Voyage, Voyages, sources d'inspiration artistique

du 22 janvier au 4 mai 2020

Publié le 17 janvier 2020 Mis à jour le 17 janvier 2020

Avec Henri Matisse, Marcel Duchamp, Andy Warhol, Richard Baquié…
Un voyage à la découverte de nouveaux mondes artistiques !

Quelle qu’en soit l’idée (ou le point) de départ – une envie de soleil ou un désir d’évasion, la fuite, l’errance ou l’exil –, le voyage a toujours été pour les artistes source d’inspiration, d’influences et d’échanges. L’exposition « Voyage Voyages » propose un parcours à travers ces mouvements et leurs histoires.

Ainsi, suivant les pas de Paul Gauguin qui, poussé par un terrible besoin d’inconnu, s’embarque en 1891 pour Tahiti, on découvre les inspirations que tant d’artistes – de Vassily Kandinsky à Camille Henrot, de Marcel Duchamp à Andreas Gursky – ont retirées de cet attrait pour l’inconnu, pour un ailleurs qui les entraîne à renouveler leur manière de percevoir l’autre et de représenter le monde.

Frontières, migrations, tourisme de masse… La question du voyage, de l’exil et des circulations est aujourd’hui récurrente dans le geste artistique.

Prises dans divers lieux du Maroc, pays dont le père de Leila Alaoui est originaire, ces photos suivent l’histoire d’une jeunesse locale qui rêve d’une autre vie ailleurs. Leila Alaoui, No Pasara, 2008. Tirage photographique noir et blanc, 73 × 102 cm. Galleria Continua, San Gimignano, Beijing, Les Moulins, Habana © Courtoisie Fondation Leila Alaoui & Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Les Moulins / Habana

Située sur le Grand Lac Salé de l’Utah, aux États-Unis, Spiral Jetty est l’une des oeuvres les plus importantes du land art, mouvement apparu à la fin des années 1960. Robert Smithson, Spiral Jetty, 1970. Capture du film 16 mm numérisé, 35 min, couleur. Marseille, [MAC] musée d’art contemporain © 2019 Holt / Smithson Foundation and Dia Art Foundation / Adagp, Paris

L’exposition « Voyage Voyages » nous invite à en ressentir l’immensité créative, qui trouve un port d’attache naturel au Mucem qui privilégie depuis son ouverture le dialogue entre les cultures.

Une gravure de Gauguin et la vue de l’installation de Chiharu Shiota évoquent dès l’entrée de l’exposition ce que les voyages peuvent avoir en commun ainsi que leurs profondes différences, pour les artistes comme pour nous. Si Gauguin trouve la beauté aimée dans la Polynésie mythique, Chiharu Shiota laisse se mouvoir le voyage de la pensée dans une vague de valises suspendues. Entre ces deux visions, s’ouvre un monde, ou même des mondes, à parcourir. C’est ce que nous propose « Voyage Voyages ».

L’exposition déploie un parcours en huit sections abordant les thématiques relatives au voyage. Elle présente une centaine d’oeuvres (peintures, sculptures, installations, photographies, vidéos), réalisées par près de 80 artistes internationaux, de la fin du XIXe siècle à nos jours.

Plutôt que de suivre une chronologie prévisible, le parcours mêle les oeuvres de différentes générations qui échangent leurs diverses perceptions du voyage, proposant ainsi au visiteur une promenade fluide et hors du temps.

L’artiste japonaise Chiharu Shiota marque le paysage artistique contemporain par ses installations monumentales composées de fils de laine entrelacés, d’une rare poésie. Chiharu Shiota, Accumulation - Searching for the Destination, 2014-2019. Fils, moteurs, valises, dimensions variables. Galerie Templon, Paris-Bruxelles © Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galerie Templon, Paris-Bruxelles, photo : Bertrand Huet/Tutti © Adagp, Paris, 2019

À partir de 1936, Marcel Duchamp produit de nombreuses copies de la Boîte-en-valise, qui contient des reproductions à échelle réduite de ses oeuvres. Marcel Duchamp, Boîte-en-valise n° IV, 1936. Carton, bois, papier, plastique, 8 × 35 × 39,8 cm. Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, Saint-Priest-en-Jarez. Cliché © Yves Bresson / Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole © Association Marcel Duchamp / Adagp, Paris, 2019

