Les Chefs-d’oeuvre du Guggenheim de New York

Du 1er mai au 29 septembre 2019

Publié le 1 mai 2019 Mis à jour le 2 mai 2019

L’Hôtel de Caumont - Centre d’art présente un ensemble de chefs-d’oeuvre impressionnistes, post impressionnistes et d’avant-gardes du début du XXe siècle de la Fondation Solomon R. Guggenheim de New York.

Pour la première fois, près de cinquante oeuvres majeures issues de la collection Thannhauser, ou liées à son histoire, sont présentées en Europe dans une exposition itinérante commencée au Guggenheim de Bilbao. De Manet à Picasso en passant par Degas, Gauguin, Cézanne, Van Gogh, Braque et Matisse, ces chefs-d’oeuvre retracent plus d’un demi-siècle d’activité en faveur de l’art moderne de la part de ces marchands d’art et collectionneurs parmi les plus influents et renommés d’Europe.

Edouard Manet Devant la glace 1876 Huile sur toile 93 × 71,6 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser © N.Ammirati

Pierre Auguste Renoir - La femme à la perruche 1871 © N.Ammirati

Depuis les années 1900, Heinrich Thannauser (1859–1935) et son fils Justin (1892–1976) ont été les mécènes, les amis et les promoteurs des artistes novateurs qui, entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, ont bouleversé le panorama artistique occidental.

Tout en constituant une collection prestigieuse, père et fils conçoivent un programme d’expositions remarquables dans leurs galeries de Munich, Berlin, Lucerne et Paris, mais aussi à New York, où Justin s’installe dans les années 1940. La galerie réalise également l’une des premières grandes rétrospectives de Picasso en 1913, qui est à l’origine d’une longue et étroite amitié entre Justin Thannhauser et l’artiste.

Installé à New York, Justin Thannhauser s’affirme rapidement comme marchand d’art aux États-Unis. Sans successeur, dans les années 1960 Justin et sa deuxième épouse, Hilde, décident de léguer les oeuvres principales de leur collection à l’institution fondée en 1937 par Solomon R. Guggenheim, dont ils partagent la philanthropie et l’esprit moderne. Depuis, elles constituent l’un des noyaux forts de cet important musée, où elles sont montrées dans une galerie qui porte le nom de leur légataire.

Édouard Manet Femme en robe à rayures vers 1877-1880 Huile sur toile 175,5 x 84,3 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser

Intérieur de la résidence des Tannhauser à New York où sont présentées les oeuvres de Degas, Manet et Picasso vers 1957

Ce legs a enrichi considérablement le corpus d’oeuvres de Cézanne du musée new-yorkais, qui ne possédait auparavant qu'un seul tableau de l’artiste (l'Homme aux bras croisés, vers 1899). Bibémus revient pour la première fois à Aix-en-Provence où il a été peint vers 1894- 1895.

L'exposition regroupe d'autres oeuvres emblématiques : des toiles majeures de Picasso telle que Le Moulin de la Galette (1900), prêt exceptionnel du Guggenheim, ainsi que des chefs d’oeuvre de Van Gogh et de Manet qui viennent de retrouver tout leur éclat, grâce à une campagne de restauration récente, mise en oeuvre à l’occasion de cette exposition.

Ces oeuvres majeures de cette prestigieuse collection sont accompagnées par d’autres tableaux du Guggenheim qui, sans être issus du legs Thannhauser, ont fait partie de l’histoire de la galerie ou de la collection, dont ils permettent ainsi de compléter l’aperçu.

L'exposition est aussi l’occasion de retracer l’histoire des galeries et de la Collection Thannhauser y compris à travers des photographies, des livres d’inventaire et d’autres documents d’archives issus du fonds de la galerie, qui mettent en lumière les relations de la famille Thannhauser avec les artistes d’avant-garde, les collectionneurs et les marchands de l'époque.

