Fantasmes et idées reçues d'une Vie simple

du 7 octobre 2017 au 2 avril 2018
© N.Ammirati
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Depuis son inauguration en 2014, la Fondation Vincent van Gogh Arles propose un point de vue résolument contemporain sur l’histoire de l’art. En présentant de jeunes artistes en vis-à-vis de l’oeuvre de Vincent van Gogh, de l’art et du goût populaires, l’exposition thématique « La Vie simple – Simplement la vie » met au jour les fantasmes et idées reçues d’un modèle de vie attrayant et romantisé. Dans le meilleur des scénarios, le thème de « la vie simple » est un espace de projection positif.

Face à la perte de contact causée par l’avènement et l’omniprésence du numérique, la volonté de faire appel à nos sens, de toucher la matière vivante et d’appréhender l’espace réel n’a jamais été aussi présente. Lorsque nous portons notre regard sur Vincent Van Gogh, nous découvrons son humanisme et son rapport presque extatique envers la nature et les forces cosmiques.

Si l’idée d’une vie simple émerge déjà à l’Antiquité et questionne la modernité, elle est toujours très actuelle. Contemporain des évolutions sociétales apportées par les révolutions de 1848, Van Gogh assiste à l’entrée du paysan dans l’Histoire au sein d’une société bouleversée par l’industrialisation. Les travaux des champs de Jean-François Millet, qu’il aime énormément, peuplent les murs de son atelier arlésien aux côtés de japonaiseries et de reproductions de Daumier ou Delacroix.

« Ce que j’aimerais énormement à avoir dans l’atelier encore c’est les travaux des champs de Millet ».
Lettre de Vincent van Gogh à son frère Théo, les 23 et 24 septembre 1888.

Juergen Teller et Oscar Tuazon © N.Ammirati

Toutefois, la recherche d’une vie simple chez Van Gogh n’équivaut pas seulement à la représentation du labeur agraire et ouvrier, ni à une quelconque doctrine. Humaniste, fils de pasteur, l’artiste peint les paysans comme s’il était l’un des leurs, comme s’il sentait, pensait comme eux les mottes de terre, l’herbe, le blé.

L’exposition « La Vie simple – Simplement la vie » rend compte de ces humbles regards sur la pauvreté, de l’admiration pour Jean-François Millet, de la recherche d’une union de l’homme avec la Nature, de l’isolement en ville comme à la campagne, mais aussi des visions et fantasmes associés à cet idéal vie simple. Elle rassemble, entre autres, des objets de piété populaire, des reproductions d’oeuvres peintes ou gravées, engendrant ainsi un esprit de foisonnement des arts, parmi lesquels le contemporain n’est pas en reste.

Les artistes présentés proposent des oeuvres qui traitent, par exemple, de l’humilité, de l’empathie, de la « botanique du pouvoir », de l’architecture survivaliste, de notre rapport – trop humain – à la nature. À revers d’une vie simplifiée par la technologie, encombrée de nos peurs face au devenir de l’homme, les voeux de simplicité aspirent à un futur qui se réconcilie avec le passé. Au gré des salles d’exposition s’esquisse un propos qui semble également nous prévenir des dérives d’une éthique qui s’invite de plus en plus dans notre quotidien.

Juergen Teller, Self-portrait, Plates/Teller No. 36, 2016 © N.Ammirati

Juergen teller - Irene im Wald 2012 © N.Ammirati

Juergen Teller

Depuis le début de sa carrière, à la fin des années 1980, Juergen Teller évolue entre le monde de l’art et celui de la photographie de mode. Il n’établit pas de distinction entre son travail de commande et son travail personnel, traitant tous ses sujets – membres de sa famille, célébrités et lui-même – avec le même style brut et spontané, tel un instantané d’une grande sophistication. Son esthétique tend à souligner « la beauté imparfaite » des choses. Il use d’angles de vue peu flatteurs et surprenants, et ne retouche jamais ses clichés. Depuis quelques années, Juergen Teller produit régulièrement des autoportraits qui frisent le grotesque. Ainsi, dans son Self-portrait, Plates/Teller No. 36, 2016, l’image de l’âne réveille-t-elle peut-être le souhait qui sommeille en nous d’un retour à la nature et à une vie simple, et dans le cas de l’artiste d’un retour à sa Bavière rurale d’origine.

