Tal Coat, un breton dans la lumière de Cézanne

Du 18 novembre 2017 au 11 mars 2018

Publié le 4 décembre 2017 Mis à jour le 9 avril 2019

Le musée Granet d’Aix-en-Provence présente une rétrospective exceptionnelle du peintre Pierre Tal Coat. À l’occasion de l’année Tal Coat qui s’est ouverte en 2017 par des colloques et des expositions thématiques (Kerguéhennec, Cerisy, Münich, Royan, Uzès, ...), le musée Granet a choisi de montrer toute la richesse d’un peintre présent depuis 1985 dans sa collection permanente et plus particulièrement depuis les années 2000 grâce à la donation de la famille Meyer.
Tal Coat est reconnu mondialement et de nombreuses expositions l’ont mis à l’honneur jusqu’à aujourd’hui. Cette exposition s’annonce comme l’événement clôturant l’année qui lui est dédiée.

Ainsi sur plus de 500 m2, le public peut découvrir de façon chonologique près de 180 oeuvres qui présentent son parcours de peintre ; de ses début figuratifs à sa période qu’on dit trop hâtivement «abstraite» après son séjour en pays d’Aix (1943 à 1956) où son travail évolue considérablement à la lumière de Provence.

Aux côtés des toiles et aquarelles de Cézanne présentées au rez-de-chaussée, le public peut découvrir en Tal Coat un artiste inspiré par le père de l’art moderne, choisissant dès les années 40 de s’installer dans la ville d’Aix, au coeur des paysages et des lieux -notamment Château Noir- rendus célèbres par Cézanne.

Pierre Tal Coat, Les poissons, 1945-1946 Encre de chine sur papier, 50 x 65 cm Collection particulière DR, © collection particulière © ADAGP Paris 2017

Pierre Tal Coat La Femme au manchon, 1936 Huile sur panneau, 100 x 81 cm Collection particulière, Lyon Photo : Pierre Aubert, © ADAGP Paris 2017

Pierre Tal Coat, Rochers, 1950-1952 Huile sur toile, 78 x 78 cm Musée Jenisch Vevey, Photo : Musée Jenisch Vevey © ADAGP Paris 2017

La liberté farouche de peindre

La liste est longue des artistes qui furent amis avec Pierre Tal Coat et qui ont reconnu son oeuvre. La peinture de Tal Coat fut représentée par les plus célèbres galeries françaises et elle représenta la France dans les grandes manifestations internationales. Pourtant le nom de Tal Coat – « le peintre des peintres » – ne prend qu’aujourd’hui sa juste place dans l’histoire de l’art. Il semble que le destin de son oeuvre ait été d’apparaître et de disparaître pour réapparaître. Cette gloire à éclipses – ou plus lente que d’autres à s’établir – tient sans doute à l’exceptionnelle liberté d’un artiste qui préféra les réponses de la nature aux catégories des Écoles et l’énergie bienfaisante des sources aux stratégies conquérantes du marché de l’art !

Lorsque ses Poissons (1945-1946) se vendaient « comme des petits pains », Tal Coat les rendit à la rivière : impossible alors de les reconnaître dans les Remous et Tourbillons ! Lorsque, à la fin des années 1950, la célébrité du peintre suscita les achats officiels, il s’installa, à la Chartreuse de Dormont ; là, dans le silence d’un atelier immense, il s’interrogea sur la matière même de sa peinture et s’engagea dans une remise en cause vertigineuse. Comme un alchimiste mais avec la fraîcheur d’un enfant, il poursuivit l’accord intrinsèque de sa peinture avec la vie sensible du dehors. Tal Coat pouvait s’étonner que le monde passât à côté de la singularité de sa démarche, cependant il ne faisait rien pour se laisser saisir. Mieux, la Faille était toujours son sujet, la déchirure ouvrait son Passage : il était de la nature de son oeuvre de nous échapper.

Pierre Tal Coat, Autoportrait

Pierre Tal Coat, Paysage du Tholonet, 1943 Huile sur papier, 17,5 x 25 cm Collection particulière, Photo : Xavier Demolon, © ADAGP Paris 2017

« Il y a toutes les raisons d’exposer Tal Coat à Aix-en-Provence » dit très tôt Bruno Ely, conservateur en chef du musée Granet. Citons-en au moins trois :

  • Cézanne tout d’abord, le peintre d’Aix dont la peinture, pendant longtemps, n’avait pas eu sa place au musée. Venir à Aix et, en 1943, aller vivre à Château Noir, installer son atelier alors que Cézanne avait eu, dans la cour du pistachier, une remise pour ses tableaux... Arpenter les collines boisées dans les parages de la montagne Sainte-Victoire, voilà, pour un peintre, un choix riche de sens !