George Seurat © N.Ammirati

Paul Cézanne Homme aux bras croisés vers 1899 Huile sur toile 92 x 72,7 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York

La collection Thannhauser, joyau du Guggenheim

Le legs Thannhauser constitue un moment essentiel dans l’histoire du Musée Guggenheim de New York. Première acquisition d’un fonds privé, il élargit considérablement l’étendue de ses collections. Axé notamment sur l’art abstrait, le musée ne comptait au début des années 1960 que quelques exemples d’oeuvres de la fin du XIXe siècle, comme les tableaux de Georges Seurat présentés dans cette salle.

En 1954, le premier Cézanne du musée, Homme aux bras croisés, avait fait sensation dans la presse lors de son acquisition menée par James Johnson Sweeney, alors directeur du Musée, pour la somme considérable pour l’époque de 97 000 dollars. Dix ans plus tard, la collection Thannhauser apporte en une seule fois quarante oeuvres impressionnistes, post impressionnistes et modernes, soigneusement sélectionnées par leur qualité, dont quatre tableaux de Cézanne.

« Je suis convaincu que ces soixante-quinze tableaux ont une unité que l’on ne trouve dans aucun autre musée, dira Justin Thannhauser à propos de l’ensemble légué au musée. Ils couvrent soixante-quinze à cent ans, et, pour moi, il y a continuité entre les uns et les autres ».

Edgar Degas Danse espagnole vers 1896-1911 (fondu vers 1919-1926) Bronze 40,3 × 16,5 × 17,8 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser © N.Ammirati

George Braque - Théière sur fond jaune 1955 © N.Ammirati

Aristide Maillol - la Femme au crabe vers 1902-1905 (fondu dans les années 1930) © N.Ammirati

Moderne par vocation. La galerie Thannhauser à Munich

Lorsqu’en novembre 1909, Heinrich Thannhauser inaugure sa Moderne Galerie dans l’Arco-Palais au centre de Munich, il annonce qu’elle « s’intéressera à tout ce qui est frais, puissant, original : moderne dans le meilleur sens du terme ».

L’exposition inaugurale présente environ deux cents oeuvres de peintres français et allemands, dont cinquante-cinq oeuvres impressionnistes, qui, rassemblées avec l’aide de Rudolf Meyer Riefstahl à Paris, constituent le panorama le plus complet du mouvement jusqu’alors présenté à Munich.

L’art français de la fin du XIXe siècle aura toujours une place de premier plan dans les choix de la galerie, exposé à la fois dans les pièces intimes de l’appartement du dernier étage et dans l’atrium majestueux du rez-de chaussée, éclairé par la lumière zénithale. Les figures de femme d’Édouard Manet et de Pierre-Auguste Renoir, peintes avec fraicheur et immédiateté, témoignent de l’attention que prêtent ces artistes à l’évolution des moeurs et des structures sociales de la culture française au tournant du siècle.

Cézanne, pour sa part, dépasse toute représentation conventionnelle de l’espace dans ses natures mortes et ses paysages peints aux environs d’Aix-en-Provence. La sculpture n’est pas absente de ce panorama et, à côté d’Aristide Maillol, la galerie expose notamment les bronzes de Degas, qui n’avait jusqu’alors exposé qu’une seule sculpture de son vivant. En 1929, les Thannhauser acquièrent au marchand norvégien Walther Halvorsen plus de soixante sculptures de cet artiste.

Vincent van Gogh Montagnes à Saint-Rémy Saint-Rémy-de-Provence, juillet 1889 Huile sur toile 72,8 × 92 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser © N.Ammirati

Robert Delaunay La Ville 1911 Huile sur toile 145 × 112 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Solomon R. Guggenheim Founding Collection, don, 38.464 Exposé à la Moderne Galerie Heinrich Thannhauser, Munich, lors de la première exposition du Blaue Reiter

De père en fils. Les passions des Thannhauser

Capitale de la République libérale de Weimar, Berlin est dans les années 1920, une plaque tournante de la culture, ouverte sur les audaces artistiques et les modes de vie anti conventionnels. Les Thannhauser y trouvent des conditions idéales pour développer leurs affaires. Justin Thannhauser commence par organiser une « exposition spéciale » (Sonderausstellung), en 1927, qui reçoit un accueil enthousiaste du public et de la critique.

