Picasso, Voyages imaginaires sans frontières

du 16 février au 24 juin 2018

Picasso, voyages imaginaires

Au Centre de la Vieille Charité

Au Centre de la Vieille Charité, l’exposition Picasso, voyages imaginaires présente un ensemble remarquable d’oeuvres retraçant les souvenirs de voyages et les itinéraires fictifs de Picasso.

Des rives de la méditerranée jusqu’aux confins de l’Afrique, l’oeuvre de Pablo Picasso offre un point de départ vers un ailleurs, cartographie sans frontières où les arts se mêlent et où la poésie prévaut. Bien qu’il ne soit pas un artiste voyageur son cheminement dessine une trame mythologique qu’il nous invite à parcourir : « si on marquait sur une carte tous les itinéraires par où je suis passé et si on les reliait par un trait cela figurerait peut-être un minotaure ».

Hormis ses trajets entre l’Espagne et la France ou ses voyages en Hollande, Italie, Angleterre et Pologne, nul pays plus lointain n’est tamponné sur son passeport. Aux bateaux ou aux avions, Picasso préfère le train qui le ramène continuellement sur les plages du midi. Voyageurs, ses amis artistes, poètes et intellectuels sillonnent le monde et lui envoient des cartes postales. Collectionnées par centaines et étudiées pour la première fois, ces images constituent une source exceptionnelle d’inspiration pour ses oeuvres.

Dévoilant la richesse visuelle de cette relation épistolaire, l’exposition Picasso, voyages imaginaires rend compte de l’étendue de sa curiosité, aiguisée d’une volonté sans borne à entrevoir d’autres cultures que la sienne. A travers cent peintures, sculptures, assemblages, dessins en dialogue avec des oeuvres maîtresses des musées de Marseille et du Mucem, l’exposition emprunte cinq itinéraires Bohème Bleue, Afrique fantôme, Amour antique, Soleil noir et Orient rêvé, autant de voyages dans l’antre imaginaire du génie Picasso.

Pablo Picasso, Femme nue au bonnet turc Photo : Béatrice Hatala/Centre Pompidou, MNAMCCI/ Dist. RMN-GP © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso L’Enlèvement des Sabines 4 novembre 1962 - 8 novembre 1962 Huile sur toile 97 x 130 cm Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle. Don de M. Daniel-Henry Kahnweiler en 1964. © Succession Picasso 2018

Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne

Au Mucem

Au Mucem, Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne examine les liens privilégiés qu’entretient Picasso avec les arts et traditions populaires, tels qu’ils apparaissent dans son travail de scénographe et de costumier pour la compagnie de Sergei Diaghilev les Ballets russes.

Entre 1916 et 1921, Picasso collabore en effet à quatre spectacles pour lesquels il réalise décors et costumes : les ballets Parade (1917), Tricorne (1919), Pulcinella (1920), et Cuadro Flamenco (1921). Cette expérience expose le peintre au langage du corps et de la danse, lui inspirant de nouvelles possibilités formelles, qu’il mêle à des éléments empruntés au théâtre de marionnettes, à la commedia dell’arte, à l’art sacré ou encore au folklore espagnol. Confrontant oeuvres de l’artiste (toiles, dessins, esquisses, maquettes de décors, costumes créés pour les opéras) et objets issus des collections du Mucem (marionnettes, affiches, ex-voto...), l’exposition montre comment Picasso a su assimiler et réinterpréter les traditions figuratives de son temps, pour les placer au centre d’une nouvelle modernité.

Au Centre de la Vieille Charité

Bohème bleue

Pablo Picasso
Mère et enfant
1902
huile sur toile
40.5 x 33 cm
Edimbourg, National Galleries of Scotland
© Succession Picasso 2018
Pablo Picasso Mère et enfant 1902 huile sur toile 40.5 x 33 cm Edimbourg, National Galleries of Scotland © Succession Picasso 2018

Profitant du développement des lignes ferroviaires reliant la France et l’Espagne après la création de la compagnie TBF (Tarragone-Barcelone-France), Picasso effectue son premier voyage à Paris en octobre 1900, afin de représenter son pays natal à l’Exposition universelle avec la toile Les Derniers Moments.

Est-ce à cette occasion qu’il découvre ses premiers objets extra-occidentaux, encore relayés au rang de curiosités ? Il profite surtout de ce séjour pour visiter le Louvre, le musée du Luxembourg et des galeries d’art qui le confrontent directement aux oeuvres de Van Gogh, Gauguin et Cézanne. Ses figures osseuses et mélancoliques se teintent subitement d’un bleu céleste.

