Arles cet automne : 3 expos à glisser dans votre agenda
Publiée le mer 07/10/2026 - 11:42 / mis à jour le mer 07/10/2026 - 11:59
À Arles, l’automne ne met pas la culture en veille. Au contraire. C'est quand l'agitation estivale retombe que la ville dévoile tout son charme : plus calme, plus douce, parfaite pour prendre le temps d’une expo..
Cet automne 2026 vous réserve une belle odyssée culturelle, entre Patti Smith, photographie et voyage textile. Suivez le guide, voilà plein de raisons de prévoir une sortie culturelle à Arles.
CORRESPONDENCES : Patti Smith et Soundwalk Collective à LUMA Arles
Ici, on ne fait pas que regarder. On écoute, on traverse, on se laisse happer.
Présentée à la Grande Halle de LUMA Arles, CORRESPONDENCES est née de plus de dix années d’échanges entre Patti Smith et Soundwalk Collective. Sons, films, poésie, archives et installations composent un parcours immersif où le visiteur choisit lui-même son chemin.
Au cœur du projet, des paysages fragiles : glaciers, déserts, forêts, zones humides, territoires marqués par les bouleversements climatiques ou l’histoire humaine. À ces paysages, Patti Smith répond par la voix, le chant et la poésie.
Pour sa présentation à Arles, l’exposition prend une dimension encore plus locale avec deux nouvelles œuvres consacrées à la Camargue. L’eau, les mythes, les transformations environnementales et la mémoire du territoire entrent directement dans le récit.
Le résultat est dense, sensible, parfois troublant. C’est la sortie culturelle à Arles à choisir si vous aimez les expos immersives, les expériences sonores et les créations qui sortent franchement du cadre.
📍 Lieu : LUMA Arles, La Grande Halle, Arles
🗓️ Dates : Jusqu'au 8 novembre 2026
💶 Tarif : 15 €
✨ Pourquoi y aller ? Pour vivre une exposition immersive à Arles où la voix de Patti Smith, les créations sonores de Soundwalk Collective et les paysages de Camargue se répondent autour de la mémoire, de la nature et des transformations du monde.
Le musée arlésien de la photographie : 200 tirages à redécouvrir au Réattu
À Arles, difficile de parler photographie sans passer par le musée Réattu. Et cet automne, il y a une bonne raison supplémentaire d’y retourner.
À partir du 7 novembre 2026, le musée dévoile un nouvel accrochage de sa collection photographique. Une collection pas tout à fait comme les autres : fondée en 1965 par Jean-Maurice Rouquette et Lucien Clergue, elle fut la première collection de photographie créée au sein d’un musée d’art en France.
Plus de 200 tirages originaux, réalisés par une cinquantaine de photographes, permettent d’en parcourir l’histoire. De la photographie humaniste française à la Straight Photography américaine, le regard change, les époques se répondent et l’image devient un véritable fil rouge dans les collections du musée.
Un rendez-vous qui tombe particulièrement bien dans une ville où la photographie est reine.
Jacqueline Salmon : entre ciel d’Arles et profondeurs antiques
Profitez-en pour pousser la visite jusqu’à la Galerie gothique du musée Réattu.
À partir du 7 novembre, elle accueille également Jacqueline Salmon. Entre intérieur et extérieur, une sélection d’œuvres de la photographe conservées dans les collections du musée.
Sous les voûtes de la galerie, ses images font dialoguer des espaces qui semblent, au premier regard, très éloignés : le ciel d’Arles et les cryptoportiques antiques, les portraits d’artistes et les lieux désertés, le chantier et la ruine.
Un jeu de passages entre le haut et le bas, le plein et le vide, l’humain et l’architecture qui trouve naturellement sa place au Réattu.
L'intérêt de cette double proposition ? Elle permet de voir d'un même mouvement une partie de l'histoire de la photographie et le travail singulier d'une artiste qui a posé son regard sur Arles.
📍 Lieu : Musée Réattu, 10 rue du Grand Prieuré, Arles
🗓️ Dates : du 7 novembre 2026 au 28 mars 2027
🕒 Horaires : du mardi au dimanche, de 10h à 17h entre le 2 novembre et le 28 février, puis de 10h à 18h à partir du 1er mars. Fermé le lundi.
💶 Tarifs : A partir de 6 € tarif réduit. Gratuit notamment pour les moins de 18 ans, les étudiants jusqu’à 25 ans, les Arlésiens sur justificatif et pour tous le premier dimanche du mois.
✨ Pourquoi y aller ? Pour découvrir plus de 200 tirages originaux et plonger dans l’histoire de la photographie à Arles, tout en découvrant le regard singulier de Jacqueline Salmon sur la ville, ses espaces et ses architectures.
Le voyage du Cachemire : de l’Inde à la Provence chez Fragonard
Autre ambiance, autre voyage.
Au Musée de la Mode et du Costume Fragonard, Le voyage du Cachemire suit la trace d’un motif que l’on croit presque provençal tant il s’est installé dans les garde-robes régionales.
Son histoire commence pourtant bien plus loin, dans le nord de l’Inde. Là, les chèvres du Cachemire produisent une laine précieuse, travaillée depuis des siècles. Le fameux motif, appelé boteh en persan, évoque selon les interprétations un cyprès, une goutte ou encore une flamme.
Au XIXe siècle, les châles du Cachemire deviennent furieusement désirables en Europe. Ils séduisent les élégantes, nourrissent l’imaginaire orientaliste et inspirent très vite les manufactures françaises et britanniques. À Paisley, en Écosse, le motif prend même un nouveau nom.
L’exposition raconte surtout comment ce dessin voyage, se transforme et finit par s’ancrer dans les costumes provençaux. Imprimé, brodé, boutissé, travaillé sur le velours ou la dentelle, le boteh trouve ici une nouvelle vie.
Grâce aux collections des musées Fragonard, enrichies de nouvelles acquisitions et de pièces inédites, on comprend comment un motif venu d’Orient est devenu un véritable marqueur de l’identité textile provençale.
📍 Lieu : Musée de la Mode et du Costume Fragonard, 16 rue de la Calade, Arles
🗓️ Dates : du 17 octobre 2026 au 3 janvier 2027
🕒 Horaires : en octobre, novembre et décembre, de 10h à 13h et de 14h à 18h, avec une dernière entrée à 17h30
💶 Tarif : A partir de 10€
✨ Pourquoi y aller ? Pour suivre le voyage d’un motif devenu emblématique, découvrir des pièces inédites des collections Fragonard et comprendre comment le cachemire s’est peu à peu imposé dans l’histoire textile de la Provence.