Parmi les 263 oeuvres, l’exposition présente Montagnes à Saint-Rémy (1889), de Vincent van Gogh. Peint pendant la convalescence de l’artiste, il restitue sa vision subjective du paysage provençal par des touches épaisses et vibrantes. L’oeuvre est exposée aux côtés de Paysage enneigé (1888) de Van Gogh, montrée pour la dernière fois en France lors l’exposition de la galerie Thannhauser dans les années 1937-1940.

En 1928, la galerie Thannhauser de Berlin accueille une grande rétrospective de Gauguin, avec pas moins de 230 oeuvres de l’artiste, empruntées dans des importantes collections publiques et privées.

Les choix de Justin pour la galerie de Berlin rappellent les premières passions de son père à Munich. C’est Heinrich qui avait organisé la première rétrospective de Van Gogh en Allemagne, en 1908, en collaboration avec le neveu de l’artiste avec qui il se lie d’amitié.
En 1910, la galerie de Munich avait aussi présenté une importante exposition de Gauguin, avec 26 oeuvres de l’artiste, dont Haere Mai (1891). Peint dans la lointaine Tahiti en 1891, ce tableau reflète l’idéalisation romantique d’un paradis pur et sans médiation qui séduit de nombreux européens au tournant du siècle.

Francis Picabia Portrait de Mistinguett vers 1908-1911 Huile sur toile, 60 × 49,2 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York

Pablo Picasso Le Moulin de la Galette Paris, vers novembre 1900 Huile sur toile 89,7 x 116,8 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser © N.Ammirati

À l'affût de l'Art Moderne. Justin Thannauser et ses amis

En 1913, alors que les Thannauser prêtent des oeuvres à l’importante exposition new-yorkaise d’art moderne mieux connue comme Armory Show, la galerie de Munich organise l’une des premières grandes rétrospectives Picasso en Allemagne. Cette exposition, présentant des oeuvres de 1901 à 1912, marque le début d’une amitié durable entre l’artiste et Justin Thannhauser, auteur de la préface du catalogue. Ainsi, tandis que Heinrich Thannhauser consolide sa réputation à Munich, Justin affine son goût pour l’art moderne et s’intéresse aux artistes de la nouvelle génération.

Impliqué avec son père dans la Moderne Galerie dès ses dix-sept ans, Justin poursuit ses études à Berlin, Florence et Paris. Ses professeurs de philosophie et d’histoire de l’art sont des personnalités aussi éminentes qu’Henri Bergson, Adolph Goldschmidt et Heinrich Wölfflin. Son compagnon, le peintre allemand Rudolf Levy, est un proche d’Henri Matisse et des expatriés fréquentant le café du Dôme, à Montparnasse. C’est probablement par le biais de cette association dite des « Dômiers » que Justin se lie d’amitié avec des marchands importants de la scène parisienne, favorisant son positionnement au sein du réseau de galeries d’art moderne américaines et européennes.

À ces rencontres parisiennes on doit notamment l’exposition Matisse que Justin organise à Berlin en 1930. Préparée en collaboration avec l’artiste et comprenant 265 tableaux, sculptures, dessins et gravures, elle constitue la rétrospective la plus complète de Matisse réalisée jusqu’alors en Allemagne.