Après plusieurs allers-retours entre Barcelone et Paris, il s’installe en 1904 au Bateau-Lavoir, place Ravignan, lieu de rencontres où la poésie triomphe de la faim partagée avec la « colonie » des artistes espagnols, guidé par la fidélité des poètes Guillaume Apollinaire et Max Jacob. Ce dernier sert de modèle pour le célèbre buste sculpté Le Fou en 1905, icône de ces années de bohème. Avec en poche les 20 francs donnés par Max Jacob, il arrive en Hollande chez le poète Thomas Schilperoort. Pour un Andalou, le dépaysement est total. Son carnet de voyage rend compte de ses impressions nordiques, abandonnant le thème de l’Arlequin pour des visages de Hollandaises croqués sans affect et déjà teintés de rose.

Afrique fantôme

Au début de l’année 1906, Picasso visite au Louvre une exposition d’art ibérique présentant les fouilles récentes des sites d’Osuna et de Cerro de los Santos. Ces sculptures archaïques vont être déterminantes dans son retour aux sources espagnoles. Fasciné par la vierge romane en bois polychrome de l’église, il entame une série de bois sculptés restituant la rudesse des oeuvres de Gauguin.

Peu à peu, l’archaïsme espagnol se double d’un intérêt pour l’art africain. Il découvre, accroché à un mur de l’atelier d’André Derain, un masque Fang du Gabon, s’intéresse au fétiche Vili du Congo acquis par Henri Matisse et achète un ensemble de cartes postales « ethnographiques » édité par Edmond Fortier. Lors d’une visite au musée d’Ethnographie du Trocadéro, c’est un véritable choc: « J’ai compris que c’était très important : il m’arrivait quelque chose, non? J’ai compris pourquoi j’étais peintre. Tout seul dans ce musée affreux, avec des masques, des poupées peaux-rouges, des mannequins poussiéreux.» La fascination répulsion que ces arts extra-occidentaux provoquent chez lui mais aussi le contexte anarchiste et l’épidémie de syphilis qui ronge Paris plongent Picasso dans une recherche intérieure proche de « l’exorcisme ». Farouchement déterminé à révolutionner la peinture de son temps, il signe une série extraordinaire de centaines d’études, toiles, dessins, de figures vivement hachurées, aux visages parés de masques africains, griffés et fantomatiques. Malgré l’incompréhension de ses amis qui les découvrent dans l’atelier, Les Demoiselles d’Avignon ne cesseront de le hanter.

Picasso Voyages imaginaires à la Vieille Charité © Nathalie Ammirati

Pablo Picasso Nu assis printemps 1908 Encre de chine et gouache sur esquisse au fusain sur papier à dessin vergé 62.8 x 48.5 cm Musée national Picasso-Paris © Succession Picasso 2018

Sorgues - Marseille

À l’instar de Cézanne, il cherche dans la nature les formes géométriques qui la composent, la sphère, le cône et le cube, fondement de ses réflexions entamées avec son compagnon de cordée Georges Braque.

En 1912, il se rend à Sorgues, « un pays très joli », non loin d’Avignon, bientôt rejoints par Braque. Les deux artistes entament alors une période très prolifique d’expérimentations. Ils apposent sur leurs toiles des lettrages industriels au pochoir, collent des bouts de papier, de tapisserie, épurent leurs compositions jusqu’à les réduire à de simples traits qui obligent le spectateur à imaginer et synthétiser le motif. On lit çà et là sur les toiles « Ma Jolie », ou « Pernod fils » ; pipes et guitares sont des motifs de prédilection, et Picasso peint à même les murs de la villa une ode amoureuse à sa jolie muse en kimono.

De Sorgues, les deux hommes se rendent à Marseille et y restent deux jours pour acheter quelques curiosités, des « nègres » comme on dit alors, dont ce fameux masque Krou de Côte d’Ivoire aux yeux cylindriques qui va lui inspirer une série de sculptures cubistes.

Rome - Naples

Le 17 février 1917, Picasso et Cocteau embarquent dans un train gare d’Austerlitz pour rejoindre Serge Diaghilev à Rome où il a emmené sa troupe des Ballets russes, afin de travailler aux décors et costumes de Parade. Il s’imprègne de découvertes, peint peu, esquisse quelques dessins. Sur les pas d’Ingres, de Corot ou de Poussin, son style oscille entre naturalisme froid et cubisme tardif. Il se rend deux fois à Naples où « l’Antiquité grouille toute neuve dans ce Montmartre arabe ». Subjugué par les trésors du musée d’Archéologie et la concision des fresques de Pompéi, il est sensible aussi au folklore napolitain et à la commedia dell’arte, nourrissant l’imaginaire théâtral du ballet Pulcinella.