En valise

L’artiste en voyage ne peut se promener les mains dans les poches. Il conserve, où qu’il soit, son dialogue ininterrompu avec les objets dont il a besoin, ceux qu’il trouve comme ceux qu’il produit. Or s’il existe tant de contenu, il doit nécessairement exister un contenant. C’est ainsi que naît la préséance ambiguë de la valise. L’apparition récurrente de cet outil de voyage ne pouvait pas laisser ses utilisateurs indifférents. Lorsque sur une initiative inspirée, la Boîte-en-valise permet à Marcel Duchamp de transporter l’ensemble de son oeuvre, le bagage-cabine lui-même acquiert un nouveau statut. C’est un modèle réduit de la pensée de l’artiste qui se trouve rangé, emballé et transportable.

Dans des circonstances moins organisées, la valise peut aussi tout simplement devenir vide, hors d’usage. Alors l’ironie de Duchamp laisse place à la réflexion poétique de Chiharu Shiota, dans laquelle les souvenirs de ceux qui ont porté des valises se rassemblent telle une vague, dont l’installation reprend la forme et le mouvement régulier, sans fin.

En Tunisie, Klee est profondément marqué par la lumière et la couleur qu’il y découvre. Paul Klee, Kairouan, devant la porte, 1914. Aquarelle et crayon sur carton, 13,5 × 22 cm. Moderna Museet, Stockholm © Moderna Museet / Stockholm

Les oeuvres précoces de Vassily Kandinsky, entre 1902 et 1907, sont souvent multicolores et inspirées des contes russes de son enfance. Vassily Kandinsky, Arabische Stadt [Ville arabe], 1905. Tempera sur carton, 67,3 × 99,5 cm. Centre Pompidou - Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI

Sur l’autre rive

Du nord au sud de la Méditerranée, les rives se font face et dialoguent. Leur histoire vit d’ententes et d’oppositions, et l’art n’y fait bien sûr pas exception.

Dans les années 1910, les artistes européens qui cherchent des lumières fortes et inhabituelles les trouvent loin de leurs propres origines, attirés vers le sud par un éblouissement. Albert Marquet y expérimente la forme et les lignes des villes. Vassily Kandinsky y laisse la blancheur de la lumière simplifier l’image des rues, silencieuse et sans heurt. Paul Klee s’y nourrit d’une palette de couleurs qui avance vers l’abstraction.

Quand une nouvelle génération représente la traversée en sens inverse, quelques décennies plus tard, c’est à la poursuite d’intentions diamétralement opposées. À l’image lumineuse répond un vécu quotidien de rêves et de manques. Leila Alaoui et Zineb Sedira s’expriment au nom de tous ceux auxquels la matérialité des frontières ne cesse de s’opposer. D’une réalité impalpable, l’art passe à des aspirations de liberté vivante, pour tous. Peu importent la toile ou l’aquarelle : ce qu’il faut tenir, c’est un passeport.

Coloradeau est inspiré par le paysage désert de l’Ouest américain. Max Ernst, Coloradeau, 1953. Huile sur toile, 55,2 × 46,3 cm. Musée d’Art moderne de Paris © Julien Vidal / Musée d’Art moderne / Roger-Viollet © Adagp, Paris, 2019

Victor Brauner, Le Dernier Voyage, 1937. Huile sur bois (chêne), 13,9 × 18 cm. Centre Pompidou - Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI © Adagp, Paris, 2019

La planète affolée

Voyager, c’est aussi traverser le temps, sans retour possible. Regarder en avant, c’est regarder l’avenir. Le Dernier Voyage de Victor Brauner n’élude ainsi aucune intention divinatoire, même sombre. Sa réalisation en 1937, à l’aube du gouffre historique qui s’apprête à avaler l’humanité, en fait aujourd’hui un instant visionnaire palpable, symboliquement étendu sur un panneau de bois comme l’étaient les peintures religieuses du Moyen Âge.

La Deuxième Guerre mondiale poussera ensuite Max Ernst à traverser l’océan pour rejoindre l’Amérique, puis à parcourir presque tout un continent pour se poser en Arizona, où il peut s’approprier le calme lent que seul le désert possède, pour en faire une oeuvre plus légère et bien moins détaillée que selon son usage habituel. Sans dématérialiser le surréalisme, Ernst le réduit à la simple expression d’un horizon entre chien et loup, que le temps et l’homme regardent, sans jamais pouvoir l’atteindre.

