Chacun Sa muse...pendant MP2018

Du 10 février au 26 août 2018

Dans le cadre de Marseille Provence 2018 Quel Amour !, le Musée Regards de Provence propose de mettre en lumière et en regard des œuvres de peintres, sculpteurs modernes et contemporains, de photographes et vidéaste, qui ont été inspirées par leur relation avec leur modèle, muse, femme, diva. L’exposition Sa Muse… réunit des œuvres du début du XXème à nos jours, qui convoquent et invitent notre réflexion à ce sujet-muse.

Il est des muses célèbres et anonymes, mais toutes sont instigatrices, inspiratrices de l’artiste, elles sont le guide de leur création. La muse moderne a cette irrésistible faculté de faire appel aux yeux et à l’esprit de l’artiste et souvent à son cœur, pour le pousser au plus haut de sa création. De l’existence d’une relation ambiguë, complice et complexe voire amoureuse avec l’artiste, la muse est source de lien, d'énergie, de réflexion et de vie. Chacun sa muse ! Entre mythe et réalité, son incarnation contemporaine se déplace dans différents sujets : la femme, le modèle, l’égérie, l’icône, la diva…

Ce parcours met en perspective des œuvres de Katia Bourdarel, Ben, Dominique Castell, Marc Chostakoff, Christine Coulange, Marie Ducaté, HugPat, Aki Kuroda, Elisabeth Montagnier, Patrick Moquet, José Nicolas, Philippe Ordioni, ORLAN, Jean-Marie Périer, Sabine Pigalle, Serge Plagnol, Bernard Plossu, Paul Raynal, Olivier Rebufa, Hervé Saint Hélier, Lionel Scoccimaro, Pascal Navarro, George Segal, Antonio Segui, Suzanne Strassmann, Studio Hollywood Bellon, Jean-Jacques Surian, Michèle Sylvander, Djamel Tatah, Nicole Tran Ba Vang, Valade, Jean-Luc Verna, Pierre Bonnard, Lucien Clergue, Dali, Honoré Daumier, Claude Gilli, Henri Lebasque, Henri Manguin, André Marchand, Henri Person…

Manguin Henri, Nu devant la glace

Rebufa Olivier, Autoportrait-La robe noire-Rebufa- 2014

Histoire de Muses…

Du temps des Grecs anciens, l’art n’était pas humain mais provenait des divinités. Les muses, filles de Zeus et de Mnémosyne (déesse de la mémoire) étaient les allégories de l’art, représentant la musique, le chant, le théâtre, la danse, la rhétorique, la poésie et l’astronomie. Elles étaient appelées par les poètes pour leur apporter l’inspiration et l’imagination.

La muse est surtout liée à la poésie, et bon nombre de poètes l’ont évoquée dans leurs poèmes :
Homère : Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’inventif…
Rimbaud : J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Parmi les neuf muses originelles, aucune ne représente les arts visuels, alors qu’elles seront maintes fois reproduites dans l’iconographie des ouvrages sur l’histoire de l’Art. C’est en présence d’œuvres d’artistes du début du XXème siècle, et d’artistes plus proches de nous, que le voyage proposé autour de ce thème pourra s’enrichir de nos réflexions.

Carrera-Augustin-l'artiste-et-ses-modeles-1905
Carrera-Augustin-l'artiste-et-ses-modeles-1905

La notion de muse s’est étendue et développée avec le temps à d’autres présences de la femme que l’on associe à l’inspiration créatrice : l’épouse, le modèle, l’égérie, l’icône, la diva, autant de synonymes qui ont pris plus de place aujourd’hui dans le langage courant car ces présences s’illustrent de façon encore plus incarnées grâce aux moyens de diffusions et de communications que sont la télévision, les magazines, la photographie, et le cinéma.

Elles sont autant de personnalités emblématiques qui ont exercé des influences diverses, mais réelles auprès d’artistes, parfois des époux, des amants, des amis… À travers les écrits des couples ainsi formés, ou de biographies documentées, on retiendra que l’artiste a besoin d’une « partie autre », d’un « ailleurs », d’une « autre part de l’œuvre », venue d’une présence « agissante » ; un besoin qui se construirait à deux, en commun, une nécessité intérieure. L’une de ces parts sera le guide, l’inspiratrice, l’instigatrice, le moteur, et l’autre part en est le récepteur, l’artiste, le traducteur de ces incitations qu’il attend de recevoir de cette relation, de cet échange constructif.