Pablo Picasso et Jacqueline déguisés - Duncan David Douglas

Pablo Picasso Grande baigneuse 1921 huile sur toile 182 x 101 Paris, musée de l’Orangerie, collection Jean Walter et Paul Guillaume © Succession Picasso 2018 Photo : RMN-Grand Palais (musée de l’Orangerie) / Franck Raux - Picasso Voyages imaginaires à la Vieille Charité © Nathalie Ammirati

Amour antique

« Ma petite il ne sera jamais marié qu’à la peinture. » Malgré l’avertissement maternel de María Picasso, Picasso et Olga se marient le 12 juillet 1918.
À Paris, ils s’installent dans le confort bourgeois d’un appartement-atelier au 23, rue La Boétie.

Invité par Diaghilev à travailler aux décors et costumes du ballet Le Tricorne, Picasso, accompagné d’Olga, suit la troupe des Ballets russes à Londres.
En rupture avec le cubisme, il peint des femmes immenses, vêtues d’imposants drapés gréco-romains des « Junon aux yeux de vaches » selon Cocteau. Réminiscences de son voyage italien ou symboles de maternité après la naissance de son fils Paul, ces géantes annoncent « le retour à l’ordre » de la peinture européenne durant l’entre-deux-guerres incarné Picasso, voyages imaginaires par La Course en 1922. Femmes courant sur la plage devant une mer d’un bleu méditerranéen, elles serviront de modèles pour le rideau de scène du ballet Le Train bleu. En 1928, le thème du Minotaure surgit pour la première fois.

Soleil noir

Au contact des surréalistes, Picasso enrichit son « musée imaginaire » de nouvelles sources égyptiennes, néolithiques, amérindiennes, océaniennes et africaines. Sans se rendre dans ces contrées lointaines, il reçoit toujours plus de cartes postales soigneusement choisies par leurs expéditeurs, admirateurs du peintre.
Décidément l’Afrique qu’il prétend ne pas connaître le hante, et le primitivisme s’immisce à nouveau dans ses recherches. Il visite au musée du Trocadéro la collecte d’objets rapportés de la mission Dakar-Djibouti. Un masque Nimba Baga de Guinée trône alors dans son atelier de sculptures du château Boisgeloup, dont les majestueuses rondeurs dialoguent avec les métamorphoses corporelles et faciales de sa jeune compagne Marie-Thérèse.
Olga quant à elle disparaît, réduite à des signes géométriques érigés en fétiches primitifs.

Ses portraits sauvages, hybrides et cruels crient la souffrance du bombardement de la ville basque de Guernica, reflets tragiques d’une Espagne qu’il ne reverra plus jamais, où l’imaginaire se tait dans la noirceur.

Pablo Picasso Les Femmes d’Alger , d’après Delacroix - variation E 1955 Huile sur toile 46 x 55 cm San Francisco, SFMOMA San Francisco Museum of Modern Art - Gift of Wilbur D. May © Succession Picasso 2018

Les Baigneurs : La Plongeuse, L'Homme aux mains jointes, L'Homme-fontaine, L'Enfant, La Femme aux bras écartés, Le Jeune homme - 1956 Paris, Musée national Picasso-Paris. Dation Pablo Picasso 1979 - Picasso Voyages imaginaires à la Vieille Charité © Nathalie Ammirati

Soleil azur

En 1943, Picasso âgé de soixante-deux ans, fait la connaissance de Françoise Gilot et aspire à une nouvelle renaissance, délaissant après la guerre son costume de Minotaure pour celui du faune méditerranéen. il installe son atelier au château Grimaldi à Antibes, futur musée Picasso.

Avec du Ripolin, il peint sur des toiles, des plaques de fibrociment ou de contreplaqué des natures mortes d’oursins, de seiches, ou de poulpes, renouant avec les thèmes mythologiques d’une certaine joie de vivre. Il s’adonne également à l’imitation de céramiques antiques avec sa série de Tanagra, statuettes de terre cuite apparues en Grèce aux IV et IIIe siècles avant J.-C., et dévoile son inspiration par les vases à figures noires grecques lors de ses séjours aux ateliers de poteries de Vallauris. Il développe en outre un bestiaire imaginaire à l’aide d’objets récupérés, fourchette, pelle, bois et osier, le tout emprisonné dans du plâtre grossièrement appliqué pour créer La Grue en 1951.
Picasso réitère cette expérience de récupération durant l’été 1956, lorsqu’il ramasse des bouts de bois sur la plage de la Garoupe et des pieds de lit qu’il recycle pour son unique ensemble sculpté Les Baigneurs. Inspirés de l’art des Cyclades (2500 avant J.-C.).