  • Pierre Tal Coat vécut à Aix de 1940 à 1956. C’est à Aix que sa peinture connut sa première « grande mutation » (Jean Leymarie) : de la représentation des choses identifiées (comme dans ses Natures mortes) à l’incorporation de la figure dans le paysage (comme dans ses Profils sous l’eau). La campagne d’Aix, les Rochers, les lignes des Failles sous la lumière aveuglante (ou celles des pierres et des pins lorsqu’ils émergent de la brume) ont fourni au marcheur infatigable les motifs de son inspiration.

  • La Donation Meyer. Ami du poète André du Bouchet, Philippe Meyer fit don à l’État d’une impressionnante collection où, par exemple, un Autoportrait de Paul Cézanne dialogue avec le Boxeur de Pierre Bonnard : à côté d’une salle Giacometti, le plus bel ensemble d’oeuvres de Tal Coat réunies dans un musée français est exposé en permanence dans les salles du musée Granet.

Pierre Tal Coat Joueur de mandoline, 1927 Gouache sur papier 32 x 21 cm M. et Mme Inzerillo- Aitouarés Photo : Bertrand Hugues, © ADAGP Paris 2017

Pierre Tal Coat - nu-aux-bas-rouges

Au musée Granet, il fut choisi de montrer une rétrospective couvrant la quasi totalité du parcours de l’artiste : de 1925 à 1985. Ce propos coïncide heureusement avec le temps d’une cristallisation autour de l’oeuvre de Tal Coat. Cette exposition est la manifestation culminante d’une « Année Tal Coat » riche de huit expositions en France et en Allemagne et de multiples publications.

En 1925-1927, dans le sud de la Bretagne, le souvenir de Gauguin et de Pont-Aven était vivant et fécond parmi les peintres mais Tal Coat dessine et peint sous les auspices aussi de Rembrandt, de Cézanne ou de Seurat... Il se révèle très tôt, comme l’a écrit Henri Maldiney, « un des grands dessinateurs de son siècle ». La couleur pourtant, notamment le rouge mais aussi le bleu, est fortement présente dès cette première période : au pastel (comme dans Le Fort des Halles ou Personnage au pull rouge), à la gouache (Le Joueur de mandoline), à l’huile (Les Raies ou Nu et boeuf écorché).

On associe rarement l’oeuvre de Tal Coat à l’expressionnisme. Pourtant on peut dire «expressionnistes» ses Portraits des années 1930 : rouge lui-même, le dessin s’affirme sur les visages et sur de francs aplats de couleur, faut-il y voir une blessure ? Les sujets sont traités crûment et frontalement, cette frontalité est essentielle chez Tal Coat. Ainsi La Femme au manchon, le Nu aux bas rouges : le rouge revient puissamment au dos du personnage ou à ses bas, comme aux pieds nus des pastels de ses débuts.

Pierre Tal Coat, Massacre, 1936 Huile sur panneau de bois parqueté, 27 x 46 cm © collection Département du Morbihan Photo : Illès Paris © ADAGP Paris 2017

Pierre Tal Coat - Personnage-au-pull-rouge

La célèbre série des Massacres (1936) et des Vanités (1936-1937) porte l’horreur de la guerre civile espagnole au coeur de la peinture : avec la douleur et le drame de la guerre, le sujet s’accorde à l’expressionnisme des moyens picturaux. Autour du grand format de la collection du Centre Pompidou, les petits tableaux créent un incendie jaune-orange-rouge. Tandis que la crudité de leurs verts annonce la toute dernière période de Tal Coat. L’histoire de l’art puisera beaucoup dans ces années trente : Portraits de Gertrude Stein, Portraits d’Alberto Giacometti, Portraits de Pablo Picasso. La relation Giacometti-Tal Coat contitue un chapitre de cette histoire, particulièrement si l’on considère les dates des petites sculptures en bronze de Tal Coat : 1934-1935 et 1936-1937.