Wye Banch Fitting 2015 © N.Ammirati

Oscar Tuazon - Wall shelter 2016 © N.Ammirati

Oscar Tuazon

Oscar Tuazon crée des objets innovants et bien souvent fonctionnels, des structures et installations pouvant être utilisées, occupées ou investies par le visiteur. Amateur d’architecture et fortement influencé par le Land Art et le minimalisme, l’artiste utilise l’acier, le verre, le béton et le ciment, aussi bien que des troncs d’arbres, des débris industriels et divers objets trouvés dans des chantiers de construction. Ses pièces, qui évoquent autant les architectures survivalistes que les constructions utopiques, questionnent la possibilité de se retirer, de s’abriter du monde, tout en évoquant une industrialité moderne menaçante à travers l’utilisation de matériaux bruts.

Pawel Althamer - Swietlica Matejki 2017 © N.Ammirati

Pawel Althamer - Swietlica Matejki 2017 © N.Ammirati

Pawel Althamer

Dans une pratique artistique extrêmement diverse – performance, installation, sculpture –, l’artiste allie expériences visuelles et sensorielles fortes et conscience sociale. Son approche, participative et communautariste, est fondée sur l’idée selon laquelle l’art a le pouvoir concret d’apporter un changement. Intégrant régulièrement des personnes extérieures au monde de l’art à son processus de travail (voisins, étudiants, pensionnaires d’un centre pour handicapés, famille, amis, etc.), sa pratique, insidieusement subversive, est davantage tournée vers la création d’un lien humain que vers la production matérielle d’une oeuvre.

L’installation Świetlica Matejki (2017) exposée dans le patio de la Fondation se veut une rêverie sur l’histoire de la nature, qui est une histoire de notre civilisation. La sculpture en céramique représente sa femme ; le titre de l’installation, quant à lui, renvoie à l’espace communautaire fondé par Pawel Althamer et son épouse, Matejki, à Varsovie en 2017. Les « Świetlica » étaient à l’époque de l’Union soviétique des centres dédiés à la jeunesse et où étaient promues les valeurs communautaires.

Yto Barrada - Bouquet d'iris, Jalobey, Tanger 2007 © N.Ammirati

Yto Barrada - Tables d'écoliers de la serre, ferme pédagogique, Tanger 2007 © N.Ammirati

Yto Barrada

Franco-marocaine, elle grandit à Tanger et Paris. Elle découvre la photographie au cours de ses études d'anthropologie et de sciences politiques à la Sorbonne, à Paris, où elle emploie les photographies comme documents de travail. Rapidement confrontée à l'importance que cette production prend dans sa démarche, Yto Barrada décide de suivre les cours de l'International Center of Photography à New York. Son oeuvre interroge le contexte social et politique du Maroc à travers l’exploration appuyée de la ville de Tanger, où elle a participé en 2006 à la fondation de la Cinémathèque. Investie sur le territoire, elle monte en 2001 un atelier de photographie à Tanger et Marseille pour enfants et adolescents en difficulté. Les photos de sa série Iris Tingitana (2007), nom latin de l’iris indigène de Tanger, sont portées par un calme bucolique. En Provence, l’iris est associé à Van Gogh car il en a peint une série lors de son séjour à l’asile de Saint-Rémy. Dans les photos d’Yto Barrada, la fleur bleue est une espèce particulière d’iris, menacée de disparition à cause du développement économique de la ville.

