Le sublime...Par hasard

Du 18 octobre au 23 février 2020

Mis à jour le 3 avril 2020

Les expositions à la Vieille Charité et à la Friche la Belle de Mai déroulent une typologie chronologique du hasard comme processus créatif à travers les plus importants courants et artistes de la seconde moitié du XIXème siècle à nos jours. Un parcours ludique "Le Hasard de A à Z" est également proposé au Mucem en écho à ces expositions

La première partie de l’exposition s’achève dans la Chapelle de Pierre Puget avec la présentation de l’installation de Robert Filliou Eins, Un. One… composée de 16000 dés de couleur du tableau monumental de Gerhard Richter, en écho au poème de Stéphane Mallarmé Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Adrien Vescovi y dévoilera, en extérieur, une installation inédite.

Le parcours se poursuit à la Friche la Belle de Mai à travers des oeuvres contemporaines de 1970 à nos jours et de productions d’oeuvres inédites d’artistes travaillant à Marseille ou en résidence à la Friche la Belle de Mai.
Le parcours se déploie en 12 sections, à travers les travaux de 50 artistes : Dés / Ordre / Désordre / Empreintes / Brisures / Brûlures / Eau / Moisissure / Rencontre / Poussière / Jeu / Musique. Ces thématiques rendent compte des enjeux actuels de la création contemporaine et de ses rapports de plus en plus forts avec la nature, génératrice, à l’aune de l’anthropocène, d’une forme d’art involontaire qu’il est possible de capturer au gré de ses déambulations et autres inventions technologiques.

D’un monde a  l’autre, l’intérêt des artistes se penche constamment sur ces petits riens de la vie qui font oeuvre. Si cet art involontaire jaillit partout a  tout moment, il leur faudra parfois une vie entière à le capturer.

Robert Filliou Eins. Un. One... (détail) 1984 13 200 dés en bois peint Genève, Musée d’Art Moderne et Contemporain Photo Ilmari Kalkkinen © Mamco, Genève

Sam Francis Sans titre 1971 aquarelle sur papier 107 x 72 cm Marseille, Musée Cantini © Sam Francis Foundation, California © ADAGP, Paris, 2019

Du hasard au sublime

Il est la tache d’encre de Victor Hugo, l’hésitation d’une impression d’un monotype de Degas, un coup de dés de Mallarmé, qui jamais n’abolira le hasard. L’ivresse d’une oeuvre d’art.
A l’inverse de l’enseignement artistique, l’intervention du hasard dans le processus créatif de l’oeuvre permet à l’artiste de se libérer des règles de la représentation.
L’accidentel, l’aléatoire, la trouvaille vertueuse, les sculptures involontaires, les coulures, les compressions, font émerger un répertoire de formes libres menant au sublime dans l’incertitude du geste. Se substituant à l’incarnation de Dieu, le tremblement hasardeux devient l’une des composantes symptomatiques de la modernité. Cette magie de l’aléa devient le sujet même d’une oeuvre idéale, géniale, peinte sans aucune intervention de la pensée. Le hasard révèle le rôle démiurgique de l’artiste alchimiste, guidé par la sérendipité des réactions chimiques de la matière.
A l’opposé des « anartistes », certains inventent des protocoles, confiant leurs sens aux pouvoirs anonymes de la méthode mathématique. Ils utilisent le concept de l’aléatoire comme un cadre scientifique au travers duquel ils se soustraient à la gestuelle du peintre, créatrice d’une géométrie toujours incertaine, voire bancale.
De la tache à la ligne pure, de l’automatisme au mathématisme, l’exposition déroule une typologie chronologique du hasard comme processus créatif à travers les plus importants courants et artistes de la seconde moitié du XIXème siècle à nos jours.

Victor Hugo Tâches vers 1856 ou 1862 plume, encre brune, lavis et estompe de graphite 129 x 138 cm Paris, Bibliothèque nationale de France - département des manuscrits © BnF