Ayant obtenu la dérive, le nez et le poste de pilotage d’une caravelle, Richard Baquié utilisera la partie avant de cet avion de ligne des années 1960-1970 pour produire Le Cockpit. Richard Baquié, Sans titre [Le Cockpit], 1986-1987. Vue de l’exposition au Centre Pompidou, Galeries contemporaines (14 janv.-22 mars 1987). Technique mixte, 210 × 550 × 235 cm. Photo Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou, MNAM-CCI, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI Bibliothèque Kandinsky, Dist. RMN-Grand Palais / Jacques Faujour © ADAGP, Paris 2019

Sur la route

La grande époque de la route en a fait le signe visible de la modernité des voitures, une voie sans barrière vers un avenir qu’elle promet heureux, un moyen de se détacher de tout, de se perdre volontairement. La route est partout mais personne n’y habite.
Pour On Kawara, ce déplacement est un atelier itinérant. Ses cartes postales expédiées depuis les endroits distendus où il se trouve en sont le journal de bord, alors que Martin Kippenberger déstabilise la géographie en utilisant le papier à lettres d’un hôtel, jamais le même, au fil d’un déplacement plus imaginaire que réel.

Mais ces chemins peuvent aussi représenter un monde qui ne sait plus se détacher du mouvement des machines. Pour Richard Baquié, un avion de ligne devient au ras du sol un objet étrangement incomplet, qui ne se déplace que par les mots qu’il porte. Andy Warhol ne se tourne vers les carrosseries roulantes de l’automobile que pour noter leur fin terrible et mortelle ; César les détruit en les réduisant à la seule existence que peut contenir leur matière une fois débarrassée de son essence et de son intérieur. Faute de point d’arrivée, la route peut-elle encore être une fin en soi ?

Les photographies d’Andreas Gursky relèvent souvent d’une vision critique de notre époque marquée par la mondialisation et le capitalisme. Andreas Gursky, Dubai World III, 2008. Impression couleur, 237 × 342,5 × 6,2 cm. Kunstmuseum Wolfsburg, dépôt de Volkswagen AG © Andreas Gursky / Courtoisie Sprüth Magers / Adagp, Paris, 2019

Sur un globe terrestre dont les méridiens et les parallèles forment une cage métallique, les contours des continents dessinés par un néon rouge incandescent produisent une cartographie inquiétante. Mona Hatoum, Hot Spot (stand) (détail), 2018. Tube néon et acier, 172 × 83 × 80 cm © Mona Hatoum. Courtoisie Galerie Chantal Crousel, Paris (Photo : Florian Kleinefenn)

Cartes et traces

En observant la terre, le besoin pour le voyageur de la toucher, de la manipuler, devient lentement envahissant. C’est de cette pensée que découle le land art, et la Spiral Jetty de Smithson en symbolise l’abstraction, puisque aucun bateau n’y accostera jamais et que la suivre jusqu’au bout ne mène nulle part. Comme dans l’art pariétal préhistorique, ici se trouve la marque que ceux qui ne font que passer ont su laisser.

Partout, l’humain s’approprie la géographie. Il en va ainsi des terres et des limites, parfois fictives, de leurs contours. Plutôt que de s’en inspirer, Andreas Gursky les photographie avec une froideur technique visant à la perfection impossible, comme pour mieux en souligner le manque de sens, alors qu’en les tissant sur un tapis, en les courbant le long de tubes en néon, Mona Hatoum souligne leur appartenance au geste qui les dessine. D’un regard, chacun est appelé à se souvenir de la bonne ou mauvaise conscience de ceux qui tiennent ces lignes.