Sanya Kantarovsky - Wet Men 2016 © N.Ammirati

Andrea Büttner Mendiant / Beggar 2016 Yto Barrada, Tables d’écoliers de la serre, ferme pédagogique, Tanger, 2011 © N.Ammirati

Andrea Büttner

Ancienne doctorante du Royal College of Art, Andrea Büttner affectionne particulièrement les techniques prémodernes telles que la gravure sur bois, le tissage et la peinture sous verre, et s’intéresse à des sujets extrêmement variés (histoire de l’art, botanique, catholicisme, philosophie, art brut). Le mineur est un des fils conducteurs qui préside à la sélection de ses supports et de ses sujets de recherche, lesquels abordent tous de près ou de loin la pauvreté et la vulnérabilité, que l’on retrouve dans le dépouillement franciscain et les motifs de mendiants ou de nonnes. Pour son nouveau travail Bergers et Rois (2017), Andrea Büttner s’attarde sur la gestuelle de l’agenouillement et de l’inclinaison comme position de déférence et de noblesse. Elle a récemment été nominée pour le Turner Prize.

Sanya Kantarovsky

Sa pratique oscille entre le dessin, la peinture, la sculpture et, occasionnellement, le film. Ses peintures offrent une panoplie de scènes de la vie quotidienne, visitées par nos rêves et réminiscences de l’histoire de l’art. Si les postures des personnages sont souvent absconses, une certaine candeur émane de la composition des oeuvres. Elle tient probablement à la palette de l’artiste, dont la saturation évoque celle des fauves et d’autres peintres de l’art moderne. Les personnages de Sanya Kantarovsky évoluent dans des espaces non-identifiés, fermés, convoquant l’espace intime et le monologue intérieur. À l’automne 2017, son travail fait l’objet d’une rétrospective à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo de Turin.

Nicolas Party - Nature morte avec fleurs provenant du magasin Marinette © N.Ammirati

Nicolas Party - Portraits de Mr et Mme Arnaudo © N.Ammirati

Nicolas Party

Peignant sur différents supports (toiles, volumes en bois ou pierre), il réalise également de grandes fresques murales dont le champ de références renvoie autant à l’histoire de l’art classique qu’aux codes publicitaires et aux arts décoratifs. Il est aussi bien influencé par le graffiti que par Giorgio Morandi, Félix Vallotton ou Ferdinand Hodler. Nicolas Party s’attache à dépeindre des motifs et sujets familiers : arrangements de fruits, scènes pastorales, portraits, objets du quotidien. Formes claires, couleurs vibrantes, compositions précises, sa peinture, de prime abord accessible et séduisante, poursuit une réflexion sur le médium même et interroge le clivage entre représentation et abstraction. Sa peinture murale saisit le visiteur par sa stylisation appuyée et sa facticité, qui nous oriente vers une nature plus que jamais artificielle et une aliénation du vivant. L’ornemental apparaît dans une forme rehaussée ; les fleurs obéissent à une règle étrangère régissant la décoration d’une pièce.

Jean-François Millet © N.Ammirati

Jonathas de Andrade - O Peixe

Jean-François Millet

Il a gardé sa vie durant le goût de la lecture et le respect du savoir inculqué par ses parents. Célèbre artiste de l’école de Barbizon, ce « peintre paysan » est l’un des peintres français du XIXe siècle les plus connus à l’étranger. Si ce « provincial désargenté » fréquente le Louvre et la bibliothèque Sainte-Geneviève, il ne trouve aucun plaisir dans la vie parisienne. L’appel de la ruralité coïncide avec la révolution de 1848. L’air du temps souhaite des peintres réalistes. En 1849, il fuit les turbulences politiques et part pour Barbizon où il demeure jusqu'à sa mort, ne cessant de réfléchir aux liens entre l’homme et la nature. L’oeuvre gravé de Millet est relativement restreint, mais d’une grande importance en raison de la contribution que celui-ci a apportée à ce siècle de l’industrialisation de l’image. Ses eaux-fortes, qu’il a conçues en partie pour se faire connaître auprès du public, ainsi que des reproductions d’après son oeuvre peint retiennent l’attention de Van Gogh et connaissent une popularité exemplaire. La maison Goupil, où travaillent les frères Van Gogh, participe à cette large diffusion ; plusieurs reproductions de ce fonds sont réunies dans l’exposition aux côtés d’estampes originales du peintre et d’estampes bon marché acquises, simplement, sur des sites de vente en ligne.