L’écume du hasard

Dès la Renaissance, Léonard de Vinci enseigne aux lecteurs du Traité de la peinture que l’observation des taches, des fissures et de l’érosion répandus sur les crépis de murs peut donner naissance à des paysages et autres scènes de batailles. Cette méditation visuelle projetée sur les rendus aléatoires de l’esthétique involontaire est aux sources de la constitution des cabinets de curiosités dont le hasard des trouvailles constitue des assemblages de formes dues aux étrangetés de la nature.
« C’est là de l’art naturel » nous dit August Strindberg, « car l’artiste ne travaille plus d’après nature mais comme la nature capricieuse, sans but déterminé ».
A la seconde moitié du XIXe siècle, les artistes dépassent ainsi le seul souci de représentation au travers « d’un charmant pêle-mêle d’inconscience et de conscience ». Ils exploitent dorénavant les résidus accidentels de leurs expérimentations techniques. Les paysages des monotypes d’Edgar Degas perdent peu à peu leur horizon. L’estampe s’estompe, tout se brouille, seul le hasard est retenu par la presse sur le papier. Avec sa plume, Victor Hugo laisse subitement s’étaler sur sa feuille des assemblages de taches, dont l’écriture nerveuse donne naissance à un univers de mystères au demeurant céleste. George Sand applique l’aquarelle « à l’écrasage » source de paysages imaginaires, et Gustave Moreau conserve dans son « cabinet des abstraits » des ébauches aux couleurs libres.
En peinture comme en poésie le hasard libère les sens, et le sens même de la lecture. Le poème Un coup de dés jamais n’abolira le hasard composé en 1897 par Stéphane Mallarmé, illustré par Odilon Redon, est une architecture de mots assemblés d’un bout à l’autre sous le roulement continuellement sonore d’un dé. Les mots y chutent en avalanche. Tout n’est que naufrage, et ne représente plus rien.

Jean Dubuffet L’Elémentaire (1er album en noir de la série «Les Phénomènes» 1958 estampes, lithographies, album 64,7 x 46,4 x 2,7 cm Paris, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne - Mnam / CCI Photo © Centre-Pompidou, Mnam / CCi - Dist. Rmn - Grand Palais / Philippe Migeat © ADAGP, Paris, 2019

Marcel Duchamp 3 Stoppages-étalon (oeuvre en 3 dimensions, assemblage) 1913 - 1914 3 fils d’un mètre collés sur 3 bandes de toile peinte en bleu Paris, Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne - MNAM / CCI © Association Marcel Duchamp Photo © Centre-Pompidou, Mnam - CCI - Dist. Rmn - Grand Palais / image Centre Pompidou, Mnam / CCI © ADAGP, Paris, 2019

Le hasard et la modernité

Plus hasardeux, afin d’annihiler tout contact avec la feuille de papier et la toile, les artistes travaillent à partir de coulures, d’empreintes et de chutes. Marcel Duchamp prend un fil en métal, le laisse tomber sur des panneaux peints en bleu de Prusse, et archive leurs traces dans une boîte. Un nouvel étalon-mètre est né. De la sorte il compose un « erratum musical » dont les notes sont tirées au sort.
Le XXe siècle met définitivement le « hasard en conserve ». Selon les mêmes lois, Jean Arp laisse tomber des bouts de papiers colorés puis des volumes biomorphiques blancs flottant dans un espace monochrome.
En dada, le hasard est sacré, un jet d’encre de Francis Picabia devient une Sainte Vierge tandis que Kurt Schwitters ramasse des détritus. Ses tableaux Merz restituent les enchevêtrements chaotiques d’un grenier, d’un tiroir mal rangé ou d’une décharge. D’une poubelle, Man Ray dévoile un abat-jour en papier décollé. Sa forme en spirale, due fortuitement, lui inspire un chef-d’oeuvre de ready-made, Lampshade.
Pour les artistes surréalistes, le hasard est synonyme d’automatisme mais conserve les stigmates d’une figuration de l’inconscient. A travers les tableaux de sable d’André Masson, les frottages de Max Ernst, dessins filandreux de forêts étranges, les décalcomanies d’Óscar Domínguez aux gouffres transparents, et les Cadavres exquis peuplés de monstres, le pouvoir médiumnique et indomptable du « hasard objectif » d’André Breton vacille entre abstraction et révélation. Le développement de la technique photographique permet de conserver les poussières résiduelles du temps. Véritable icône, L’élevage de poussières de Man Ray transforme Le Grand Verre de Marcel Duchamp en sol d’une planète futuriste d’une sourde force visuelle. Au hasard de ses déambulations nocturnes, Brassaï scrute les visages des murs devenus cavernes et photographie avec Salvador Dalí Les Sculptures involontaires. Tout autant fin observateur des phénomènes répandus sur le sol de nos villes, Jean Dubuffet inventorie la texturologie des traces de notre humanité urbaine. Jackson Pollock, lui, quitte la ville pour peindre à même le sol. Il ne considère plus la toile comme surface, mais comme un tapis de sol qu’il foule aléatoirement, au gré d’une danse chamanique. Le dripping, également expérimenté par les surréalistes et Georges Mathieu, dévoile des ondulations rythmées par le son de la peinture s’égouttant sur la toile, fils de gouttes hasardeuses, trompeuses, devenant un tout d’entrelacs cosmiques.

Niki de Saint Phalle, séance de tir, impasse Rosin, Paris, juin 1961 (Jean Tinguely, N. de Saint Phalle et un ami).