Franz Marc Vache jaune (Gelbe Kuh) 1911 Huile sur toile 140,7 x 189,2 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Solomon R. Guggenheim Founding Collection, Exposé à la Moderne Galerie Heinrich Thannhauser, Munich, lors de la première exposition du Balue Reiter © N.Ammirati

Vassily Kandinsky La Montagne bleue (Der blaue Berg) 1908-1909 Huile sur toile 106 × 96,6 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Solomon R. Guggenheim Founding Collection, don, 41.505 Exposé à la Moderne Galerie Heinrich Thannhauser, Munich, 1914

Du côté de l'avant-garde. Les jeunes artistes munichois et le cavalier bleu

Au cours des années qui précèdent la Grande Guerre, le soutien que les Thannhauser apportent aux artistes émergents, tant munichois qu’étrangers, a joué un rôle essentiel dans l’éclosion des styles d’avant-garde. En 1909 et 1910, deux expositions lancent la Nouvelle Association des artistes munichois (NKVM), s’opposant ouvertement au conservatisme de la société et du marché de l’art allemand de l’époque. Les Thannauser prouvent ainsi leur ouverture d’esprit, alors que la critique la plus conservatrice qualifie les oeuvres exposées de Kandinsky, Münter et von Jawlensky d’« absurdités de fous incurables ».

En 1911-12, la première exposition du Cavalier Bleu (Der Blaue Reiter) confirme la clairvoyance de la galerie. Chapoté par Kandinsky et Marc, ce groupe puise dans des sources aussi diverses que le fauvisme français, l’art nouveau, la culture populaire bavaroise et le folklore russe, encourageant un art libre de toute contrainte figurative, à la recherche de valeurs lyriques, symboliques et spirituelles. À côté des membres fondateurs du mouvement et dans l’esprit cosmopolite qui le caractérise, l’exposition fait aussi découvrir au public allemand des oeuvres d’artistes français comme Robert Delaunay et Henri Rousseau (ce dernier étant à l’époque déjà décédé) ainsi que d’autres artistes modernes européens. En 1914, les Thannhauser montent aussi la première grande exposition en Allemagne de Paul Klee, artiste suisse également associé au Cavalier bleu.

Henri Rousseau Les Joueurs de football 1908 Huile sur toile 100,3 × 80,3 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 60.1583 Anciennement collection Justin K. Thannhauser

Pablo Picasso Le Homard et le chat Mougins, 11 janvier 1965 Huile et peinture laque (?) sur toile 73 x 92,1 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, legs Hilde Thannhauser © N.Ammirati

De Paris à New York. Les salons des Thannhauser

Dans les années 1930, la montée du nazisme et la crise économique affectent les affaires de nombreux marchands d’art. La galerie Thannhauser de Berlin ferme ses portes en 1937 et Justin s’installe avec sa famille à Paris, dans une charmante résidence, rue Miromesnil, décorée par les oeuvres de Monet, Degas et Braque. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les Thannhauser s’installent finalement à New York en 1941.

Bien que les tableaux restés en Allemagne sont détruits lors d’un raid aérien et le domicile parisien pillé pendant l’Occupation, d’autres oeuvres de la collection sont épargnées. C’est le cas de quatre-vingt-dix oeuvres mises en dépôt au Stedelijk Museum d’Amsterdam, ainsi que neuf tableaux en prêt depuis 1938 pour une exposition itinérante en Amérique latine et du nord.

Sans ouvrir de nouvelle galerie à New York, Justin Thannhauser continue à travailler en privé, conseille les acquisitions de musées et galeries et les assiste dans l’organisation d’importantes expositions. La maison où les Thannhauser s’installent en 1946, sur la 67e rue, devient un lieu de rencontre incontournable pour les cercles culturels cosmopolites de la ville. Parmi ses invités : des noms du monde de l’art, de la musique, du théâtre, du cinéma et de la photographie, tels que Leonard Bernstein, Louise Bourgeois, Henri Cartier-Bresson, Marcel Duchamp, Jean Renoir ou Arturo Toscanini. Le président et le directeur de la Solomon R. Guggenheim Foundation ainsi que Peggy Guggenheim font aussi partie de ce proche entourage.