Orient rêvé

Quand survient le décès de Matisse en 1954, Picasso perd à la fois un ami cher et un guide qui le mit notamment sur la piste de l’Afrique.
Picasso se détourne de son aversion pour l’exotisme en entreprenant une série de quinze toiles, précédées d’études préparatoires d’après Femmes d’Alger de Delacroix.
À l’encontre du père du romantisme français, Picasso inverse le regard occidental : plutôt que de projeter une vision fantasmée du harem algérien, il s’immisce littéralement dans le tableau. Tout n’est alors qu’arabesque libérée, rythme frénétique, calligraphie du geste et composition érotique. La représentation des femmes y est stylisée, faite de poses suggestives voire allégoriques en ce qu’elles sont contemporaines de la libération des femmes. Picasso fait appel à ses origines andalouses, aux azulejos de l’Alhambra et aux tissus chamarrés que Jacqueline revêt en modèle. Cette dernière apparaît monumentale, frontalement dénudée, figure préhistorique au visage égyptien doté d’un oeil Oudjat, d’un turban et d’un chapeau turc ou d’une mantille espagnole.

Guitar Player at a Café Table, 1913, no longer extant. Photograph probably taken by Pablo Picasso, Détail du négatif verre N°102. Private collection © Succession Picasso, 2016

Harry B. Lachmann (attribué à) Picasso et ses assistants assis sur le rideau de scène «Parade» en cours d’exécution à Montparnasse, en 1917 Tirage non daté Epreuve gélatino-argentique, 17 x 22 cm Achat, 1998, Musée national Picasso-Paris. MP1998-142 ©Droits réservés (pour Lachman) © Succession Picasso (pour l’oeuvre de Picasso visible sur la photo)

Au Mucem

Scénographie

L’aventure théâtrale de Pablo Picasso avec Serge de Diaghilev commence en 1917, lors de ses voyages en Italie et en Espagne. Le dessin de Jean Cocteau Picasso, Portrait cubiste, illustre bien la relation fusionnelle que Picasso entretient avec la ville de Naples. Il les utilisera pour les scénographies de Parade, Pulcinella et Le Tricorne.

À travers cette expérience de scénographe/sculpteur, il met en oeuvre à grande échelle sa réflexion sur la perspective et sur les sculptures d’assemblage. Il existe un lien intéressant entre la production picassienne et le théâtre de papier, un jouet didactique très à la mode durant tout le XIXe siècle et jusqu’au premier quart du XXe siècle. Quelques-unes des figurines découpées et des maquettes réalisées par l’artiste évoquent cette forme de théâtre de figures.

Le théâtre de figures

Entre 1900 et 1915, le théâtre se transforme en profondeur. Contestant les formes d’expression bourgeoises en vogue jusque-là, les intellectuels et les artistes recherchaient des modalités d’expression novatrices. Pour ce faire, ils s’intéressèrent au cirque, au bal populaire et au théâtre de figures. Cette forme théâtrale recourt aux pantins et aux marionnettes comme protagonistes d’histoires, généralement inspirées de la commedia dell’arte, de contes ou d’histoires de paladins.

Pantins à découper (Pierrot et Colombine) France, Epinal, 1867 Lithographie coloriée sur papier 27,1 x 48 cm Marseille, Mucem © RMN-Grand Palais (MuCEM) / Franck Raux

Pulcinello à la bouteille et Pulcinello aux valises Naples début du XXe siècle papier mâché, tissu, carton et sciure de bois © Nathalie Ammirati

Affiches et ex-voto

À Naples, Picasso visita de nombreux théâtres et assista à un grand nombre de représentations théâtrales. Les décors de théâtre y étaient composés de draps, brocarts, rideaux et affiches peintes.
Recourant à une gestuelle codifiée, ces dernières, fixées devant les théâtres, résumaient le spectacle joué et en faisaient la publicité de manière simple et directe. Elles ressemblaient beaucoup aux ex-voto peints dans lesquels le miracle était également scénographié pour une lecture visuelle immédiate. Les miraculés commandaient eux-mêmes ces ex-voto pour en faire don à l’Église, en signe de reconnaissance et comme témoignage. Ce sont les mêmes artistes qui créaient ces ex-voto et ces affiches théâtrales. Ils utilisaient les mêmes matériaux et le même langage figuratif pour la structuration du récit, ce qui explique les similitudes entre ces oeuvres de natures pourtant bien différentes.
Selon Diaghilev, les affiches théâtrales et les rideaux de scène furent une source d’inspiration pour le rideau de Parade.

Musique et danses traditionnelles espagnoles

Les danses et les musiques traditionnelles espagnoles sont les principaux protagonistes des ballets Le Tricorne et Cuadro flamenco. Toute la réussite du projet repose sur l’ajout de quelques morceaux de cante jondo (que l’on entend dans l’exposition), type de chant flamenco défini par Federico García Lorca comme un « exemple rare de chant primitif », et de fandango, danse traditionnelle exécutée en couple sur fond de castagnettes et de guitare.
Toute la réussite du projet repose sur l’ajout de quelques morceaux de cante jondo (que l’on entend dans l’exposition), type de chant flamenco défini par Federico García Lorca comme un « exemple rare de chant primitif », et de fandango, danse traditionnelle exécutée en couple sur fond de castagnettes et de guitare.