Simon Hantaï Sans titre 1973 acrylique sur toile 220 x 213 cm Marseille, MAC © ADAGP, Paris, 2019

Au Hasard

A la seconde moitié du XXe siècle, les nouveaux réalistes démystifient les coïncidences parfois trompeuses de l’automatisme et renouent avec l’idée de récupération. Les déchets, les détritus de la société de consommation deviennent une matière première à exploiter sans ingérence. Les carcasses compressées de César deviennent des totems industriels dont la sublime puissance de la machine transcende la souplesse colorée de la tôle. Arman fait les poubelles, Daniel Spoerri piège les tables de ses convives, Niki de Saint Phalle tire en couleurs, et Yves Klein, peint au feu et avec la collaborations de celles qu’il appelait ses « Pinceaux Vivants ». Les affichistes François Dufrêne et Raymond Hains déchirent à même les murs des poèmes lettristes violemment raturés, effacés. Les artistes Fluxus, John Cage, Robert Filliou et George Brecht, reprennent les procédés ludiques des dadaïstes en inventant des sonorités silencieuses et autres jeux aux règles drôlement méthodiques.
Plus sérieusement les peintres utilisent aujourd’hui le hasard comme base mathématique à l’origine d’algorithmes picturaux. Gerhard Richter et Ellsworth Kelly mettent au point un nuancier aléatoire quand François Morellet et Aurélie Nemours reprennent la bichromie des faces d’un dé, tissant des partitions en noir et blanc selon les lois anguleuses et cabossées du HASARD.

Q comme Qu'adviendra-t-il? Jeu divinatoire, Cher 1ère moitié du XXe siècle

Le Hasard de A à Z / Dés et destins

au Mucem, fort Saint-Jean, salle des collections

Entre chat noir et mauvais oeil et entre bonne étoile et baraka, un parcours ludique au sein des collections du Mucem, proposé en écho à l’exposition Par hasard.
A comme « aléa », B comme « boule de cristal », C comme « chance », D comme « destin »… Les multiples manifestations du hasard se déploient en 26 lettres à travers l’exposition « Le Hasard de A à Z » : un abécédaire aussi imprévisible qu’inattendu, composé à partir des collections du Mucem.
Comment les civilisations d’Europe et de Méditerranée ont-elles, jusqu’à nos jours, appréhendé la notion de hasard ? Quels objets ont-elles imaginés pour s’assurer des bonnes grâces du destin ?
Amulettes, dés, main de Fatma, fer à cheval, horoscope… Le Mucem a puisé dans ses réserves les plus étonnants témoignages de la façon dont les hommes ont, de la Renaissance à nos jours, tenté de prévoir et déjouer les jeux de la Fortune et du Hasard.

L'objet le plus remarquable de cette sélection? Peut être l'automate de voyance de la lettre K (pour Professeur Kheud'Shi"). Un objet de grand format, assez spectaculaire, avec sa cabine de voyance et son accoutrement hindou à la limite de la caricature. Pour qu'il puisse dire la bonne aventure, il fallait mettre une pièce et sa réponse apparaissait sous forme de petite carte.

Infos pratiques

Centre de la Vieille Charité
2 rue de la Charité 13002 Marseille 04 91 14 58 56

Ouverture : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, fermé les 25 décembre et 1er janvier
Tarifs : plein : 12€ / réduit : 8€ (le billet d’entrée donne également accès au musée d’Archéologie Méditerranéenne et au musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens)
couplé avec la Friche la Belle de Mai : 14€

Friche la Belle de Mai
41, Rue Jobin 13003 Marseille 04 95 04 95 95

Ouverture : du mercredi au vendredi de 14h à 19h / samedi et dimanche de 13h à 19h
fermeture tous les lundis et mardis
Tarifs : plein : 5€ / réduit : 3€

Mucem
Esplanade du J4 Marseille 04 84 35 13 13

Ouverture : tous les jours sauf le mardi de 11h à 18h
Tarifs : expos permanentes et temporaires 9,5€ / 5€ / billet famille 14€

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A qui le tour ? Le jeu toute une histoire

A travers les âges, les jeux qui ont joui d'un statut plutôt sérieux vont peu à peu devenir des divertissements. Le jeu, langage universel codifié par des règles, crée du lien. Il offre une occasion unique à l'homme de satisfaire des envies et des besoins importants, comme se sentir libre, se mesurer aux autres ou exprimer sa créativité.
Depuis l'Antiquité, le jeu est source d'inspiration dans l'art. Pour cette nouvelle exposition, le Préau des Accoules accueille des oeuvres issues des riches collections des Musées de Marseille, dans une perspective pédagogique et ce dans un espace de grande qualité architecturale. Nous expérimenterons de nouveaux chemins entre l'oeuvre et l'enfant, visant à la découverte, à la réflexion, à l'acquisition de connaissances mais aussi, bien sûr, au plaisir.
Le jeu c'est la vie, et la vie est un jeu !
Pendant l'année :
Entrée libre les mardis, mercredis jeudis, vendredis, samedis à partir de 16h
Visite avec animations les mercredis et les samedis à 14h
Sur réservation au 04 91 91 52 06
Pendant les vacances scolaires :
Entrée libre les mardis, jeudis, vendredis, samedis à partir de 16h
Visite avec animations les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 14h
Sur réservation au 04 91 91 52 06