Man Ray in front of Kiki de Montparnasse's portrait

George Hoyningen - Lee Miller models Leisurewear, Paris, France, 1930

Le XXème siècle verra se manifester des muses vivantes : Marie Laurencin, Kiki de Montparnasse, Lee Miller, Gala, Nusch Éluard, Thérèse Walter, Dora Maar, Ultra Violet, et plus près de nous, Jane Birkin, et tant d’autres, illustrant ces couples réunis pour des temps plus ou moins longs, qui se forment et se déforment au gré des nouvelles rencontres. On pourra les associer aux icônes qui ont traversé le siècle en ayant marqué de leur passage la vie de l’un ou l’autre d’entre nous : Édith Piaf, Brigitte Bardot, Juliette Gréco, Patty Smith… La muse, l’icône ou l’égérie, n’est pas uniquement féminine, l’homme peut être de la même façon l’instigateur, le guide de l’artiste : Rimbaud et Verlaine, Alfred Douglas de Queensberry et Oscar Wilde, plus près de nous Jean Marais et Jean Cocteau, Jacques de Bascher et Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld, Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol

De la muse au modèle puis de l’égérie à l’icône et enfin à la diva, on s’aperçoit que tous ces mots sont comme un fil rouge ténu sur lequel dansent des particularismes singuliers mais très proches sémantiquement.

Au Musée Regards de Provence, on pourra S’aMuser à nommer des icônes patrimoniales de la ville : on en retiendra au moins deux : la Vierge de la Garde, et la poissonnière du Vieux-Port. Entre le sacré et le profane, l’intemporel et le temporel, ce sont deux figures qui ont été maintes fois représentées, photographiées, nommées dans des textes divers, des histoires locales, des films. Les réparties verbales du langage « fleuri » de la poissonnière courent toujours dans le patrimoine humoristique de Marseille.

Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol

Jean Marais et Jean Cocteau

La diva, qui est l’objet d’adoration, voire d’idolâtrie, n’en reste pas moins un sujet d’attachement qui peut faire modèle, être un exemple à suivre pour celle, ou celui qui veut s’identifier, car il y a aussi un masculin à diva. … Divo.

« Je vais taquiner la muse » est une expression un peu désuète aujourd’hui, mais qui dit bien qu’il semble nécessaire de solliciter une « autre présence active » dans notre rêverie. Alors : « Ô Muse, guide-moi à travers les œuvres de l’exposition et fais-moi découvrir ce que je n’aurais pas pu créer »

A travers l'Histoire, le rôle de la muse a évolué, existant dans tous les domaines artistiques - poèmes, chansons, romans, films, mais continuant toujours à être un mythe, une légende, surtout dans la peinture et la sculpture. L’artiste n’est pas étranger à cette réputation, de par le regard qu’il porte sur le modèle, pour créer, mettre en scène et interpréter une représentation profondément inédite et une atmosphère particulière que le monde n'a jamais vue ou vécue.

Picasso's muses: Fernande Olivier (clockwise from top left), Olga Khoklova, Marie-Thérèse Walter (also left), Dora Maar, Françoise Gilot and Jacqueline Roque

Gala, la muse de Salvador Dali

Les muses modernes ne sont pas de splendides déesses, des femmes sensuelles et sulfureuses avec des atouts physiques, mais sont surtout des sources de lien, d'énergie et de vie. Elles représentent souvent la douceur et la force d’esprit.

Quels liens sont tissés entre ces tandems ? Dans tout œuvre, la notion d’intimité reste très prégnante, tout comme l’aura, l’atmosphère particulière et la force mystérieuse qui se dégagent grâce au lien qui les unit.

La muse comme une sorte de fantasme, où sans franchir les limites, ces modèles ont pu permettre d’attiser le désir de l’artiste pour le conduire à la création.
La muse comme amante, que le désir consommé permet la transformation du regard de l’artiste pour aboutir à la création d’une œuvre qui suscite un sentiment fort.
La muse comme l’existence d’une relation complice, où l’artiste observe et connaît son modèle dans ses émotions les plus intimes et contenues.

Pour ne citer que Dora Maar et Marie-Thérèse Walter, parmi les nombreuses muses de Pablo Picasso, elles lui ont permis d'avoir une autre approche de son art et de marquer ses nouvelles créations dans le temps de leur vie commune.

Ou encore Gala, qui fut la compagne de Paul Eluard et de Salvador Dali, et de citer la biographe, Dominique Bona, « Elle n’est pas passive, soumise, elle est dynamique : elle est cette force qui fait bouger Dali, ce moteur qui lui donne des ailes. Elle exerce sur lui une influence capitale: elle l’aide à être lui. La recette de la muse est simple, mais bien plus vaste que celle des muses ordinaires: Gala ne se contente pas d’inspirer ou de poser pour le peintre. Elle lui insuffle la confiance, sans laquelle il ne serait rien. »

Pigalle-sabine-after-pisanello

La promesse de l’horizon 1, 2017, de Katia Bourdarel

Extraits du catalogue

La promesse de l’horizon 1, 2017, de Katia Bourdarel

Le parcours de Sa Muse… est restitué dans un catalogue, réunissant toutes les œuvres, textes et commentaires du co-commissaire d’exposition Bernard Muntaner, dont ci-après quelques extraits.