Le travail de Martin Parr, à la fois artiste et photographe de presse, s’est toujours concentré sur la vie sociale telle qu’elle évolue à notre époque. Pour la série The Selfie Stick, il s’agit plus particulièrement d’examiner le tourisme et la consommation au travers de la pratique du selfie. Martin Parr, ITALY, Venice, 2015. Impression pigmentaire contrecollée sur aluminium, 60 × 86 cm. Magnum Photos, Paris © Martin Parr / Magnum Photos

Sea and Sun

Dans leur migration annuelle vers la mer et le soleil, les touristes de masse et les artistes qui en font leurs modèles sont bien loin de l’éternité de Rimbaud. Et les artistes peuvent être moqueurs, à leurs heures. Comme Duane Hanson, ornant des personnages artificiels d’un imprimé exotique : les vacanciers deviennent des présences sans vie. Ou Martin Parr, qui note la même attitude partout, celle de voyageurs réagissant de manière exactement identique à Venise, à Cuba ou en Inde.

Les mers du Sud contiennent pourtant plus que l’image de carte postale ne peut en raconter. Pour Sigalit Landau, la mer Morte et son histoire suivent le tournant d’une vie qui recommence encore et encore. Pour Camille Henrot, le Pacifique est le miroir sans tain où des traditions lointaines et animistes font face aux restes tout juste engloutis de la folie humaine et aux épaves que notre guerre a laissées sur ses fonds.

Barthélémy Toguo, Road to exile, 2007. Technique mixte, 220 × 260 × 135 cm. Paris, Collection du Musée national de l’histoire de l’immigration © Adagp, Paris, 2019 ; photo Courtoisie Galerie Lelong Paris

Exil

L’exil est un grand flux du mouvement du monde. Il représente le courant de nombreux fleuves humains qui tâchent de trouver de nouvelles terres où se poser quand celles où ils prennent leur source sont devenues trop sèches, qu’il s’agisse de fuir l’aridité du sol qui ne veut plus nourrir, ou celle des esprits qui ne veulent plus laisser de vie aux autres. Né au Cameroun, Barthélémy Toguo connaît ces questions de la manière la plus immédiate qui soit.

Mais sans ignorer ce qu’il peut y avoir de dramatique à quitter ses origines, Road to exile se refuse à sombrer dans un pessimisme absolu. Avec ses tissus aux couleurs bien vivantes, la simplicité de sa barque et son voyage au-dessus des bouteilles à la mer, l’installation raconte aussi que parfois l’exil mène à bon port, et incite à réfléchir un instant sur une vie où l’impossibilité de l’exil serait vécue comme un enfermement.

Henri Matisse quitte Paris en 1930 pour New York, traverse les États-Unis en train puis embarque de San Francisco pour Tahiti où il arrive le 29 mars. Il souhaite trouver dans ce voyage un renouvellement de son inspiration, la recherche de nouveaux espaces et une lumière différente. Henri Matisse, Polynésie, la mer, 1959. Tapisserie en laine, 196 × 314 cm. Mobilier national, Paris © Succession Henri Matisse ; image © Mobilier national, Paris / I. Bideau

Matisse

Les souvenirs d’un voyage peuvent être tout aussi marquants que le voyage lui-même. Ainsi, alors que son séjour en Polynésie en 1930 ne semble pas lui avoir procuré une grande satisfaction, Henri Matisse y revient en pensée plus d’une quinzaine d’années plus tard. Polynésie, la mer et Polynésie, le ciel, qui découlent de ses souvenirs lointains, évoquent les éléments entre lesquels les îles du Pacifique se tiennent en équilibre, mais aussi les espaces infinis qui s’offrent à qui veut bien s’y lancer.

Autour de l'exposition

Voyage émoi
Voyage émoi

Un projet participatif autour de l'exposition " Voyage, voyages ".

En amont de l'ouverture de l'exposition " Voyage, voyages ", le Mucem a invité huit groupes de Marseillais…

En savoir plus
Les contes de la mer - Petits voyages
Les contes de la mer - Petits voyages

Ciné-conte à partir de 2 ans

Avec Jeannie Lefebvre

Ce programme de trois courts métrages d'animation autour du monde de la mer nous mène à la découverte d'histoires…

En savoir plus
Le Voyage de Malenky - Petits voyages
Le Voyage de Malenky - Petits voyages

Théâtre cinémarionettique (à partir de 8 ans)

De Clément Arnaud et Rodolphe Brun
Cie Traversant 3

Il y a 7 500 ans Malenky élève des moutons et plante des carottes…

En savoir plus

Infos pratiques

Mucem
1 Espl. J4, 13002 Marseille 04 84 35 13 13

Horaires d'ouverture
Ouvert tous les jours sauf le mardi et le 1er mai
De 11h à 18h (du 22 janvier au 27 avril 2020)
De 11h à 19h (du 28 avril au 4 mai 2020)
Les dimanches ouverture dès 10h

Billets Mucem
Expositions permanentes et temporaires 11€ / 7,5€ (valable pour la journée)
Billet famille Expositions permanentes et temporaires 18€ (valable pour la journée)

L’accès aux espaces extérieurs et jardins du Mucem est libre et gratuit dans les horaires d’ouverture du site.
L’accès aux expositions est gratuit pour tous, le premier dimanche de chaque mois.