Depuis New York, Justin voyage souvent en Europe et maintient ses contacts avec ses vieux amis. Il est notamment en lien avec Picasso, qu’il invite à séjourner à New York dans celle qu’il appelle sa « petite maison ».

Pablo Picasso Deux pigeons aux ailes déployées Cannes, 16-19 mars 1960 Huile sur toile 59,8 x 73,1 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York, Thannhauser Collection, don Justin K. Thannhauser © Succession Picasso 2019

© N.Ammirati

Thannhauser et Picasso, Histoire d'une amitié

Grâce au legs Thannhauser, plus de trente oeuvres de Picasso entrent dans les collections du Guggenheim. Couvrant une période de soixante-cinq ans, elles témoignent de l’amitié entre les deux hommes, de l’admiration que Justin Thannhauser a pour l’oeuvre de cet artiste mais aussi de son audace de collectionneur et de sa capacité de renouveler toujours son goût, au fil des époques.

Dans cette salle, trois majestueux portraits de femme correspondent à trois périodes et phases stylistiques très différentes dans l’oeuvre de Picasso. Inspirées par trois des muses et compagnes qui ont jalonné l’évolution de sa peinture (Fernande Olivier, Olga Khokhlova et Marie-Thérèse Walter), ces oeuvres montrent la variété de son style, qui puise avec liberté et maîtrise dans des références aussi diverses que l’art ancien, moderne et des avant-gardes.

Ainsi, tandis que l’aspect sculptural de la Femme dans un fauteuil (1922) est inspiré par la statuaire antique, Fernande dans une mantille noire (vers 1905), peinte plus de quinze ans plus tôt, montre l’apprentissage du fauvisme : malgré sa palette presque monochrome, la couleur est libérée de toute contrainte du dessin. La Femme aux cheveux jaunes, en 1931, dévoile encore un nouveau traitement de la surface et de la couleur. Dans ce portrait de Marie-Thérèse Walter, les contours curvilignes et les aplats aux couleurs vives marquent un renouveau radical dans la peinture de Picasso.

© N.Ammirati

Quand la collection devient musée. 60 ans au service de l'avant-garde

À la fin de sa vie, Justin Thannhauser aura enduré la mort prématurée de ses deux fils, Heinz et Michel, ainsi que de sa première femme Käthe, en plus des pertes matérielles considérables que sa famille juive allemande avait connues en Europe pendant la guerre.

« Après avoir vécu cinq cents ans en Allemagne, ma famille est maintenant éteinte – dit-il - C’est pourquoi je souhaite faire don de ma collection ». En 1963, c’est par ce geste philanthropique, dit-il, que l’oeuvre de sa vie « trouve enfin son sens ».

Après vingt-cinq années passées à New York, Justin et Hilde Thannhauser se retirent à Berne en 1971. Justin meurt à Gstaad, en Suisse, le 26 décembre 1976, à l’âge de 84 ans. La collection Thannhauser entre officiellement dans le fonds du Guggenheim en 1978. Hilde Thannhauser fera encore don de deux tableaux en 1984 et léguera dix autres oeuvres à la mémoire de son mari en 1991. Exposées dans une galerie du musée qui porte le nom de ses donateurs, elles continuent à rendre hommage au rôle joué par cette famille dans la défense et la promotion des artistes d’avant-garde pendant plus d’un demi-siècle.

© N.Ammirati

Infos pratiques

Infos pratiques

Hôtel de Caumont-Centre d’Art 3, rue Joseph Cabassol 13100 Aix-en-Provence Tél. : 04.42.20.70.01
JOURS ET HORAIRES D’OUVERTURE : ouvert tous les jours y compris les jours fériés. Pendant toute la durée de l’exposition : 10h-19h.
TARIFS : Visite de l’Hôtel de Caumont-Centre d’Art + exposition :
Plein tarif : 14 € / Tarif Senior (65 ans et plus) : 13 € / Réduit 11 € / Jeune 9.5 €

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