Pierre Tal Coat part en Provence lorsqu’il est démobilisé, à la fin juillet 1940 ; tout en revenant faire des séjours à Paris, il habitera le centre-ville d’Aix puis le Château Noir jusqu’à la fin de 1956. Il s’agit d’une période décisive : en se dégageant progressivement d’une représentation où les êtres et les choses sont nommés (notamment dans les Natures mortes), mais en gardant la motivation d’un regard ouvert sur le monde, Tal Coat acquiert sa pleine singularité. On pourra suivre un même processus à travers les cycles des Aquariums ou Poissons (1945-1946), des Coqs (1945-1946) et des Profils sous l’eau (1946-1949) où la courbe d’un corps s’unit à celles des collines ou des rochers.

Tal Coat - série des Profils sous l'eau

Pierre Tal Coat, Troupeaux, 1959 Huile sur toile, 51 x 100 cm Collection particulière, Suisse Photo : Zines Galai, © Studio Curchod, Vevey (CH), © ADAGP Paris 2017

Contrairement aux interrogations de l’époque, la peinture de Tal Coat, certes plus elliptique, ne se range pas aux côtés des abstraits. Les paysages d’Aix se simplifient sous la lumière ; les tableaux des Rochers et des Failles (1950-1954) jouent de l’effacement autant que de la présence. Ils «ouvrent la voie» au Passant, c’est-à-dire au peintre qui les traverse. La nature s’offre à la course, l’espace pictural s’exprime en de grands formats dynamiques et rythmés. Du Grand tracé II (1955) au Passage (1957), la respiration se fera encore plus ample. Lorsque Tal Coat s’éloigne de la campagne aixoise et des sites cézanniens, sa peinture s’accorde encore à l’invention de Cézanne : ni par la manière ni par les formats, mais par le rythme. Car c’est l’alternance des pleins et des vides, c’est le rythme qui unifie les Troupeaux (1958-1960) et les Vols aux Veines (1959) des Silex. C’est d’ailleurs ce rythme (et le jeu fluide d’apparition-disparition) qui accorde à la création de Tal Coat la pensée de ses amis, le philosophe Henri Maldiney et le poète d’AIR, André du Bouchet.

Tal Coat s’installe en 1961 à Dormont, non loin de Giverny. Son nouvel atelier est très vaste, orienté au sud, disposé aux variations constantes de la lumière en Normandie : le peintre cheminera parmi des centaines de tableaux qui forment labyrinthe. Un monde s’y constitue mais toujours relié au dehors, à la prairie en pente douce, aux troupeaux et aux arbres qu’on voit à travers la verrière.
La peinture de Tal Coat s’est affranchie des schémas convenus et des représentations sociales. Faite de couches successives et de grains, d’aspérités et d’accidents, elle se relie organiquement au monde. Tal Coat broie ses couleurs, il laisse la peinture à l’huile sécher le temps qu’il lui faut et « faire son effet » comme tout phénomène vivant...

J’ai dit « ciel » ? Oui mais quand je dis « ciel », je pense toujours « lumière ». Je ne vois pas de limite. Tal Coat

Vingt-cinq années de peinture, la période de Dormont est aujourd’hui la plus connue de l’oeuvre de Tal Coat. Le musée Granet présente des chefs-d’oeuvre de cette période : les grands formats Signes dans une falaise rouge (1965) et Suspendu II (1975) de la collection du Centre Pompidou, Foyer (1972, musée Cantini, Marseille), Dans la clarté (1972, collection Sylvie Baltazart-Eon)..., puis, après 1976, une floraison heureuse et variée de petits tableaux qui allient densité et fraîcheur, des jaunes et verts vifs des Colzas (1975-1982, musée Jenisch, Vevey) aux terres violettes de la Drôme.

L’exposition est ponctuée par des Autoportraits, tels celui de 1937 où le peintre s’est représenté devant ses études des Massacres et ceux des dernières années où son visage apparaît encore et s’efface déjà, repris par l’élément, terre ou peinture, terre ou ciel, autant dire, en langue de peinture : lumière.

Pierre Tal Coat, Accent vert, 1965 Huile sur toile, 115 x 162 cm © ADAGP Paris 2017

Pierre Tal Coat, Tête d’Arlequin, 1932 Huile sur toile, 17 x 37,7 cm Paris, Musée d’Orsey, Donation Meyer, dépôt au Musée Granet, Aixen- Provence Photo : Mathieu Rabeau © ADAGP Paris 2017

Tal Coat au musée Granet

Démobilisé en juillet 1940, Tal Coat gagne Aix-en-Provence et rejoint Xavière Angeli, qu’il épousa en 1951 (leur fille Pierrette y naît également en 1942). À Aix, il retrouve ses amis peintres André Marchand, Francis Tailleux, le poète Tristan Tzara. D’abord installé rue Victor Leydet, le couple fuit la présence de l’armée allemande stationnée à Aix pour gagner la route du Tholonet en 1943 et rejoindre son ami Marchand au Château Noir, où la vie est fruste mais au contact de la nature. Dans les lieux de vie même de Cézanne, le sous-bois autour de la propriété, les carrières de Bibémus, le barrage Zola, il fait de grandes randonnées un carnet à la main et travaille dans l’atelier qu’il s’est installé au rez-de-chaussée de la bâtisse.