Jonathas de Andrade

L’artiste utilise un large éventail de médiums (photographie, installation et vidéo) pour rendre compte de ses interrogations et observations sur la vie quotidienne au Brésil et ses « zones d’inconfort », telles que les conditions de travail et la question de « l’identité brésilienne ». Dans une logique déconstructiviste, il analyse la manière dont nos émotions et réactions sont gouvernées par des idéologies politiques, par les conventions sociales et les images médiatiques. Si ses oeuvres, tel le film O Peixe [The Fish] (2016), semblent appartenir au registre de la documentation ethnographique, elles sont pourtant le fruit d’une fiction qui mélange artifices et éléments de la réalité. Dans ce dernier, on découvre avec fascination un rituel introverti et solitaire de pêcheurs brésiliens semblant célébrer la mort d’énormes poissons tout juste capturés. Cet acte signant la mort de l’animal montre une proximité troublante, mêlée de tendresse et de chaleur, entre l’homme et sa proie.

Dan Perjovschi Le dessin simple © N.Ammirati

Dan Perjovschi © N.Ammirati

Dan Perjovschi

Il mélange dessin, caricature et graffiti dans un commentaire satirique de la situation politique, sociale ou culturelle actuelle. Sa pratique prend racine dans son activité de dessinateur de presse au début des années 1990, dans la Roumanie postcommuniste – où il acquiert son style, un dessin rapide et incisif et un fort humour noir. S’il travaille au départ sur papier, Dan Perjovschi décline depuis une dizaine d’années son oeuvre directement sur les murs, les sols ou les fenêtres des institutions et espaces dans lesquels il expose, comme une extension de son carnet de croquis.

David Claerbout

Utilisant la photographie, la vidéo, les technologies digitales et le son, sa pratique évolue autour des concepts de temporalité et de durée. Pour l’artiste, le cinéma est le lieu où le spectateur, bien qu’entouré d’autres personnes, fait l’épreuve de son individualité dans le rapport personnel qu’il noue avec l’oeuvre. Cela renvoie à une certaine image de la société où l’individu conserve sa singularité bien qu’il soit intégré au groupe. Cette idée est mise en exergue dans son film The Pure Necessity (2016), qui reprend et détourne la célèbre oeuvre de Walt Disney, Le Livre de la jungle, sorti en 1967. Loin de l’entrain du film d'animation original, le film de Claerbout, une heure durant, efface toute narration humaine et montre l’espèce animale dépouillée de dynamisme dans une succession de plans sans intrigue ni tension.

ERRO - Hommage à Van Gogh 2/2 1990-1992

Vincent van Gogh

À l’âge de 16 ans, il est employé par la société de négoce d’art Goupil & Cie à La Haye, puis travaille dans les filiales de Bruxelles, Londres et Paris. Se désintéressant du commerce artistique, il se tourne vers la religion et se fait prédicateur laïc en Belgique, de 1878 à 1879. Il devient artiste en août 1880. Il se veut le peintre de la vie quotidienne, notamment paysanne, et s’inspire, entre autres, de Jean-François Millet. Paysages et natures mortes définissent aussi son oeuvre. En 1886, il découvre à Paris l’art de l’estampe japonaise et côtoie les artistes du mouvement impressionniste.
Convaincu que la couleur est la clé de la modernité, Van Gogh part en Provence chercher la lumière et les couleurs éclatantes. Rêvant d’y créer une communauté artistique, il s’installe à Arles en février 1888. Gauguin le rejoint en octobre mais, fin décembre, leur collaboration s’avère impossible. Déçu et malade, Van Gogh demande à intégrer un asile à Saint-Rémy, en mai 1889. Il y demeure une année, poursuivant sa recherche d’un art expressif basé sur la couleur et la touche. Durant ces vingt-sept mois passés en Provence, Van Gogh produit plus de 500 tableaux et dessins.
En mai 1890, il part pour Auvers-sur-Oise où, en l’espace deux mois, il peint les 70 derniers tableaux d’une oeuvre qui comptera plus de 2 000 pièces. Il meurt le 29 juillet 1890 à l’âge de 37 ans. Dès lors, son génie artistique et son tragique destin font de lui une véritable icône mondiale.

