Le songe de Charles-Eric Petit

Publié le 27 décembre 2016 Mis à jour le 8 janvier 2019

Acteur, auteur et metteur en scène, Charles-Eric petit nous présente son dernier spectacle avec la compagnie L’Individu : Le songe d’une nuit d’été, d’après William Shakespeare.

Plus qu’une adaptation, le travail de la compagnie L’Individu autour ce cette pièce se décompose en cinq autres composantes : Perçu (variation autour du personnage de Puck créée aux Bancs Publics en janvier 2011) ; l’écriture de Journaux de création : une commande d’écriture de nouvelles à l’auteur-romancier Jérôme Lambert; les soirées Rencontre avec l’Individu et, plus récemment, Le(s) Visage(s) de Franck, ainsi que Le Quadrille amoché, qui s’inspire principalement des personnages du quadrille amoureux et des artisans du Songe d’une Nuit d’Eté.
Le Songe d’une Nuit d’Eté est indéniablement l’aboutissement de ce travail de réflexion et de recherche autour du texte de William Shakespeare, Charles-Eric Petit nous emmène en coulisse pour nous faire découvrir l’envers du décor…

Racontez nous l’histoire de ce projet, de ce spectacle.

Depuis 3 ans nous travaillons sur un projet qui s’appelle « Encore un songe », c’est le projet générique. L’idée était de prendre la pièce « Le songe d’une nuit d’été » comme œuvre de référence et de multiplier les regards dessus. Les regards d’écriture, de forme, il y a une première pièce qui s’appelle Le Quadrille amoché qui prend en compte dans l’histoire du Songe d’une nuit d’été, les artisans et le quadrille amoureux du Songe, ainsi que la biographie des individus eux-mêmes, c’est-à-dire les comédiens de la compagnie.
C’est l’écriture plurielle d’une œuvre mosaïque qui s’est terminée par cette réécriture et cette adaptation de la pièce. Les personnes qui auront pu assister aussi au Quadrille amoché ou aux différentes propositions, pourront retrouvées les personnages, des réminiscences et des motifs qui reviennent. C’est une œuvre composite et en mouvement.

Pourquoi avoir choisi Shakespeare et plus particulièrement Le Songe d’une nuit d’été ?

Quand nous avons terminé Notre Dallas, qui est le spectacle précédent, nous partions sur un nouveau projet d’écriture. On m’a conseillé de monter un classique, ce que je n’avais pas forcément envie de faire, mais on m’a surtout posé la question : « si tu devais monter un classique, quelle pièce choisirais-tu ? ». Je pensais au Parc de Botho Strauss qui est déjà une réécriture du Songe d’une nuit d’été. C’est à partir de là que je me suis replongé dans la pièce. Et c’est une pièce incroyable car elle permet à trois histoires de se tisser, de s’entremêler. On peut les décomposer, et c’est ce que nous avons fait.
Les travaux réalisés en amont de ce spectacle ne sont pas vraiment chacun une partie décomposée de la pièce, mais il s’agit plus d’une étude dramaturgique sur les différents éléments de la pièce.

Comment avez-vous organisé l’adaptation de la pièce ?

Plus qu’une adaptation, c’est une réécriture : le texte est différent. Mais la pièce est très fidèle à la dramaturgie de Shakespeare, on retrouve des situations et les personnages.
A l’origine les personnages sortaient d’un bois, dans mon adaptation, il y a un niveau de mise en abyme supplémentaire en faisant de cette forêt le théâtre lui-même. Il y a également un focus sur l’histoire du couple Oberon-Titania, notamment avec l’écriture d’un prologue et d’un épilogue qui n’existe pas dans la pièce de Shakespeare. Ici, ils sont comme les directeurs du théâtre où se déroule l’action, comme si le public arrivait chez eux.

Avez-vous eu peur des critiques liées à l’adaptation d’un auteur comme Shakespeare ?

Evidemment je pense que c’est un travail sur lequel on « m’attendait au tournant » si on peut dire. Mais il y a par exemple Jean-Louis Claret, un spécialiste shakespearien qui a lu la pièce et qui l’a trouvé extrêmement fidèle. Pour la réécriture de la pièce j’ai travaillé à partir de quatre traductions ainsi que le texte original. C’est un travail qui a duré deux ans.

Après le Songe, quels sont vos projets ?

Nous avons quatre représentations de prévues. Après on espère faire tourner ce spectacle et je pense que ça va se faire.
Ensuite ce qui est nouveau c’est que nous allons avoir des bureaux à la friche, et nous allons travailler avec plusieurs porteurs de projets dans l’équipe. C’est-à-dire que ce ne sera plus seulement moi. Ce sera toujours en dialogue, mais on fait évoluer la compagnie vers un système qui laisse la place au travail de tout un chacun. Il y a plusieurs axes : le rêve, la politique, l’Histoire…

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