C’est dans les paysages cézanniens que Tal-Coat passe de la figuration à l’abstraction, laissant la place à l’expression de la nature qu’il expérimente dans ses séries peintes (Mouvements d’eau, Rochers et plus tard Signes), à l’incorporation de la figure dans le paysage (comme dans ses Profils sous l’eau). Son activité d’illustrateur rend également compte de cette communauté d’artistes rassemblée après-guerre autour de la figure de Cézanne, parmi lesquels André Masson, artiste majeur du courant surréaliste, installé au Tholonet à partir de 1947, le peintre et lithographe Léo Marchutz, le philosophe Henri Maldiney et le poète André du Bouchet.

« Il y a toutes les raisons d’exposer Tal Coat à Aix-en-Provence » Bruno Ely

Jusqu’en 1956 Pierre Tal Coat entrecoupa de séjours parisiens sa résidence aixoise sur le chemin de Sainte-Victoire, ce dont se souviendra le mécène et collectionneur Philippe Meyer lors de sa Donation faite à l’État en 2000, en choisissant le musée Granet comme dépositaire de 71 oeuvres de sa collection. Ainsi le plus important corpus d’oeuvres de Tal Coat, 31 oeuvres parmi cet ensemble intitulé « De Cézanne à Giacometti », est réuni dans un musée public français et exposé en permanence dans les salles du musée.

Philippe Meyer s’était intéressé dès les années 1960-1970 : de la tête d’un Arlequin peinte en 1932 aux nombreux petits formats à la matière empâtée, sur bois ou sur toile dépourvue de cadre, des années 1980, huiles et dessins illustrent également la période de Château Noir et quelques autoportraits au crayon. À ces 18 huiles et 13 pièces graphiques présentes dans la donation originelle, une toile acquise par la Ville d’Aix en 1985, s’est adjoint fort heureusement le don en 2012 du livre d’artiste en édition originale du poème Laisses d’André du Bouchet illustrée de 30 estampes par Tal Coat. Il sera ainsi possible de découvrir dans le prolongement de l’exposition plusieurs chefs-d’oeuvre de la Donation Meyer : notamment le Grand signe, la Veine de silex, l’Accent vert.

Pierre Tal Coat, Vers la Drôme, 1980 Huile sur toile, 46 x 55 cm Collection Jean-Marie Algoud Photo : Christies, © ADAGP Paris 2017

Tête de Giacometti

Autour de l'exposition

Ateliers enfants

Samedi 2 décembre de 14h à 16h : atelier 6-10 ans
Autour de Paul Cézanne
Durant cet atelier mêlant observation des tableaux de Cézanne et peinture, les enfants peuvent saisir les leçons de celui que l’on nomme «le père de l’art moderne».
Tarif : 5 € par enfant
Réservation obligatoire au 04 42 52 87 97 / granetreservation@mairie-aixenprovence.fr.

Visite guidée en famille

Pour se familiariser entre petits et grands avec les oeuvres du musée (durée : 1h).
Adaptée pour les enfants à partir de 6 ans - Groupe limité à 25 personnes.

Dimanche 29 octobre à 15h30 : Autour de Paul Cézanne
Pour découvrir en famille l’exposition Cézanne at home.
Tarif : droit d’entrée pour les adultes accompagnants + visite : 4 €/adulte et 4 €/enfant.
Sans réservation.

Atelier en famille

Vendredi 19 janvier de 14h à 16h : Autour de Paul Cézanne

Tarif : droit d’entrée adulte + 5€€/ adulte et 5€€/enfant
Groupe limité à 20 personnes.
Réservation obligatoire au 04 42 52 87 97 / granet-reservation@mairieaixenprovence.fr

Théâtre et musique

Dimanche 7 janvier à 14h30
Autour de Paul Cézanne
Entrée libre. Sans réservation, dans la limite des places disponibles.
Plus d’informations sur museegranetaixenprovence.fr

Pierre Tal Coat, nature morte

Infos pratiques

Musée Granet
Place Saint-Jean de Malte 13100 Aix-en-Provence

HORAIRES
Site musée Granet, place Saint- Jean de Malte et site « Granet XXe, collection Jean Planque »
Ouverts du mardi au dimanche : de 12h à 18h
Fermeture hebdomadaire lelundi.
Fermetures annuelles les 1erjanvier, 1er mai et 25 décembre.

