ici, pas de circulation, pas de détour. On est déjà arrivé.

Juste à la sortie de la gare, à Niolon, le Train Inc Café s’impose comme une évidence. Installé dans l’ancienne gare, le lieu fait partie du paysage. On y vient pour déjeuner, mais aussi pour prendre le temps. La cuisine est simple, faite maison, pensée avec attention. Une assiette qui tombe juste, un café, une table partagée parfois avec d’autres voyageurs descendus du même train.

Le Train Inc Café, c’est exactement ce que Niolon propose de mieux : un endroit vivant, accessible à pied, où l’on peut s’installer sans regarder l’heure. Après le repas, on n’a qu’à choisir : descendre vers le port, longer l’eau, ou rester encore un peu. Le train repassera.

INFOS PRATIQUES

📍Point de départ : Marseille Saint-Charles
🚂 Ligne : TER du train de la Côte Bleue
🗺️ Villages desservis : L’Estaque, Niolon, Ensuès-la-Redonne, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, La Couronne, Carro
💶Tarifs : billets TER à prix accessibles, variables selon le trajet

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Après Niolon, rien n’oblige à repartir tout de suite. Le train de la Côte Bleue repasse régulièrement. On peut rester, marcher un peu, descendre vers le port, ou reprendre la ligne pour un autre arrêt.

Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, La Couronne… À chaque gare, la même logique. On descend, on profite, on remonte. Une crique à deux pas, un front de mer, un sentier côtier. Pas de correspondance à gérer, pas de parking à chercher. Le train fait le lien.

En fin de journée, on reprend la direction de Marseille. La lumière baisse, la mer change de couleur, le décor défile encore une fois depuis la fenêtre. Le trajet fonctionne dans les deux sens. Et la Côte Bleue se laisse quitter aussi simplement qu’elle s’est offerte.

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