Toutes les muses ont dans leurs attributs une couronne faite de fleurs, de lierre, de laurier, de roses, de myrtes, de pampres de vigne, de guirlandes, d’étoiles, de perles. La couronne possède une symbolique très riche, elle est associée à l'autorité, la charité, la constance, l'espérance, la force, la gloire, la victoire…
On aurait envie d’ajouter et la grâce devant cette image d’une jeune fille tournée vers un espace uniforme et infini, où, tout ce qu’un jeune âge peut envisager de rêves, de désirs, de bonheurs, pourra s’animer et prendre forme. Elle est une jeune muse qui pose comme un modèle intemporel.

After Pisanello, 2011-2013, Timequakes, de Sabine Pigalle.

Nous sommes devant l’Histoire, celle de l’antiquité, celle de la Renaissance, devant la mythologie grécoromaine et le mythe des grands artistes du quattrocento. Nous sommes devant une relecture de ces icônes archétypales où s’immisce le questionnement de l’auteure. Elle fusionne le passé et le présent dans un espace-temps où la mémoire active sa production. Tout ce patrimoine, qui souvent engonce l’esprit créateur, serait à faire ressurgir de façon nouvelle afin d’en réactiver l’intérêt à la lumière de propositions artistiques contemporaines.
Si les femmes à la carnation diaphane ont des attributs qui les nomment clairement, l’univers paysagé dans lequel elles se meuvent est à chercher du côté du Romantisme : chez Füssli, Blake, Friedrich, Goya… La sombre clarté d’une nature trouble, pousse, en les retenant, ces corps à la nudité blanchie au songe. Les modèles du passé font les créations du présent.

Marie Ducaté

Corps à Corps avec Angelin Preljocaj », Portrait 1 & 2, de Nicole Tran Ba Vang

Corps à Corps avec Angelin Preljocaj », Portrait 1 & 2, de Nicole Tran Ba Vang

Sous la peau, la peau… Nicole Tran Ba Vang déshabille le corps en le revêtant de sa propre protection charnelle, une sorte de strate, une peau du dessus. Elle s’est intéressée à la mode et a revisité les modèles de sous-vêtements faits d’une même peau en se posant la question des artifices de la séduction.
« Être ou ne paraître », c’est son entrée en matière pour définir son travail. Ce n’est pas sans humour aussi que le corps se défait et se refait à l’identique en rappelant que la peau est élastique. La peau est la première barrière de protection, et le moindre bleu rappelle sa fragilité. Le mot peau est souvent nommé dans notre quotidien : affections de la peau, lui faire la peau, sauver sa peau, peau de chagrin, vendre cher sa peau, la peau sur les os, faire peau neuve, l’avoir dans la peau, etc... Avec Angelin Preljocaj comme modèle, elle lui offre un juste au corps qui, pour un danseur chorégraphe est de l’ordre de la tautologie. Elle a signé en 2007 la scénographie et les costumes du ballet Eldorado, et elle a bien dû, pour cela, se mettre dans la peau du chorégraphe…

Nu dans un cercle, 1983, de Marie Ducaté

Le nu en peinture est surtout féminin. L’artiste, qui est le plus souvent un homme, prend comme modèle sa femme, une amante, ou un modèle rompu à cet exercice. Il se joue entre eux très souvent une complicité qu’ils partagent dans la vie quotidienne ou amoureuse. Derrière l’homme nu, qui est ici le modèle en tant que sujet et qui perturbe les conventions picturales, se trouve l’éternelle femme mainte fois peinte et donnée à voir dans l’histoire de la peinture. Cette femme est empruntée à un tableau de Boucher : « Marie Louise O’Murphy » peint en 1752. Elle est mise en arrière-plan pour laisser la première place à l’homme, la nouvelle muse d’une femme peintre : Marie Ducaté. Inscrites dans un tondo, les citations à l’histoire de l’art sont évidentes. Outre la référence anachronique du tableau de Boucher, le paysage en fond de scène classique se mélange à une contemporanéité que rappelle l’intérieur d’une maison avec téléviseur et siège design. Une table évoque une nature morte qui rappellent les grandes traditions de la peinture et la symbolique associée. La pastèque ouverte et les figues fendues ne sont pas sans évoquer un propos érotique. Le tondo est entouré de divers objets en plastiques venus en grande partie de l’univers du jouet et uniformisés en couleur argent. Tout cela est de l’ordre du ludique, on déplace les choses, on s’en amuse, on renverse les attendus, on joue avec les poncifs : et la muse peut être un homme…