Tarif réduit pour les personnes munies d’un billet plein tarif musée Regards de Provence, FRAC (datés de la semaine) et musée Granet.

Pour aller plus loin

Les musées à découvrir en Provence !

Les musées à découvrir en Provence !

Le département des Bouches-du-Rhône n’est pas avare en proposition culturelle. My Provence Culture vous propose un petit guide des musées immanquables lors de votre séjour dans le département.

Les expos à ne pas rater en 2020

Les expos à ne pas rater en 2020

De grands artistes seront à l'honneur, cette année encore, dans toute la Provence. La programmation des expositions 2020 est pour le moins alléchante ! Tous à vos agendas!

Pharaons Superstars

Pharaons Superstars

L'exposition "Pharaons Superstars" raconte comment quelques rois et reines de l'Egypte ancienne sont devenus aujourd'hui des icônes internationales, tandis que d'autres, qui ont connu leur heure de gloire dans l'Antiquité ou les cultures postérieures, sont presque tombés dans l'oubli. Khéops, Néfertiti, Toutânkhamon, Ramsès et Cléopâtre sont des noms familiers, des milliers d'années après leur mort. Mais qui se souvient aujourd'hui de Téti, des Sésostris ou de Nectanébo ?
Le visiteur découvrira sur 5000 ans, de l'Antiquité à nos jours, les exploits et surtout la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons, entre histoire et légende. Ces derniers peuvent servir de parabole illustrant la nature et les voies de la célébrité, rappelant que la renommée est éphémère, versatile et n'a pas toujours à voir avec le mérite historique. Des hiéroglyphes égyptiens à la musique pop en passant par les enluminures médiévales et la peinture classique, l'originalité de l'exposition est de réunir une grande variété d'oeuvres d'art, de documents historiques et d'objets de consommation contemporains. Tous témoignent de la popularité des pharaons, de leur nom ou de leur image, et en disent souvent davantage sur notre société, notre imaginaire et nos aspirations.
L'exposition présente 300 pièces issues des fonds du Mucem et des plus grandes collections françaises et européennes, dont le Musée du Louvre (Paris), la Bibliothèque nationale de France (Paris), le British Museum (Londres), les Musées Royaux d'Art et d'Histoire (Bruxelles), le Kunsthistorisches Museum (Vienne), le Museo Egizio (Turin), l'Ashmolean Museum (Oxford), le musée d'Archéologie méditerranéenne (Marseille), le musée d'Orsay (Paris), le musée Calouste Gulbenkian (Lisbonne), le Victoria & Albert Museum (Londres) et les Bibliothèques de la Ville de Marseille.
Après le Mucem à Marseille, elle sera présentée au musée Calouste Gulbenkian à Lisbonne et au Musée de la Civilisation de Québec.
Commissariat : Frédéric Mougenot, commissaire général, conservateur du patrimoine, Mucem Guillemette Andreu-Lanoë, commissaire associée, égyptologue, directrice honoraire du département des antiquités du musée du Louvre.
Scénographie : Emilie Delanne et Amélie Lauret, Graepheme Scénographie

Agenda

Marseille

Marseille

Un film au Prado, une expo à La Friche Belle de Mai ou un concert au Dôme, sans oublier les festivals d'été et marchés d'hiver : tout l'agenda culturel.

Voir le guide Marseille
Expositions en Provence

Expositions en Provence

Art, histoire ou sciences naturelles : découvrez toutes les dates des expositions en Provence.