À propos de L’Entrée dans une carrière, Van Gogh écrit à son frère Theo le 22 août 1889 :
« Et juste c’était un essai plus sobre de couleur mate sans apparence, des verts rompus, des rouges et des jaunes ferrugineux d’ocre, ainsi que je te le disais que par moments je sentais l’envie de recommencer avec une palette comme dans le Nord ».
Cette palette du Nord est celle de la terre, faite de tonalités ocre et de verts foncés.

L'entrée dans une carrière 1889

Lors de son internement à l’asile Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence, Van Gogh s’empare des environs pour nourrir sa géographie d’artiste. Il peint et dessine inlassablement de nouveaux motifs provençaux : cyprès, oliveraies et collines. La chaîne des Alpilles s’élevant derrière les bâtiments de l’asile, le peintre a ainsi l’occasion de représenter ce massif montagneux ainsi que la carrière qui se trouve à proximité. De cette dernière, il donna deux représentations : l’une peinte à la mi-juillet – peu de temps après qu’il ait subi une nouvelle crise –, l’autre au mois d’octobre.

Lettre de Vincent van Gogh adressée à Paul Gauguin © N.Ammirati

Vincent van Gogh - L'entrée dans une carrière 1889

Lettre de Vincent van Gogh adressée à Paul Gauguin

La correspondance de Van Gogh, qui comprend près de 900 lettres, est considérée comme un des sommets de la littérature épistolaire et constitue une immense source de connaissance sur la vie et l’oeuvre du peintre néerlandais. Van Gogh écrivait principalement à son frère Theo, mais également aux autres membres de sa famille ainsi qu’à des artistes proches.

À proximité du tableau L’Entrée dans une carrière, la Fondation présente une lettre de Vincent Van Gogh adressée à Paul Gauguin. Précieux témoignage de l’amitié complexe qui a uni les deux artistes, cette lettre permet de se plonger dans la pensée et les préoccupations de Van Gogh. Elle est datée du 21 janvier 1889, soit à peine un mois après le départ de Gauguin de la Maison jaune, où il vécut durant deux mois aux côtés de Van Gogh. Ce dernier y verbalise sa détresse et ses remords d’avoir causé le départ précipité de Gauguin. On peut y percevoir un hymne à la fraternité entre les artistes, et plus largement à l’amitié entre les hommes.

Boîtes vitrées - Collection du Museon Arlaten © N.Ammirati

Santons du Museon Arlaten en carton et techniques mixtes © N.Ammirati

Les santons du Museon Arlaten

Créé à l’initiative du poète Frédéric Mistral (1830-1914), le Museon Arlaten dresse un panorama de la Provence rhodanienne de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il conserve, entre autres, une collection de santons anthropomorphes et zoomorphes, créés entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Figurines en terre peinte, les santons sont intrinsèquement liés à la nativité et à la dévotion privée populaire qui fleurit pendant la Révolution de 1789. Issus de la pastorale du XIXe siècle, les personnages ont adopté l’identité provençale. La crèche se compose de figurines représentant le monde rural (bergers, paysans, petits métiers du village) et les citadins. Seront exposées à la Fondation Vincent van Gogh Arles les figures « profanes » comme, par exemple, les petits métiers et le tambourinaire.

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