Marie Darrieussecq - DES ÉCRIVAINS PAR BAUDOUIN

Aki Kuroda

Sans titre 1997, Aki Kuroda

Cette figure blanche sur un fond bleu outremer est emblématique d’un travail de Aki Kuroda mené depuis des années. Elle apparaît comme un vide, une réserve faite sur la page blanche créant une dialectique ouverte sur la problématique fond-forme. Où est le fond, où est la forme ? Celles-ci jouent à s’inverser dans notre perception de l’image. « Les vases, dit Lao Tseu, sont faits d’argile, mais c’est grâce à leur vide que l’on peut s’en servir ».
Le vide, ici le blanc, est un espace à investir, une entrée en spéculation : la silhouette de ce personnage, n’est ni homme, ni femme, ni fantôme, ni cariatide, ni robot, mais peut-être tout cela à la fois… Sa statique et son hiératisme opposent, à la vibration du bleu, une présence immobile, solennelle, libre, autonome, détachée du fond bien que naissant de lui. Elle est le commencement d’une identité où peuvent s’engouffrer le nommé. Elle est un archétype d’une représentation ouverte, une image iconique dans la cosmogonie de Kuroda, qui désigne son modèle à questionner en le figurant sans cesse.

« A quoi tu rêves ! »

Parcours littéraire de Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine, du 26 mai au 31 août 2018

En partenariat avec le festival Oh les beaux jours ! et dans le cadre de MP 2018 Quel Amour !, 6 musées - Mucem, Musée d’Histoire de Marseille, Musée des Beaux-arts de Marseille, Musée Borély, Musée de la Légion étrangère et le Musée Regards de Provence se sont associés pour commander une série de nouvelles, aux auteurs Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine, autour de la thématique de l’amour sur un parcours romancé intitulé « A quoi tu rêves ! » associant une à deux œuvres des collections permanentes.
L’œuvre, Le rêve, 1944, d’André Marchand (huile sur toile 130 x 195 cm) a été choisie comme trame d’histoire pour l’étape du Musée Regards de Provence.

Lebasque-nu-endormi-sur-un-lit

Ordioni-Portrait-baroque

Samedi 17 février

Atelier Pop Up Sa Muse…, de 14h30 à 16h30
Visite et atelier Pop Up en famille par l’ingénieur papier Arno Célérier, autour de l’exposition « Sa Muse… ».
Les ateliers démarrent à 14h30 et durent 2h00 (6 à 15 pers.).
Frais de participation : 9 € (7 à 12 ans) / 13 € (à partir de 13 ans) comprenant droit d’entrée aux expositions et fournitures gratuites.
Inscription sur : info@museeregardsdeprovence.com ou au 04 96 17 40 40

Samedi 17 février au restaurant Regards Café

Soirée Sa Muse…, de 18h à 24h00
Pour fêter « Quel Amour ! » et « Sa Muse… », le Musée Regards de Provence, le restaurant Regards Café et le Collectif Borderline organisent une soirée festive, au son des meilleurs DJs du moment, avec dégustation des produits de saison cuisinés à la plancha, des coquillages, des vins choisis dans la région et des cocktails maison.
Entrée libre et ouverte à tous (dans la limite des places disponibles).

Samedi 17 & Dimanche 18 février

Exposition Sa Muse… Femmes – Épouses - Modèles – Égéries – Icônes - Divas…
Tarif d’entrée unique à 3 € au lieu de 6.50 €, de 10h à 18h.

Informations pratiques et Visites

Musée regards de Provence
Face à l'esplanade J4 du Mucem
Tél 04 96 17 40 40
http://www.museeregardsdeprovence.com/

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.
En dehors des trois jours festifs d‘ouverture :
Billet expositions temporaires : Plein Tarif : 6,50 €. Tarifs réduits: 5,50 € - 4,70 € - 2,00 €.
Billet couplé expositions temporaires & scénographie permanente : Plein Tarif : 8,50 €. Tarifs réduits 7,50 €, 6,50 €
Visites commentées : tarif d’entrée + 6 € /pers. (hors groupe), le mardi et samedi à 15h sur réservation.
Visites commentées pour groupe : tarif d’entrée + 6 € /pers., tous les jours sur réservation.
Visite commentée gratuite le samedi à 10h30, hors droit d’entrée sur réservation (6 à 25 personnes).

Elisabeth Montagnier - Eloïse 1951 / Marc Chostakoff - À fleur de peau 1961 © Nathalie Ammirati

© Nathalie Ammirati

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