Costumes Parade © Nathalie Ammirati

Costumes Tricorne © Nathalie Ammirati

Costumes

Grâce à la série d’esquisses du musée Picasso de Paris, on peut observer la transformation du corps du danseur en oeuvre d’art. Les sept costumes créés pour Parade mêlent différentes influences : celle du cubisme pour les managers, où l’apport technique de Fortunato Depero est essentiel ; l’art africain pour le cheval ; la tradition russe de Léon Bakst chez les deux acrobates. L’acrobate chinois, quant à lui, renvoie à un orientalisme revisité dans une veine futuriste. Pour la jeune fille américaine, Picasso, voyages imaginaires la tenue à volants blancs sera finalement remplacée par une petite robe de marin.

Les costumes du Tricorne évoquent les tenues traditionnelles espagnoles du XVIIIe siècle, auxquelles Picasso ajoute des ornements audacieux, des lignes et des arabesques. Il s’est inspiré des poupées de papier et des petits mannequins utilisés en haute couture – un univers découvert grâce à Coco Chanel pendant la préparation de Parade.

Pour Pulcinella, le costume, inspiré des modèles du XVIIIe siècle, est composé d’une tunique blanche traditionnelle à large ceinture noire et d’un chapeau mou. Le masque couvrant le visage est un chefd’oeuvre du cubisme synthétique. Il est inspiré de ceux utilisés dans les théâtres napolitains depuis le XVIIIe siècle.

Pablo Picasso (attribuée à) maquette du décor de «Parade» pour les Ballets russes, en 1917 épreuve gélatino-argentique 24 x 29,9 cm Don Succession Picasso 1992, Musée national Picasso-Paris. © Succession Picasso 2018 Photo RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Mathieu Rabeau

Costume design by Pablo Picasso representing skyscrapers and boulevards, for Serge Diaghilev's Ballets

Entretien avec Carmine Romano, co-commissaire de l'exposition au Mucem

Cette exposition présente un aspect méconnu du travail de Picasso, celui de décorateur et costumier pour les Ballets russes de Diaghilev entre 1916 et 1921. Dans quel contexte est née cette collaboration ?

Carmine Romano : Par une série de hasards, quelques-unes des personnalités les plus intéressantes du Paris de ces années-là, notamment Cocteau, Satie, Diaghilev, Massine et Picasso, décidèrent de collaborer à la création d’un nouveau ballet, qui s’annonçait révolutionnaire. C’était l’été 1916, et ce travail autour du ballet Parade, porté sur scène le 18 mai 1917, coïncide avec la naissance d’une amitié, celle unissant Picasso à Cocteau – qui durera toute leur vie –, mais aussi d’une relation professionnelle et amicale entre le peintre espagnol et Diaghilev, qui laissera ce dernier donner libre cours à son « instinct naturel » pour la théâtralité.

Parmi les principales créations de Picasso pour les Ballets russes, il y a le fameux rideau de scène de Parade…

Le rideau de Parade étant actuellement exposé à Rome, dans l’exposition « Picasso, entre cubisme et classicisme : 1915-1925 », nous présenterons, au Mucem, une copie. Celle-ci va nous permettre, à travers un écran interactif, d’entrer dans son histoire et dans son iconographie. Nous avons en effet pu faire de nouvelles découvertes en lien avec ce rideau, parmi lesquelles l’identification des personnages qui y sont représentés, et les éléments ayant inspiré Picasso pour sa réalisation.
Beaucoup de personnes dans le public, croyant à une farce de l’artiste espagnol, ont pensé reconnaître les personnages peints sur ce rideau de scène. En particulier le Maure au turban, qui semblait être un portrait de Stravinsky, ou le marin napolitain qui ressemblait fort à Diaghilev.

Costumes Le cheval - Parade © Nathalie Ammirati

Le fameux rideau de scène de Parade © Nathalie Ammirati

L’exposition présente aussi les travaux de Picasso pour les ballets Tricorne (1919), Pulcinella (1920), et Cuadro Flamenco (1921)… Autant d’occasions, pour Picasso, d’exprimer ses affinités avec les arts et les cultures populaires ?

