Candlelight, la musique sous un autre jour
Publiée le jeu 25/09/2025 - 14:35 / mis à jour le jeu 25/09/2025 - 15:46
Cet automne, des salles marseillaises s’illumineront de milliers de bougies. Les concerts Candlelight, qui ont déjà conquis plus de 100 villes dans le monde, reviennent avec une programmation éclectique et des lieux inédits. Plus qu’un simple rendez-vous musical, c’est une expérience immersive où l’oreille et le regard s’émerveillent de concert.
Lancé à Madrid en 2019, Candlelight est né d’une idée simple : associer un lieu spectaculaire, une lumière tamisée et des morceaux joués sous un angle classique inédit. En éclairant les artistes et le public à la seule lueur de bougies, le concert devient un moment suspendu, intime et sensoriel. Pensé pour démocratiser la musique classique, le concept a d’abord rendu hommage aux grands compositeurs comme Vivaldi, Chopin ou Beethoven. Très vite, il s’est ouvert à d’autres répertoires : Queen, ABBA, Coldplay, Ed Sheeran, bandes originales de films ou musiques de dessins animés. Cette liberté a permis d’attirer un public large, souvent novice en matière de classique, tout en restant fidèle à une exigence musicale portée par des musiciens locaux de talent.
L’expérience Candlelight : immersion et proximité
Chaque concert repose sur une alchimie unique : un lieu au cachet exceptionnel, une ambiance feutrée, et des interprétations souvent réinventées. Les formations, souvent des quatuors à cordes, revisitent aussi bien des œuvres classiques que des morceaux pop, rock ou rap, transformés en partitions élégantes. Candlelight, c’est aussi une expérience interactive : les artistes s’adressent directement au public, partagent des anecdotes sur les morceaux, créant une connexion directe. Cette mise en scène intime et chaleureuse donne à la musique une force nouvelle, capable d’émouvoir aussi bien les passionnés que les curieux.
Marseille à la lumière des bougies cet automne
Après avoir investi le Palais de la Bourse, le Théâtre des Bernardines ou le Cloître, Candlelight s’installe cet automne dans de nouveaux lieux tout aussi atypique et varié pour des concerts de musique classique : le Théâtre de l’Œuvre, Cosquer Méditerranée et le cinéma Pathé Joliette. La programmation promet un large spectre muscial afin que chacun puisse trouver la date qui lui convient le mieux : hommages à Hans Zimmer (Pirates des Caraïbes, Interstellar, Gladiator…), Bad Bunny, Charles Aznavour, Queen et Vivaldi ; mais aussi des best of thématiques comme Le meilleur des années 80, Le meilleur du rap français (avec des classiques comme Petit frère d’IAM ou Laisse pas traîner ton fils de NTM) et la pop envoûtante de Coldplay et Imagine Dragons. Autant de morceaux joués par des quatuors de cordes ou d’autres formations, souvent par des musiciens locaux.
A vous de choisir votre salle et votre concert pour découvrir cette alchimie parfaite qui vous transportera pendant une heure.
Une aventure qui se construit
Afin de mieux comprendre les ficelles de l'organisation de tels événements, nous avons poussé les portes du bureau des organisateurs, qui ont répondu avec joie à nos questions.
Quelles ont été les motivations dans le choix des nouveaux lieux retenus cette année à Marseille ?
Fever privilégie des espaces au fort ancrage patrimonial ou culturel. À Marseille, ces nouveaux lieux reflètent autant la richesse architecturale de la ville que sa volonté d’explorer des nouvelles formes artistiques. L’acoustique est bien sûr un critère essentiel, mais l’objectif est aussi de faire découvrir des lieux uniques, insolites et capables de susciter l’émotion. Le Théâtre de l'Œuvre a été choisi pour son ambiance intimiste et la proximité qu’il crée entre musiciens et spectateurs. Le Cosquer Méditerranée, pour son écrin unique et son fort ancrage culturel. Le Pathé Joliette, pour son confort et sa configuration.
Qui s’occupe de transformer des classiques du hip-hop, de la pop ou du rock en morceau de classique ? Y-a-t-il des morceaux qui se prêtent mieux que d’autres aux covers ?
Les réarrangements sont confiés à des arrangeurs professionnels sélectionnés par Fever. Tous les styles peuvent être adaptés, mais le défi est de préserver l’émotion de l’original tout en l’ouvrant à une nouvelle écoute.
Quelles formations seront présentes pour les concerts de Marseille et y-a-t-il des groupes Marseillais ?
À Marseille, la programmation Candlelight met principalement en avant des quatuors à cordes et du piano solo. Plusieurs ensembles et artistes de la région se produiront cette année, à Marseille, tels que les Quatuor Adagio et Massilia at le pianiste Sydney Poma.
Le public marseillais est-il différent des autres ?
Chaque ville possède sa propre identité, mais à Marseille nous avons la chance de rencontrer un public particulièrement chaleureux et participatif. Nous cherchons à offrir une expérience unique, immersive et de déconnexion autour de la musique, dans un cadre intime. Le plus beau compliment, c’est lorsque le public nous dit que nous avons réussi.

