8ème édition du Festival Flamenco Azul

au
Le Flamenco dans tous ses états.
Le geste nécessaire

Ou la puissance charnelle, philosophique et politique du Festival Flamenco Azul

​En 2026, le Festival Flamenco Azul place son regard au cœur de l’essentiel : le geste vrai. Celui qui tremble. Celui qui s’impose. Celui qui répare. Des gestes d’artistes, de citoyens, d’enfants, de maîtres. Des gestes qui naissent d’une urgence intérieure et qui disent une manière d’habiter le monde. Car le flamenco ne se joue pas : il s’arrache. Chaque danse, chaque chant, chaque note surgit d’une nécessité profonde. Celle de dire, de respirer, de survivre.

Avec « Le Geste Nécessaire », le Festival Flamenco Azul interroge la source vitale de l’acte flamenco : ce moment où créer devient un besoin, un appel du corps et du monde.
Le geste y est tension permanente : entre force et fragilité, discipline et liberté, pulsion et pensée.

Trois forces traversent cette édition, sans jamais se cloisonner : le geste qui crée, le geste qui relie, le geste qui transmet. Trois manières d’être au monde, trois nécessités profondes qui font du flamenco un art vivant, incarné, essentiel.

​Les grandes créations contemporaines invitées donnent chair à cette quête intérieure, à cette réponse sensible à la finitude.

Avec Óbito, Yoel Vargas affronte la mort, la perte, la traversée : un geste de résistance, tendu entre chute et passage. Ana Morales, quant à elle, dans Más que Baile, explore une danse qui dépasse le mouvement pour interroger le sens, l’identité, la vérité du corps. Et avec sa toute dernière création Luna Negra, la Compagnie Solea plonge dans les zones d’ombre, les forces souterraines, l’indicible, là où le geste devient révélation.

​Dans les concerts, le geste se fait vibration.

Avec Juan Carmona, Melchior Campos et Ana Crismán, la musique devient souffle et matière vivante. Entre tradition et invention, chacun réinvente son langage. L’harpe flamenca d’Ana Crismán en est l’exemple éclatant : un geste déplacé, audacieux, qui fait naître le compás d’un instrument étranger au flamenco, et pourtant si juste dans sa respiration.

Dans les tablaos et les rencontres, le flamenco retrouve son cœur battant.

À Istres avec José et Isabel Fernández, au Centre Solea avec José Maldonado, ou encore au Cinéma l’Alhambra avec Isabel Gázquez et Josele Miranda, le geste devient présence. La sueur, l’instant, la fragilité du direct. Un flamenco qui n’existe que parce qu’il est vécu, ici et maintenant, dans ce qu’il a de plus nu et de plus puissant.

​Mais le geste flamenco est aussi social et profondément politique.
À travers la formation des jeunes adultes trisomiques T’Cap 21, le projet A Pulso mené avec des femmes en situation de détresse sociale, et les nombreux projets scolaires, le flamenco devient un outil de lien, de transmission et d’émancipation. Ces gestes partagés redonnent une place, une voix, une présence au corps. Ils affirment que chacun porte en lui un geste nécessaire.

Enfin, la transmission irrigue l’ensemble du festival.
Conférences, débats, projections, ateliers et master classes rappellent que le corps est une archive vivante. Et que, face aux tourments du monde que nous traversons, transmettre cet art puissant et fédérateur, c’est ouvrir un espace de lumière, de résistance et d’espoir.

Être là, ensemble, partager des émotions et soutenir les artistes est devenu aujourd'hui et plus que jamais, un acte militant. C’est sur cette présence que je compte, avec la fierté immense d’un public marseillais ouvert, curieux, bigarré et intergénérationnel, venu des quatre coins de la planète.

Je vous souhaite à toutes et à tous, un beau festival ! Traversons le unis, dans ce geste nécessaire qui nous dépasse et nous relie.