DROITS D’ENTRÉE
Inclus dans le droit d’entrée au musée Granet, site St-Jean de Malte et site Granet XXe, collection Jean Planque.
Tarif plein : 5,5 €
Tarif réduit : 4,5 €,

INFORMATIONS
Tél. : +33 (0)4 42 52 88 32
museegranet-aixenprovence.fr

Pour aller plus loin

Musée Granet
Lieu culturel

Musée Granet

Aix en Provence

Le musée Granet, institution culturelle de la Ville d'Aix-en-Provence, offre sur plus de 4000 m2 une vaste traversée de la création artistique depuis l'Antiquité, les collections de peinture française (Les frères Le Nain, Ingres, Granet), nordique (Rembrandt, Rubens) et italienne (le maître de Flémalle) du XVIe au XIXe siècles jusqu'aux chefs-d'oeuvre de l'art moderne et contemporain. Le musée présente ainsi la magnifique donation Philippe Meyer " De Cézanne à Giacometti ". La salle dédiée à Cézanne abrite dix chefs-d'oeuvre dont la récente acquisition, le Portrait d'Emile Zola. En 2010, est venue s'ajouter pour 15 ans l'inestimable collection Planque. Celle-ci est constituée de près de 300 peintures, dessins et sculptures depuis les impressionnistes et post-impressionnistes (Cézanne, Monet, Van Gogh, Degas) jusqu'aux artistes majeurs du XXe siècle tels Bonnard, Picasso, Braque, Léger, de Staël ou Dubuffet. Pour présenter l'essentiel de cette magnifique collection, le musée s'est agrandi dans la chapelle des Pénitents blancs, joyau de l'architecture aixoise du XVIIe siècle. Le musée Granet organise régulièrement des expositions d'envergure internationale. En outre, il développe une programmation dynamique d'expositions temporaires, de médiations, d'activités pédagogiques et culturelles. Des visites guidées pour les groupes et les adultes individuels sont proposées dans les collections permanentes et les expositions temporaires du musée en français, anglais, allemand et espagnol. Des audioguides sont proposés à la location en plusieurs langues (français, anglais, allemand, italien, espagnol et japonais). Des activités pour les enfants et les familles sont proposées tout au long de l'année (visites guidées et ateliers). Un livret-jeu des collections est disponible gratuitement à l'accueil du musée sur simple demande. Le musée Granet est détenteur du label Tourisme et Handicap (handicaps auditif, moteur et mental), l'accès PMR s'effectue au 18 rue Roux-Alphéran.

Granet XXe, collection Jean Planque
Lieu culturel

Granet XXe, collection Jean Planque

Aix en Provence

Le fonds d'art moderne du musée Granet s'est considérablement élargi en 2010 avec le dépôt pour 15 ans, par la Fondation Jean et Suzanne Planque, de la collection de Jean Planque, peintre suisse et collectionneur, décédé en 1998. Cet ensemble compte quelques 300 peintures, dessins et sculptures depuis les impressionnistes et les post-impressionnistes, Renoir, Monet, Van Gogh, Degas et Redon jusqu'aux artistes majeurs du XXe tels Bonnard, Rouault, Picasso, Braque, Dufy, Laurens, Léger, Klee, Bissière, de Staël ou Dubuffet. Le musée Granet développe une politique dynamique en direction des publics, considérant que l'accès pour tous aux arts et à la culture constitue une priorité. Des visites guidées pour les groupes et les adultes individuels sont proposées dans les collections permanentes et les expositions temporaires du site Granet XXe en français, anglais, allemand et espagnol. Des audioguides sont proposés à la location en plusieurs langues (français, anglais, allemand, italien, espagnol et japonais) pour les adultes à 3 euros et pour les enfants à partir de 6 ans (français et anglais) à 2 euros. Des activités pour les enfants et les familles sont proposées tout au long de l'année (visites guidées et ateliers). Un livret-jeu des collections est disponible gratuitement à l'accueil du site sur simple demande. Le site Granet XXe, collection Jean Planque est détenteur du label Tourisme et Handicap depuis juin 2017.

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