Exactement. Tous les ballets russes auxquels Picasso a collaboré ont en commun la volonté, de la part des artistes comme des musiciens, d’explorer le territoire sacré des arts et des traditions populaires.
Le terme d’« art populaire », qui naît à ce moment-là et qui sera développé par Georges Henri Rivière, n’était pas très apprécié de Picasso, qui préférait parler tout simplement d’« art » ; au point qu’il dira : « Il n’y a pas d’art populaire, mais seulement de l’art. »

Quels sont les thèmes récurrents qui apparaissent dans ces travaux?

Comme vous l’avez souligné dans la question précédente, ces thématiques trouvent leurs racines dans l’art populaire et la danse, dans le théâtre de marionnettes et la commedia dell’arte. La récente découverte de pièces d’artisanat napolitain et de pupi siciliani (marionnettes siciliennes) appartenant à l’artiste nous permet de mettre en lumière un aspect fondamental de la production artistique et théâtrale de cette période, concernant non seulement Picasso, mais aussi Cocteau, Apollinaire et de nombreux intellectuels européens qui jugeaient alors le théâtre contemporain comme sclérosé et stérile.
Leur attention se dirigeait plutôt vers des formes moins « bourgeoises » comme le cirque, le bal populaire et, évidemment, le théâtre de marionnettes et la commedia dell’arte. On connaît les lettres qu’a envoyées Picasso à Apollinaire après avoir assisté à des spectacles de marionnettes au Teatro dei Piccoli de Rome, ou la carte postale envoyée par Cocteau à sa mère durant son voyage à Naples, et dans laquelle il évoque la performance des pupi siciliani, jugeant les marionnettes plus crédibles que des acteurs de chair et d’os.
Il est nécessaire d’évoquer d’autre part les thématiques espagnoles, si chères au peintre, qui sont liées à son enfance et surtout à son père : la corrida et le flamenco.

En quoi les travaux de Picasso pour les Ballets russes témoignent-ils de son évolution en tant qu’artiste ?

Précisons d’abord que la collaboration de Picasso avec les Ballets russes coïncide avec l’une des périodes les plus importantes de sa vie. D’un point de vue personnel, c’est durant la préparation de Parade que Picasso rencontre la danseuse Olga Khokhlova, dont il tombe amoureux, et qu’il épousera en 1918. C’est aussi l’un des rares moments qu’il passera loin de la France : en 1917, Picasso reste un peu plus de deux mois à Rome, puis quelques mois en Espagne.

C’est une période très fertile pour l’artiste, que les historiens associent souvent à la fin de sa période cubiste et à une sorte de retour à la normale, vers un nouveau classicisme. Mais la réalité est peut-être un peu plus complexe. J’estime pour ma part que d’un point de vue stylistique, son travail de scénographe pour les Ballets russes, à travers ses réflexions sur l’espace scénique et la perspective à grande échelle, lui a permis d’approfondir ses recherches sur les sculptures d’assemblage, aspect central du cubisme.

Costumes Pulcinella © Nathalie Ammirati

Danseuse avec éventail, Pantin blanc, Sauvage noir, Sauvage rouge, Homme à la moustache 1981 © Nathalie Ammirati

Quelles sont les pièces majeures présentées dans cette exposition ?

Outre les dessins des décors, rideaux de scène et costumes réalisés par Picasso pour les Balles russes, nous présentons le tableau La Loge, créé pour le ballet Cuadro Flamenco, qui fut découpé et vendu par Diaghilev, avant d’être tout récemment retrouvé et exposé par la Pinacothèque de Brera.

En témoignage de son grand amour pour la commedia dell’arte et pour l’art populaire, nous présentons quelques pièces ayant appartenu à Picasso, issues de la collection Faba, comme les deux Polichinelle présents dans la photographie Olga assise au piano, prise par l’artiste en 1920, ainsi que sa propre réinterprétation de ce même personnage, dont il a décomposé et recréé le masque.

Les visiteurs auront par ailleurs la possibilité de voir les spectaculaires costumes cubistes de Parade réalisés par l’Opéra de Rome, et ceux, plus classiques, de Pulcinella et Tricorne. Une série de films d’archives encore jamais montrés ainsi que des photos originales nous permettront de faire un voyage dans le temps, à l’époque de la création de ces ballets, pour une immersion dans le climat artistique de cette période.

Cette exposition, dont je partage le commissariat avec Sylvain Bellenger et Luigi Gallo, semble être un projet taillé sur mesure pour le Mucem et ses collections. Nous avons puisé, au sein des vastes fonds du musée, quantité d’objets illustrant les différentes inspirations de Picasso en lien avec les arts et traditions populaires : marionnettes, décors de théâtre, affiches, ex-voto… En confrontant ces objets aux œuvres de Picasso, l’exposition met en évidence le génie de cet artiste, capable de capturer les éléments du monde qui l’entoure et, en même temps, de les recomposer avec l’esprit joueur et insouciant d’un enfant.