Maria PEREZ
Directrice Artistique du Festival
Fondatrice du Centre Solea

Adresse

Lieux culturels à Marseille, Digne-les-Bains, Aix-en-Provence, ... 13001

Programme en attente de validation

Le Flamenco dans tous ses états.
Le geste nécessaire

Ou la puissance charnelle, philosophique et politique du Festival Flamenco Azul

​En 2026, le Festival Flamenco Azul place son regard au cœur de l’essentiel : le geste vrai. Celui qui tremble. Celui qui s’impose. Celui qui répare. Des gestes d’artistes, de citoyens, d’enfants, de maîtres. Des gestes qui naissent d’une urgence intérieure et qui disent une manière d’habiter le monde. Car le flamenco ne se joue pas : il s’arrache. Chaque danse, chaque chant, chaque note surgit d’une nécessité profonde. Celle de dire, de respirer, de survivre.

Avec « Le Geste Nécessaire », le Festival Flamenco Azul interroge la source vitale de l’acte flamenco : ce moment où créer devient un besoin, un appel du corps et du monde.
Le geste y est tension permanente : entre force et fragilité, discipline et liberté, pulsion et pensée.

Trois forces traversent cette édition, sans jamais se cloisonner : le geste qui crée, le geste qui relie, le geste qui transmet. Trois manières d’être au monde, trois nécessités profondes qui font du flamenco un art vivant, incarné, essentiel.

​Les grandes créations contemporaines invitées donnent chair à cette quête intérieure, à cette réponse sensible à la finitude.

Avec Óbito, Yoel Vargas affronte la mort, la perte, la traversée : un geste de résistance, tendu entre chute et passage. Ana Morales, quant à elle, dans Más que Baile, explore une danse qui dépasse le mouvement pour interroger le sens, l’identité, la vérité du corps. Et avec sa toute dernière création Luna Negra, la Compagnie Solea plonge dans les zones d’ombre, les forces souterraines, l’indicible, là où le geste devient révélation.

​Dans les concerts, le geste se fait vibration.

Avec Juan Carmona, Melchior Campos et Ana Crismán, la musique devient souffle et matière vivante. Entre tradition et invention, chacun réinvente son langage. L’harpe flamenca d’Ana Crismán en est l’exemple éclatant : un geste déplacé, audacieux, qui fait naître le compás d’un instrument étranger au flamenco, et pourtant si juste dans sa respiration.

Dans les tablaos et les rencontres, le flamenco retrouve son cœur battant.

À Istres avec José et Isabel Fernández, au Centre Solea avec José Maldonado, ou encore au Cinéma l’Alhambra avec Isabel Gázquez et Josele Miranda, le geste devient présence. La sueur, l’instant, la fragilité du direct. Un flamenco qui n’existe que parce qu’il est vécu, ici et maintenant, dans ce qu’il a de plus nu et de plus puissant.

​Mais le geste flamenco est aussi social et profondément politique.
À travers la formation des jeunes adultes trisomiques T’Cap 21, le projet A Pulso mené avec des femmes en situation de détresse sociale, et les nombreux projets scolaires, le flamenco devient un outil de lien, de transmission et d’émancipation. Ces gestes partagés redonnent une place, une voix, une présence au corps. Ils affirment que chacun porte en lui un geste nécessaire.

Enfin, la transmission irrigue l’ensemble du festival.
Conférences, débats, projections, ateliers et master classes rappellent que le corps est une archive vivante. Et que, face aux tourments du monde que nous traversons, transmettre cet art puissant et fédérateur, c’est ouvrir un espace de lumière, de résistance et d’espoir.

Être là, ensemble, partager des émotions et soutenir les artistes est devenu aujourd'hui et plus que jamais, un acte militant. C’est sur cette présence que je compte, avec la fierté immense d’un public marseillais ouvert, curieux, bigarré et intergénérationnel, venu des quatre coins de la planète.

Je vous souhaite à toutes et à tous, un beau festival ! Traversons le unis, dans ce geste nécessaire qui nous dépasse et nous relie.


Maria PEREZ
Directrice Artistique du Festival
Fondatrice du Centre Solea

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Du 22/03 au 18/04/2026 tous les jours.
En fonction du programme.

En fonction des lieux et types de spectacles, consulter le site : www.festivalflamenco-azul.com/.

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