L'année Giono s'ouvre à Marseille
Du 29 octobre 2019 au 24 mai 2020

L'année Giono s'ouvre à Marseille

Avec une des plus grande rétrospective consacrée à Jean Giono au Mucem, cette année ne néglige pas le fidèle Lucien Jacques qui sera à l’honneur au musée Regards de Provence, en face, ainsi que "sa" Provence. Une année qui mobilise tous les acteurs du cinéma, de la littérature, du spectacle vivant qui ont chacun « leur » Giono.

Prison Miroir

Que dire sur la prison que nous ne sachions déjà ? Depuis ce lieu, quelle place l'artiste peut-il occuper ? Que pouvons-nous apprendre de ces lieux de contraintes qui ne soit pas déjà su, médiatisé, reconnu ?
Prison Miroir est un événement multiple : deux expositions photographiques, "Détenues", de Bettina Reims et "Un oeil sur le dos", d'Arnaud Théval, une rétrospective des films réalisés par les artistes Caroline Caccavale et Joseph Césarini, Regard depuis la prison - un studio de cinéma en prison, et deux grands week-ends de rencontres, performances, écoutes sonores, qui chacun interroge la relation entre l'art et la prison.
Une proposition de Lieux Fictifs et de la Friche la Belle de Mai.
Avec le soutien du Ministère de la Justice, la Direction de l'Administration Pénitentiaire la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires le Tribunal de Grande Instance de Marseille le Barreau de Marseille et la Fondation de France.
Vernissage vendredi 25 octobre à 18h.
WEEK-END 1
*programme prévisionnel
VENDREDI 25 OCTOBRE 2019
• Vernissage des expositions photographiques Détenues de Bettina Rheims et Un oeil sur le dos d'Arnaud Théval Inauguration de l'événement "Prison Miroir".
SAMEDI 26 OCTOBRE 2019
• Écoutes sonores avec France Culture et Radio Baumettes (documentaires, émissions, interviews, ...)
• Table Ronde "Regards Croisés : L'art de Déconstruire"
Avec Bettina Rheims - Photographe • Arnaud Théval - Artiste • Caroline Caccavale - Réalisatrice • Nadeije Laneyrie-Dagen - Historienne de l'art • Isabelle Gorce - Présidente du Tribunal de Grande Instance de Marseille • Christine Charbonnier - Secrétaire Générale de la Direction Régionale des Service Pénitentiaire • Christophe Bass - Avocat du Barreau.
Modérateur : Tewfik Hakem (France culture)
• Plaidoirie d'avocats du Barreau de Marseille
"Doit-on avoir peur de la prison ?"
DIMANCHE 27 OCTOBRE 2019
• Projection De jour comme de nuit de Renaud Victor, collaboration à la réalisation Caroline Caccavale et Joseph Césarini (Dans le cadre de la Rétrospective Régard depuis la prison)
WEEK-END 2
VENDREDI 7 FÉVRIER 2020
• Table ronde 2 : l'art de coopérer - Grand Témoin Laure Adler - 18h30 à 20h
Modératrice : Leïla Delannoy (sociologue)
Avec Nicolas Frize - Musicien • Arnaud Théval - Artiste • Pascale Cassagnau - Critique d'art, Inspectrice générale de la création, Centre national des arts plastiques (Ministère de la culture) • Franck Tanifeani - Président du comité prison de la Fondation de France, Administration Pénitentiaire • Fabienne Gontiers - Directrice adjointe de la maison d'arrêt d'Aix-en-Provence
• Conférence de Laure Adler - 20h à 21h
Comment repenser autrement nos rapports à l'imaginaire de la prison ?
La prison déborde-t-elle plus encore que jamais, de quoi, avec qui ?
Quelle disruption possible aujourd'hui pour penser la prison dans le dispositif global ?
SAMEDI 8 FÉVRIER 2020
• Rencontre
Rencontre avec des écrivains et lectures de textes sur la prison et sur l'enfermement.
• Concours d'éloquence
"Qu'est-ce qu'un monde sans prison ?"
Un concours d'éloquence réalisé par les élèves de la classe terminale "maintenance nautique" du Lycée professionnel Poinso-Chapuis, suite à 28h d'atelier avec l'association Eloquentia Marseille.
• Projection - 20h - au cinéma le Gyptis
" 9m2 pour deux " de Joseph Césarini et Jimmy Glasberg - Prison des Baumettes - 2005.
Suite de la rétrospective des films de Lieux Fictifs au cinéma le Gyptis.

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