« Il y a des voyageurs qui confondent les fleurs et les étoiles. Plus que tous les poètes, les sculpteurs et les autres peintres, cet Espagnol nous meurtrit comme un froid bref. Ses méditations se dénudent dans le silence. Il vient de loin, des richesses de composition et de décoration brutale des Espagnols du dix septième siècle. Ceux qui l’ont connu se souviennent de truculences rapides qui n’étaient déjà plus des essais. Son insistance dans la poursuite de la beauté l’a dirigé sur des chemins. Il s’est vu plus latin moralement, plus arabe rythmiquement ».
Guillaume Apollinaire, « Les Jeunes : Picasso, peintre », La Plume, le 15 mai 1905.

Cycle Picasso Cuisine

A l’occasion de l’exposition « Picasso, Voyages imaginaires » la cuisine prend place au musée tout au long d’une programmation qui invite le public à explorer les oeuvres d’art. Repas nocturnes dans la chapelle, visites-dégustées dans les galeries, rencontre et soirée festive de décrochage dans la cour du musée, sont autant de rendez-vous et d’expériences culinaires qui engagent un dialogue entre art et cuisine.

Picasso Cuisine, expériences culinaires au musée

Repas nocturnes dans la chapelle, visites-dégustées dans les galeries, rencontre et soirée festive de décrochage dans la cour du musée, sont autant de rendez-vous MP2018 et d’expériences culinaires qui engagent un dialogue entre art et cuisine.

En savoir plus

Programmation culturelle

au Centre de la Vieille Charité

ÉVÈNEMENTS

Week-end d’ouverture MP2018
samedi 17 et dimanche 18 février 2018
à l’occasion du week-end d’ouverture de l’exposition et de l’événement MP2018, l’exposition ouvrira en nocturne le 17 février de 18h à 22h.

Carpe Noctem
(date à préciser)
nocturne exceptionnelle dédiée aux jeunes.
Médiations des étudiants de l’association Courant d’art, animations musicales
Tarif : entrée libre

Nuit des musées
samedi 19 mai 2017 de 19h à minuit
points parole des médiateurs culturels.

VISITES

Visites - Ateliers en famille
visite de l’exposition à 14h suivie d’un atelier avec l’association PICABRAQ : avril et Mai (dates à définir).
Tarif : adulte droit d’entrée dans l’exposition – de 5 à 18 ans 4€ (enfants de -5 ans gratuit)

Visites contées par MCE Productions
les mercredis 28 février, 7 mars, 25 avril, 2 mai à 14h.
Tarif : adulte droit d’entrée dans l’exposition – de 5 à 18 ans 4€ (enfants de -5 ans gratuit)

Théâtre d’ombres et de papier par Des Bleus et des vers
les samedis 3 mars, 28 avril à 14h : création autour des Baigneurs dans la chapelle, pendant les vacances scolaires.
Tarif : adulte droit d’entrée dans l’exposition – de 5 à 18 ans 4€ (enfants de -5 ans gratuit)

CONCERTS - à la Chapelle

Muséique #4 Au temps bohème
dimanche 18 mars à 11h
Nicolas Bourdoncle interprète Sattie, Poulenc. Avec Marseille Concerts.
Tarif : droit d’entrée à l’exposition

Récital, Marc Filograsso (chant + piano)
dimanche 27 mai à 17h
Le récital abordera des artistes (poètes et musiciens) de l’entourage de Picasso avec Sattie, Poulenc, Cocteau Apollinaire... puis proposera des compositeurs français un peu antérieurs, ayant évoqué le thème du voyage et de l’imaginaire.
Tarif : droit d’entrée à l’exposition

Pablo Picasso Femme assise 1920 Huile sur toile 92 x 65 cm Paris, Musée national Picasso-Paris © Succession Picasso 2018

Projets de costumes pour le ballet Tricorne 1919 © Nathalie Ammirati

PROJECTIONS - Salle le Miroir, Centre de la Vieille Charité

3 séances de films, courts métrages, documentaires : La Garoupe, Parade, Captation Maison de la danse 2008, etc (dates à déterminer).
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

La Fête du court métrage
du 14 au 20 mars avec Des courts l’après-midi
dimanche 18 mars : séances de courts métrages en lien avec les expositions des musées
11h : Si la couleur m’était contée… : séance jeune public à partir de 3 ans – durée 38 minutes
15h : Picasso voyages imaginaires : séance tout public – durée 86 minutes.
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