Voir le guide Expositions en Provence
Marseille le Panier sur les pas des Marseillaises

Marseille le Panier sur les pas des Marseillaises

Plus ancien quartier de Marseille, le Panier n’a rien perdu de son charme. Bien au contraire, le coin est en plein renouveau depuis l’arrivée du MuCEM et la rénovation de la Joliette, sans parler des monuments historiques qui côtoient à présent les ateliers d’artistes planqués dans les ruelles étroites.

Voir
Tout l'agenda culturel

Autres articles

Gaby Deslys, marseillaise, star mondiale du Music-Hall

Gaby Deslys, marseillaise, star mondiale du Music-Hall

Au centenaire de la mort de Gaby Deslys, il fallait rendre un vibrant hommage à cette marseillaise devenue star mondiale du Music-Hall, et trop oubliée. C'est fait grâce au roman de Sylvia Poncet et à l'exposition du Château de la Buzine.

Le musée inconnu ou La boîte de Pandore

Le musée inconnu ou La boîte de Pandore

du 15 février au 31 mai 2020

Le musée Réattu propose en 2020 une nouvelle présentation de ses collections permanentes sous la forme de cabinets de curiosités qui révèlent des pans parfois méconnus de l'histoire d'Arles.

L'Agenda du week-end

L'Agenda du week-end

du jeudi 27 février au 1er mars 2020

Besoin d'idées ? Retrouvez chaque mercredi, notre sélection de sorties pour le week-end, nos bons plans et nos coups de coeu

L'Agenda du week-end

L'Agenda du week-end

Du jeudi 20 au dimanche 23 février 2020

Idées sorties pour le week-end : Retrouvez chaque mercredi, notre sélection d'événements, nos bons plans et nos coups de cœur.

Festival d'Aix-en-Provence 2020

Festival d'Aix-en-Provence 2020

L'opéra, c'est jeune !

En 2020, cela fera 72 étés qu’Aix en Provence vibre au son des concerts lyriques donnés dans le cadre du prestigieux festival d’Aix. Ne vous fiez pas aux apparences, au Festival d'Aix, l'opéra, c'est aussi pour les jeunes !

YUL en concert, musique et arômes

YUL en concert, musique et arômes

Du 31 janvier au 4 avril 2020

La Bibliothèque départementale et la Meson vous invitent à découvrir YUL en solo, un spectacle passerelle entre deux continents qui mêle enchantement des oreilles et plaisir du nez.

Le salon de musique de Mars en Baroque

Le salon de musique de Mars en Baroque

Du 29 février au 31 mars 2020

Le Festival Mars en Baroque nous propose de pousser la porte des salons de musique, d’entrer dans la vie privée des compositeurs et de leurs hôtes, pour y découvrir une musique de l’intimité.

Que faire pendant les vacances de Février ?

Que faire pendant les vacances de Février ?

Du samedi 15 février au dimanche 1er mars 2020

Que faire pendant ces vacances d'hiver ? Comment distraire nos bouts de choux et nous évader sans partir forcément au ski, trouver des activités qui plaisent aux petits comme aux grands? Notre département recèle de lieux culturels à (re)découvrir de manières originales...on y va !

Les lieux de l'Unesco à visiter en 2020

Les lieux de l'Unesco à visiter en 2020

Bouches-du-Rhône : sur les traces du passé

La Provence regorge de trésors architecturaux empreints d'histoire. Situés dans notre beau département, certains d'entre eux se trouvent sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le festival de Pâques, un festival pour tous !

Le festival de Pâques, un festival pour tous !

du 4 au 19 avril 2020

Avec le festival de Pâques, Aix-en-Provence est devenue un rendez-vous majeur de la musique classique en Europe, capable d’inviter les plus grands solistes et les plus grands orchestres, mais aussi de se pencher sur un certain nombre de questions de société.

Les Suds se pare de ses couleurs d’hiver

Les Suds se pare de ses couleurs d’hiver

du 1er au 8 mars 2020

Les Suds, en Hiver constitue un festival riche de la diversité des musiques et cultures qu’il offre à découvrir, et des territoires qu’il invite à sillonner, dans la douceur hivernale.

Lumières sur le Polar à Vitrolles

Lumières sur le Polar à Vitrolles

du 4 au 9 février 2020

Films, Débats, Rencontres, Exposition, Ateliers, Remise du prix de la "Gâchette d'or" au programme du Festival Polar en lumières un rendez-vous incontournable de l’agenda culturel vitrollais.