CONFÉRENCES - Salle Le Miroir – Centre de la Vieille Charité

vendredi 16 février à 17h
Présentation de l’exposition par les commissaires suivie de Picasso en héritage, modernité en partage ?
Réception critique de Picasso en territoire imaginé par Emilie Goudal.
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

vendredi 23 février, 18h30 — Pierre Reverdy / Pablo Picasso
Rencontre autour de la revue CCP - Cahier Critique de Poésie n° 34, consacrée à Pierre Reverdy, à l’occasion de la réédition en collection Poésie / Gallimard de son livre avec Pablo Picasso : Le Chant des morts.
Lectures et débat avec Jean Daive, Michèle Cohen-Halimi, Lola Créïs. Centre de la Vieille Charité - cipM — centre international de poésie Marseille
contact : 04 91 91 26 45 — www.cipmarseille.fr
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

mercredi 21 mars
Frontières et imaginaires migratoires
14h -14h30 – Ouverture
14h30 - 17h - Projection de deux films Les migrants ne savent pas nager (SOS Méditerranée) et Émir au pays des merveilles (Ahmed Jlassi)
17h - 18h - Table ronde (17h–18h) avec Jean-Yves Abecassis (SOS Mediterranée) , un représentant du réseau Migreurope – observatoire des frontières, Ahmed Jlassi (réalisateur) et Patrick Chamoiseau (à confirmer).
18h30 - 20h – Lecture de Frères Migrants de P. Chamoiseau par la Compagnie Loufried suivi d’un débat.

lundi 26 et mardi 27 mars
Modernismes en Méditerranée : parcours artistiques et critiques 1890-1940 (26 mars en partenariat avec le Mucem et 27 mars en
matinée, Centre de la Vieille Charité, salle à préciser) suivi d’une visite de l’exposition.

mardi 27 mars à 18h30
Regarder Picasso par Danièle Giraudy, Conservateur général honoraire du Patrimoine.
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

vendredi 1er au dimanche 3 juin 2018
Week-end ethnographique
salle Le Miroir – Centre de la Vieille Charité: organisé par le MAAOA en partenariat avec EHESS, une conférence prévue sur Picasso et la Méditerranée.
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

Hors les murs à l'Alcazar

Projections les vendredis à 16h :
6 avril : Henri-Georges Clouzot, Le mystère Picasso, 1956 - durée : 75 minutes
18 mai : Alain Resnais et Chris Marker, Les statues meurent aussi, 1953 - durée : 30:03 minutes et Guernica, 1950. Durée : 13:10 minutes

Conférence le mercredi de 17h à 19h :
4 avril: Picasso Voyages imaginaires par les commissaires de l’exposition.
Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

Au Mucem

VISITE

Visite-atelier pour enfants autour de Voyages imaginaires, Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne
Picasso en scène
Comment se crée un spectacle ? Lors de cet atelier, les petits metteurs en scène pénètrent dans les coulisses de l’univers du théâtre, du cirque et des marionnettes en découvrant les décors et costumes créés par Pablo Picasso pour différents spectacles.
Une visite de l’exposition Voyages imaginaires, Picasso et les Ballets russes, entre Italie et Espagne permet ensuite de prendre exemple sur le maître.

Dates : les 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 mars 2018 à 15h, durée 2h.
L’atelier de l’île (niveau -1 du J4), tarif enfant : 8€, à partir de 6 ans

Mucem

Vieille Charité

Infos pratiques Vieille Charité

Centre de la Vieille Charité
Galeries du Rez-de-Chaussée et Chapelle
2, rue de la Charité, 13002 Marseille

ouverture :
du mardi au dimanche de 10h à 18h
fermé le lundi et le 1er mai.

entrée exposition : 12,00 € - 8,00 €
Billet couplé Vieille Charité / Mucem : 15 €
audio-guide : 3,00 €

visite commentée en famille, Visite-atelier en famille, Visite contée
enfants de moins de 5 ans : gratuit
enfants de 5 à 18 ans : 4,00 € (tarif réduit : 1,50 €) - sans droit d’entrée
adultes : activité gratuite + droit d’entrée exposition
la présence d’un parent est obligatoire

Renseignements : 04 91 14 58 56 – musees@marseille.fr /

Infos pratiques Mucem

Mucem - Bâtiment Georges Henri Rivière – Fort Saint-Jean
Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée
7 promenade Robert Laffont (esplanade du J4) 13002 Marseille

Réservations et renseignements : 04 84 35 13 13 reservation@mucem.org

Le Mucem est ouvert tous les jours sauf le mardi.
Fermeture exceptionnelle les 1er mai et 25 décembre.
Fermeture exceptionnelle du musée à 17h le samedi 24 décembre 2016

Septembre / octobre : de 11h à 19h
Novembre / avril : de 11h à 18h
Mai / juin : de 11h à 19h

Tarifs : 9,5€ / 5€
Juillet à août : de 10h à 20h – Nocturne le vendredi soir jusqu’à 22h de début mai à fin août.

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